SecretariatOzons – Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne https://osonspoitiers.fr Rassemblement de Europe Ecologie Les Verts, du Parti de Gauche, de Ensemble et du Nouveau Parti Anticapitaliste issu des élections municipales de 2014 à Poitiers Mon, 15 Jun 2020 10:02:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.2 Dernière intervention d’Osons Poitiers aux conseils de juin 2020 https://osonspoitiers.fr/derniere-intervention-dosons-poitiers-aux-conseils-de-juin-2020/ https://osonspoitiers.fr/derniere-intervention-dosons-poitiers-aux-conseils-de-juin-2020/#respond Mon, 15 Jun 2020 09:59:37 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33435 Délibération n°5 (2020-0128) : Mise en œuvre du dispositif Sport-Santé-Culture-Civisme (2S2C)

Je ne serai pas consensuel, une nouvelle fois. Et ce sera la dernière dans le cadre du conseil municipal. Ce dispositif est de bonne volonté quand on le décrit, ses directions sont bonnes puisqu’il s’agit d »éducation aux arts, de pratique sportive et de culture. Mais je voudrais une dernière fois qu’on élargisse le cadre : à filmer toutes les scènes de notre politique en gros plan, le nez sur la décision, on ne voit souvent que la dernière pièce du puzzle. Et ce que ce puzzle représente ne nous plaît pas. Quand j’élargis le cadre, je vois que ce dispositif est en lieu et place de la pratique sportive, de l’éducation artistique à l’école, échappe à la responsabilité de l’enseignant. Que devient alors la pratique pédagogique de ce dernier à qui échappe ainsi une bonne part de ce qui en construit la cohérence et la dynamique ?  Quand j’élargis le cadre, je me souviens que ce dispositif n’est pas né de la menace pandémique et de l’insuffisance d’accueil à l’école après le confinement : il existait dans les plans du ministre qui n’oublie pas son objectif de resserrement du champ de l’enseignement,  de transfert de la charge vers les collectivités, et n’hésite pas à attaquer, ce faisant la garantie d’égalité par l’école républicaine. Le monde enseignant, vous le savez, s’émeut de ce dispositif et pose la question de ce qu’il sème pour l’après, pour cette rentrée de septembre qui pourrait bien ébranler une nouvelle fois la notion d’Éducation Nationale.

Nous nous opposerons donc, une dernière fois, sur cette délibération par notre vote et par nos mots.

Et, à ce sujet, j’ajouterais encore deux mots. Nous avions choisi le silence au moment du premier dernier conseil municipal. Pour ce second dernier, qui cette fois, devrait être le dernier dernier, je voudrais moi aussi me donner l’occasion d’un mini bilan qui doit pouvoir tenir en quelques phrases.

Je n’aurai donc connu ici que le mandat d’opposition. Ce n’est pas le plus gratifiant. Ce n’est pas le plus facile, contrairement à ce que beaucoup pensent : tous les sujets, peu de moyens, beaucoup de travail pour ne pas être spectateur, peu de chance de voir ses propositions suivies d’effet.

Mais je voudrais répondre à celles et ceux qui confondent encore aujourd’hui notre rôle d’opposant avec ce qu’ils ou elles appellent « une attitude d’opposition », qualifiée de  systématique quand la caricature ne les fait pas reculer. Nous avons ici défendu un projet et nous nous sommes opposés au vôtre quand il se montrait contradictoire, quand il ralentissait les solutions que nous voyons, quand il détournait de ce qui est pour nous l’essentiel. Quand on fait un diagnostic et qu’on le croit exact, on ne fait pas une synthèse des remèdes proposés par tous ceux qui ont posé le leur, on choisit le remède qui correspond.

Ce que je veux dire, c’est qu’il n’est plus temps de suivre celles et ceux qui proposent de co-construire pas à pas des solutions consensuelles. Les crises sont là, cosubstantielles de la crise sanitaire, les réponses sont urgentes. Elles dépendent de choix tranchés et courageux qui modifient les modes de vie, de production et de consommation, qui vont à la racine du mal. Elles ont besoin de solutions radicales au sens étymologique du terme. Nous avons défendu, tout au long de ce mandat, un projet radical, nous l’avons proposé aux électeurs, avons convaincu quasiment 10% d’entre eux, pas assez pour vous retrouver ici, assez pour demander à celles et ceux qui resteront de travailler en pleine clarté, sans se cacher derrière les mots, sans agiter les leurres sémantiques qui nous détournent du réel : quand le mot « bienveillance » transforme le débat politique en veillée scoute, quand les expressions « développement durable », « capitalisme vert » nous font croire qu’on peut préserver l’écosystème sans toucher à la croissance, quand l’expression « transition écologique » nous donne à penser qu’on a le temps, on euphémise un réel qui ne tardera plus à rappeler dramatiquement son évidence.

Nous avons tâché de parler vrai ici, nous continuerons bien sûr à parler ailleurs. Nous souhaitons à toutes et à tous un débat sans faux-fuyant qui n’a pas peur de dire non pour rappeler que des choix existent encore.

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Entrer dans la bifurcation écologique nécessaire avec les transports alternatifs : vélo et bus à Poitiers, encore des petits pas… https://osonspoitiers.fr/expressions-politiques/ https://osonspoitiers.fr/expressions-politiques/#respond Mon, 15 Jun 2020 09:40:53 +0000 http://osonspoitiers.fr/?p=26930 Retrouvez ici les expressions politiques des élu·e·s Osons Poitiers publiées chaque mois dans le Magazine municipal Poitiers Mag et dans la Lettre d’information trimestrielle de la Communauté urbaine de Grand Poitiers :

Juin 2020

Entrer dans la bifurcation écologique nécessaire avec les transports alternatifs : vélo et bus à Poitiers, encore des petits pas…
Nous perdons une occasion de transformer en profondeur la manière de se déplacer dans la ville. Il faut provoquer ce choc d’offres pour installer durablement de nouvelles habitudes. Créer, élargir les voies cyclables pour faire grossir le flux et sécuriser, prononcer la gratuité du bus en multipliant offre et fréquence pour se déplacer de manière à ce que le gain en pollution atmosphérique permette la lutte contre ces particules qui favorisent la contamination. Les décisions prises à Poitiers sont insuffisantes. Encore des petits pas pour un peu de vert dilué dans un air qui retrouvera sa grisaille en quelques semaines. Nous porterons des propositions ambitieuses dans la commission « vélo ». A nous tou·te·s de faire connaître une ambition à la hauteur des enjeux.

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Février 2020

Vous lisez un journal de propagande
Ce que vous tenez entre les mains est un journal de propagande : 36 pages pour célébrer l’action de la municipalité en place, pour valoriser le rôle du maire et faciliter son maintien, financées par l’argent du contribuable. Nous avons, pour notre part 600 signes c’est-à-dire moins de 100 mots pour proposer notre regard d’opposants et assurer un semblant de débat citoyen. Il pourrait en être autrement en faisant participer les citoyens à l’information municipale, en laissant une plus large place à l’opposition pour faire vivre le débat, en remplaçant la logique publicitaire par la volonté de transparence.

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche/Ensemble !, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Janvier 2020

Après l’Ancien Théâtre, la Maison du Peuple…
A moins de 4 mois d’un changement de municipalité, le maire refuse le moratoire et ordonne les travaux de destruction de l’Ancien Théâtre*. Au détour d’une délibération, nous apprenons que la maison des syndicats, les salles Jouhaux et Timbaud de la Maison du Peuple vont être vendues pour démolition et construction de logement privé ou social. De même pour le gymnase situé 15 rue des feuillants. Or, la dynamique d’un centre-ville passe par une offre de service diversifiée et accessible à tous. Le patrimoine de la ville doit servir l’intérêt général et à la veille de l’échéance électorale, décider de transformation de quartier sans consultation de la population est un déni de démocratie.

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

*Un rassemblement d’hommage à l’Ancien Théâtre est prévu le 9 janvier 2020 à 18 h, devant le théâtre, place du Maréchal Leclerc à Poitiers pour la mémoire de ce patrimoine disparu.

Novembre/Décembre 2019

Cet hiver, plus personne à la rue !
Aujourd’hui ce sont au moins 80 personnes qui dorment dehors chaque nuit, sans compter les personnes qui sont au 115. Cette situation est inhumaine et inacceptable. Chacun devrait bénéficier d’un logement, peu importe son origine. Les inégalités ne cessent de s’accroître et de plus en plus de personnes se retrouvent en situation de grande précarité, souvent malgré le fait d’avoir un emploi. Il est urgent d’appliquer la loi de réquisition des logements vides qui sont nombreux à Poitiers, pour qu’à partir de cet hiver plus personne ne soit à la rue !

Manon Labaye, Nouveau Parti Anticapitaliste, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Octobre 2019

Les plans s’accumulent sur une politique… planplan !
Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE Clain) approuvés à Grand Poitiers le mois dernier, Plan Climat soumis actuellement à consultation, Schéma Départemental de l’eau… Les plans ne manquent pas pour attaquer la crise écologique sur tous les fronts mais manquent… d’énergie. Grand Poitiers, Vienne, État, chacun se félicite des convergences et parle du consensus. C’est oublier quand l’eau est partout en mauvais état, quand le climat se dérègle à toute vitesse que le pire ennemi est la lenteur, la mollesse, que seul vaut le courage

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche/Ensemble !, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Septembre 2019

Quand l’argent s’envole : deux pétitions à signer
Poitiers s’obstine à financer l’aéroport de Poitiers-Biard et à favoriser ainsi le transport aérien alors que cet argent pourrait être utilement affecté à une amélioration de l’écomobilité (bus, vélo, covoiturage, rail). Vous pouvez signer la pétition en cours pour faire cesser ce financement et avoir une vraie action écologique au lieu du blabla vert de la majorité (1).

Dans le même temps, l’État veut brader les aéroports de Paris alors que ceux-ci sont rentables. Avec la privatisation, le profit sera prioritaire. Pour empêcher cela, signez le référendum d’initiative partagée en ligne (2) jusqu’au mois de mars.

(1)https://www.mesopinions.com/petition/politique/arretons-financer-aeroport-poitiers-biard/64212

(2)https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Juillet 2019

Une première victoire au bout de la mobilisation, grâce aux recours déposés par les associations
41 « bassines »*, ce sont 72 millions (à 70 % d’argent public), consacrés à faire perdurer un modèle agricole destructeur, dispendieux en eau et gourmand en pesticides. Quand on sait que sur les 17 cours d’eau du bassin du Clain, seule la Longère est en « bon état écologique », on se réjouit de l’annulation, qui en appelle d’autres, par le Tribunal administratif, de l’autorisation de 8 bassines.

Christiane Fraysse et Jacques Arfeuillère, élus communautaires et municipaux du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

*réserves de substitution pour l’irrigation agricole.

Juin 2019

Pour un service public d’éducation de qualité.
La scolarisation obligatoire dès 3 ans aura peu d’effet sur le taux d’inscrits car quasiment tous vont déjà à l’école. Par contre l’obligation de financement des écoles privées sous contrat par la ville se trouvera étendue aux écoles maternelles. L’école publique, qui permet une mixité sociale, serait ainsi pénalisée. Nous ne sommes pas opposés à l’obligation de l’école à 3 ans, au contraire. Mais la ville de Poitiers pourrait faire des choix symboliques comme arrêter les subventions au privé et tout mettre sur le public pour permettre à tous les enfants de bénéficier d’un service public d’éducation de qualité.

Manon Labaye, Nouveau Parti Anticapitaliste, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Mai 2019

Le Centre Régional Information Jeunesse déménage dans de mauvaises conditions : un raté associatif symboliquement et humainement désastreux
Un Starbucks, la multinationale cynique, en lieu et place du CRIJ, qui assure au cœur de la ville initiative jeune et vie associative, le symbole est douloureux. Il montre à la fois le désengagement de la Région PS/EELV qui ne donne pas les moyens au CRIJ de se maintenir en laissant se croiser les 40 associations hébergées et le manque d’anticipation de la Ville qui ne trouve d’autre solution que le partage hâtif de l’espace de l’Office du tourisme. On passe de 800 m² à 150, on disperse les associations, on défait des liens… Alors que la Ville met en vitrine le contraire lors des Assises des associations.

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche/Ensemble !, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Avril 2019

Nous demandons le retrait de la loi visant à renforcer et à garantir le maintien de l’ordre public
Samedi 9 mars 2019, Mme la Préfète a interdit rassemblements et manifestations en centre-ville. Le déploiement de forces de l’ordre les samedis depuis plusieurs semaines est considérable (du jamais vu sur Poitiers). Le gouvernement souhaite stigmatiser le mouvement des Gilets jaunes mais leurs revendications restent légitimes, le mécontentement et la gronde sociale s’installent. Les manifestations poitevines ont rarement fait l’objet de débordements. Par contre, la surreprésentation des forces de l’ordre, les moyens disproportionnés mis en œuvre par l’État peuvent engendrer une escalade de la violence. A quoi servent ces moyens disproportionnés ? Pour protéger quels intérêts ? Nous sommes opposés aux interdictions de manifester, c’est une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Mars 2019

Étudier la gratuité des transports en commun à Grand Poitiers est un acte de justice sociale et écologique.
Le droit à la mobilité est exigé aujourd’hui avec force dans la rue. Comme le droit à la scolarité, il a besoin d’être reconnu fondamentalement pour que la société puisse, en le conjuguant avec l’urgence écologique, l’accorder à tou·te·s. La gratuité des transports peut cela. Nous demandons avec la vingtaine d’élus qui l’ont fait en décembre que ce droit soit étudié à l’échelle de Grand Poitiers.

Christiane Fraysse et Jacques Arfeuillère, élus communautaires et municipaux du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Ce qui marche pour les céréales doit marcher pour les humains !
La ligne de fret de Mignaloux-Jardres pour le compte exclusif de Terrena – 50 trains de céréales par an jusqu’au port de La Pallice – est à nouveau ouverte. « Un exploit » nous dit le directeur territorial Nouvelle-Aquitaine SNCF : financement bouclé le 28 juin dernier, travaux terminés le 23 janvier 2019 ! Question finances, l’économie réalisée n’est pas probante mais la sécurité routière et l’écologie sont gagnantes. Pourquoi n’avoir pas conditionné les 500 000€ versés par Grand Poitiers à au moins une étude pour la remise en état de la ligne pour des TER ? Nous demandons la même synergie pour créer cette liaison de Mignaloux jusqu’à Chauvigny. Elle permettrait la réduction de l’utilisation de la voiture, la diminution de la pollution et le désenclavement du territoire. Quand on veut, on peut !

Mad Joubert, Europe Écologie Les Verts, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Février 2019

Justice sociale, justice climatique
Injustes sur le plan social et écologique, les politiques nationales comme locales ne s’en prennent pas aux responsables du dérèglement climatique. La Ville de Poitiers n’agit en rien pour diminuer la pollution, notamment Porte de Paris où 24 000 véhicules passent quotidiennement devant l’école du quartier. Pas de justice non plus sur le partage des richesses alors que les inégalités ne cessent d’exploser encore cette année. Depuis des mois, une large partie de la population exige légitimement une hausse du pouvoir d’achat et n’a comme seule réponse que la répression. Les politiques en place ne répondent ni à la colère des gilets jaunes ni à l’appel urgent des citoyens pour une politique climatique à la hauteur de l’urgence ! Osons Poitiers continuera de se mobiliser aux côtés de celles et ceux qui luttent pour une société plus juste.

Manon Labaye, Nouveau Parti Anticapitaliste, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Janvier 2019

Une bonne année de service public et de transport pour tou·te·s
L’alarme aura sonné en 2018 sur le plan climatique, social, démocratique. Pour une bonne année 2019, il faut reconnaître enfin l’urgence à lier justice sociale, écologie, implication citoyenne et solidarités. Quand le dérèglement climatique ne frappe plus à notre porte mais la défonce, l’heure n’est plus à changer la serrure mais bien à le regarder en face. Quand la peur de ne plus pouvoir se déplacer, de ne plus avoir de quoi satisfaire ses besoins se manifeste, l’heure n’est pas à taxer davantage. Osons Poitiers souhaite à tou·te·s une année 2019 qui saura localement faire progresser le droit au déplacement dans la transition écologique et qui fera progresser les solidarités en retrouvant la voie du service public accessible à tou·te·s, et de la justice sociale nécessaire à chacun·e.

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche/Ensemble !, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Décembre 2018

Blanchiment écologique ou lutte contre le réchauffement climatique ?
Une association de cycliste répète que la sécurisation du trajet Futuroscope centre-ville est faisable moyennant peu d’aménagement. La fréquence des bus n’est pas suffisante pour que les salariés en fassent un mode de transport privilégié. Les horaires de bus sont calés sur les vacances scolaires et non sur les vacances universitaires ce qui pénalisent le tiers de la population de Poitiers qui est étudiante. Les feux de signalisation sont synchronisés de façon à fluidifier la circulation automobile et non pour sécuriser la traversée en toute quiétude des piétons sur les passages piétons.

Et la ville va transformer 15% de son parc de véhicule en acquérant des véhicules électriques.

L’action publique de lutte contre le réchauffement climatique, sera bien plus efficace en corrigeant les difficultés pointées ci-dessus qu’avec cette acquisition.

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Novembre 2018

Audace et Bienveillance pour le collectif La Maison
Audace et Bienveillance sont les valeurs clés qui fondent le Projet de Territoire de Grand Poitiers signé en grande pompe en septembre dernier. Nous aurions tellement voulu les voir appliquées : Audace contre l’expulsion de la quinzaine de jeunes étrangers isolés le 2 octobre dernier sous le regard indigné de nombreux-ses habitant-e-s de Poitiers. Bienveillance pour une solution d’hébergement pérenne. Nous demandons au Maire d’appliquer ces principes pour sauver ces jeunes remis à la rue et être en phase avec les Poitevins solidaires. Poitiers n’est pas la seule ville confrontée à ces difficultés. Constatant que l’État n’assure pas ses missions et ne donne pas les moyens de créer des solutions dignes d’accueil et d’accompagnement, des élu-e-s locaux ont créé l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants. Nous demandons au Maire d’y adhérer.

Mad Joubert, Europe Écologie Les Verts, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Octobre 2018

Bus gratuits : une mesure plus que jamais d’actualité !
Le réchauffement climatique ne cesse d’avoir des conséquences désastreuses. La canicule de cet été en est une expression. Pour lutter contre celui-ci, les beaux discours ne suffisent pas. Il faut des décisions politiques audacieuses. Dernièrement, le président de l’université de Poitiers a repris l’idée de gratuité des transports en commun pour les jeunes. C’est une mesure de plus en plus répandue. Dunkerque vient de passer aux transports en commun gratuits, et Niort a fait de même depuis quelques années. Cette mesure permet de diminuer le nombre de voitures et donc les émissions de gaz à effet de serre. C’est pourquoi nous pensons qu’il faudrait réaliser une étude sur la faisabilité de la gratuité des bus pour tous à Poitiers. Puis consulter la population par référendum. Cette mesure est plus que jamais d’actualité !

Manon Labaye, Nouveau Parti Anticapitaliste, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Contrat Territorial du bassin d’alimentation du captage d’eau potable de Fleury (programme Re-Sources 2018-2022)
Le captage de Fleury à Lavausseau alimente en eau potable 1/3 des habitants de Grand Poitiers. Nitrates et pesticides altèrent la qualité de cette eau. Collectivités, citoyens et profession agricole s’engagent dans un nouveau contrat de protection Re-Sources. En l’état, il n’est toujours pas à la hauteur des enjeux. Changer de modèle agricole sur les 2 600 ha est le levier indispensable pour protéger réellement la ressource en eau.

Christiane Fraysse et Jacques Arfeuillère, élus communautaires et municipaux du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Septembre 2018

Plan B, un seul plan possible pour espérer encore !
Le seul plan possible, c’est de tout faire pour que le plan B ne renonce pas. L’unanimité se fait pour reconnaître la place originale de cet acteur incontournable de la vie locale : mairie, artistes, associatifs, public, tous savent que laisser seuls les animateurs du lieu face à l’injonction d’une mise aux normes coûteuse, les priver des recettes liées aux concerts, c’était condamner le lieu à disparaître. On a exigé d’eux la conformité. La municipalité peut encore se mettre en conformité avec ses déclarations de soutien à la structure en finançant en partie les travaux d’un local dont elle est propriétaire (les travaux nécessaires égalent le coût de deux soirées foot sur écran géant) ; en faisant en sorte que les concerts puissent reprendre dès aujourd’hui. Sinon, elle porte seule la responsabilité d’un véritable appauvrissement culturel.

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche/Ensemble !, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Juillet 2018

Projet de territoire pour Grand Poitiers, le rendez-vous manqué de la modernité
La modernité, c’est la proximité. Être moderne, c’est viser l’égalité des citoyen-ne-s face aux services et à la mobilité, c’est garantir l’eau, c’est penser autonomie alimentaire et énergétique et rapprocher l’économie du besoin. Ce projet n’est pas moderne : Poitiers-centré, négligeant le rural, il reprend le rêve d’une attractivité qui mettrait Paris à Poitiers en travaillant sa « marque », oubliant qu’un territoire n’est pas un produit mais se doit d’abriter une communauté qui vit.

Christiane Fraysse et Jacques Arfeuillère, élus communautaires et municipaux du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Conseil communautaire du 25 mai 2018 : projet de territoire

Retour sur le projet de territoire en vidéo

Juin 2018

Signature de la Charte Européenne pour l’Égalité : une avancée.
Poitiers vient de signer la Charte Européenne pour l’Égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. C’est un engagement important car nous pensons que c’est à ce niveau, c’est à dire au plus près des habitant-es qu’il est possible de combattre la persistance et la reproduction des inégalités entre les femmes et les hommes. Pour répondre à l’exigence de cette Charte, la Ville doit élaborer un Plan d’action pour l’égalité à l’aide de larges concertations. Il s’agit en effet de s’assurer que tous les aspects discriminants de la vie quotidienne dans la ville soient étudiés, que ce soit au niveau des déplacements, de l’occupation de l’espace public, de la sécurité, du logement, de la vie culturelle, du sport et de la représentation démocratique.

« C’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur » (dicton chinois).

Nous connaissons ce mur et le courage requis pour le faire tomber.

Mad Joubert, Europe Écologie Les Verts, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Mai 2018

Terrains synthétiques : une fausse bonne idée
Nous sommes intervenus à plusieurs reprises pour alerter sur les dangers des terrains de foot synthétiques. En effet, ces terrains sont faits à partir de pneus qui sont recyclés en petites billes de caoutchouc qui contiennent des teneurs en hydrocarbures très largement supérieures aux quantités tolérées pour des enfants. Depuis quelques années, de nombreux cas de cancer ont été diagnostiqués sur des joueurs et joueuses de foot qui jouent régulièrement sur terrain synthétique. Le gouvernement a annoncé avoir saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) qui devrait donner ses conclusions fin juin. En attendant, nous demandons l’application du principe de précaution qui permettrait aux équipes de s’entraîner sur d’autres terrains.

Manon Labaye, Nouveau Parti Anticapitaliste, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Avril 2018

Terrains de foot synthétiques et principe de précaution, que fait Grand Poitiers ?
Les médias nous ont alertés sur la toxicité des microbilles de caoutchouc des terrains de foot synthétiques qui seraient cancérigènes lorsque ces granulats proviennent de vieux pneus broyés. Il est capital de mettre en place les bonnes pratiques (dire aux enfants de ne pas mettre les granulats dans la bouche, de se laver les mains, de faire très attention en cas de blessure…) et surtout de remplacer ce genre de terrain.

Christiane Fraysse et Jacques Arfeuillère, élus communautaires et municipaux du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Plan vélo, ça patine
Avec le retour du printemps, le beau temps nous incitera davantage à nous déplacer à vélo ou à pied. Et la collectivité ? Que fera-t-elle pour favoriser l’usage de ce qu’on appelle la « mobilité active » qui non seulement est efficace pour limiter les émissions de gaz à effet de serre mais également bénéfique pour notre santé en nous faisant bouger ? Un énième « plan vélo » est en cours d’élaboration. Nous en attendons des mesures concrètes facilitatrices de ce mode de déplacement et non pas des études qui ne servent qu’à masquer l’absence d’action. Quand pourrons-nous aller du campus ou du centre-ville au Futuroscope sur des itinéraires a minima fléchés et au mieux sécurisés, quand disposerons-nous d’une application qui nous proposera des itinéraires piétons ou vélos ? Le numérique peut aussi être au service de la mobilité active.

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Mars 2018

Écrivez-nous vos idées pour le palais de justice sur le site osonspoitiers.fr
Le devenir de l’édifice de l’actuel palais de justice et le quartier qui l’entoure font l’objet d’une réflexion et d’un projet. Le maire nous présente ce projet comme devant renforcer l’attractivité de la ville et lui donner une signature. Ces mots sont creux. L’attractivité ne se décrète pas, la ville doit d’abord donner envie à ses habitants d’y rester, la possibilité d’être acteur du devenir. Ce n’est pas une marque qui provoque l’installation dans un lieu, c’est l’emploi, la famille, les conditions de vie favorables pour son profil. Le devenir du palais de justice mérite une écoute plus attentive des poitevins. Oui, les poitevins ont des idées, nous en avons rencontrés autour de ce sujet et ils ont tous formulé des propositions intéressantes. Quand seront-ils écoutés et entendus par la majorité municipale ?

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Février 2018

Protection de la ressource en eau : il y a urgence.
A la question des sujets environnementaux les plus préoccupants, plus d’un français sur deux cite en premier lieu la qualité de l’eau potable. Or, à Poitiers le taux de nitrates analysé sur le captage de Fleury qui alimente les besoins en eau potable de la population flirte avec le seuil autorisé de 50 mg/l. L’urgence est donc de protéger ce captage par l’acquisition des parcelles agricoles pour former un périmètre de protection et garder la maîtrise du foncier. Cela fait 7 ans que nous attendons que les quelques démarches entreprises entre Grand Poitiers et la SAFER aboutissent. Question : y-a-t-il un engagement sérieux dans ce dossier ? Faut-il rester dans un face-à-face stérile ? Pour nous, c’est une question d’intérêt général qui demande une concertation plus globale.

Mad Joubert, Europe Écologie Les Verts, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Janvier 2018

Le logement pour toutes et tous est un droit
Pour commencer cette nouvelle année, Osons Poitiers veut mettre l’accent sur un problème trop souvent ignoré. En effet, à Poitiers chaque jour et chaque nuit plus d’une centaine de personnes se retrouve à la rue sans hébergement. Le 115 (centre d’appels d’urgence) reçoit en moyenne 110 appels par jour dont une cinquantaine qui resteront sans suite. Nous ne pouvons que nous indigner de cette situation. Comment peut-on accepter que des dizaines de poitevin.e.s dorment dehors en plein hiver, parfois avec des enfants en bas âge ?! La mairie de Poitiers et la préfecture ne doivent pas fermer les yeux sur ce sujet et apporter une solution de toute urgence. Une loi permettant la réquisition des logements vides existe, pourquoi ne pas l’appliquer ? Le logement pour toutes et tous est un droit.

Manon Labaye, Nouveau Parti Anticapitaliste, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Décembre 2017

Mineurs Isolés, ne bottons pas en touche !
Une vingtaine de mineurs isolés étrangers dorment dans la rue aujourd’hui à Poitiers.  Devant l’urgence de cette situation, les élus Osons Poitiers, en accord avec Min’ de Rien, ont pris l’initiative de s’adresser à tous les élus (municipaux, communautaires, départementaux, régionaux et nationaux) pour qu’ils prennent l’engagement d’agir quel que soit leur niveau de compétences, quelle que soit la responsabilité qui leur est attribuée. Ils sont donc invités à signer un engagement à se mettre au travail sans tarder pour trouver les hébergements nécessaires puis à demander une table ronde sur le sujet afin de dégager une solution pérenne. Chaque citoyen peut soutenir cette initiative en signant l’appel que l’on trouve sur le site Osons Poitiers et sur Change.org : https://www.change.org/p/vienne-86-mineurs-isol%C3%A9s-%C3%A9trangers-ne-bottons-pas-en-touche

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche-Ensemble, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Novembre 2017

Stationnement payant au CHU ?
Le directeur de l’hôpital veut instituer le stationnement payant sur les parkings du CHU. Est-ce par volonté de régler un problème de stationnement ou une recherche de rentabilité ? S’il s’agit de régler une difficulté de stationnement, d’autres moyens que le paiement existent. Une desserte en bus plus régulière, des navettes entre les parcs relais de proximité et l’hôpital, un nouveau parc relais près du rond-point de Mignaloux desservi par la ligne 1 contribueraient à désengorger les parkings du CHU. L’argument « le parking est payant dans d’autres hôpitaux » n’est pas recevable. Ne nous alignons pas sur le pire. Les usagers du service public de santé, qu’ils viennent en consultation ou visiter leurs proches ne doivent pas être otage de cette logique marchande. Ce n’est pas digne du service public.

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Mobilisation contre les parking payants au CHU de Poitiers

Octobre 2017

Garantir les droits fondamentaux des réfugiés sur notre territoire.
Force est de constater que nos dirigeants ont peur d’avoir une parole publique sur la question des migrations. Ils font comme si ces personnes réfugiées n’existaient pas ou pensent qu’il ne s’agit que d’une « crise » migratoire. Or les migrations ne se limitent pas aux réfugiés de guerre et les réfugiés climatiques et économiques sont bien là, mineurs et majeurs. Les citoyen-ne-s s’organisent à Poitiers pour les accueillir et sont confrontés aux mêmes obstacles qu’eux en les accompagnant dans leurs différentes démarches. Osons Poitiers rend hommage à cet engagement citoyen. C’est en les soutenant que l’on couvre d’autres voix qui font le déshonneur de notre pays. La municipalité de Poitiers doit assurer la continuité de cet engagement avec les pouvoirs et les moyens dont elle dispose pour garantir les droits fondamentaux de tous.

Mad Joubert, Europe Écologie Les Verts, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Septembre 2017

Linky et Gazpar, c’est toujours non !
Osons Poitiers et d’autres collectifs citoyens continuent de s’opposer aux compteurs Linky et Gazpar. Ils coûtent cher : le remplacement de compteurs qui fonctionnent est estimé par Enedis à 7 milliards d’euros qui seront répercutés sur nos factures (environ 200€ par foyer). Sans oublier leur danger pour la santé. L’OMS a officiellement classé les ondes électromagnétiques « cancérigènes possibles ». Linky et Gazpar, c’est aussi le règne du Big Data… ou de Big Brother ! Les compteurs sont conçus pour recueillir des relevés de la consommation de l’abonné. Ce qui permet d’obtenir des informations sur les habitudes de vie des consommateurs. Ces données, c’est un marché mondial de milliers de milliards d’euros. Refusons cette surveillance généralisée !

Manon Labaye, Nouveau Parti Anticapitaliste, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

N.B : Réunion publique « Faut-il refuser les compteurs communicants ? » le vendredi 3 novembre 2017 à 20h aux Salons de Blossac de Poitiers. Conférence interprétée en langue des signes en présence de Stéphane Lhomme.

Juillet 2017

Conflit d’usage de l’eau, il faut choisir
42 retenues de substitution autour de Poitiers font l’objet d’enquêtes publiques. Ces bassines, financées à 80 % par de l’argent public, contribueraient à pérenniser l’irrigation pour une agriculture industrielle et intensive. Or, c’est la qualité de l’eau et l’alimentation en eau potable pour toutes et tous qui doivent être prioritaires. L’eau est un bien commun et vital à respecter. Mobilisons-nous.

Christiane Fraysse et Jacques Arfeuillère, élus communautaires et municipaux du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Juin 2017

Soyons plus intelligents que nos compteurs
Ils sont arrivés dans la Vienne. Les compteurs « intelligents » Linky s’imposent chez nous comme vont le faire les équivalents pour le gaz et pour l’eau. En 4 ans, 35 millions de compteurs qui fonctionnent parfaitement seront jetés et ces boitiers à la durée de vie limitée vont être déployés pour un coût de 5 milliards. Pourquoi ? Officiellement pour maîtriser la consommation (la machine aurait plus d’intelligence que l’homme pour savoir à quel moment mettre en marche le lave-linge). Mais en oubliant l’incertitude sur leur innocuité en matière de santé et le danger qui pèse sur les libertés avec ces machines qui peuvent décrire, pour le big data, nos vies. Le conseil municipal a refusé de délibérer malgré notre demande contre ces installations forcées. Il nous reste à résister individuellement.

N.B : Réunion publique sur Linky le 17 juin 2017 en présence de Stéphane Lhomme.

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche-Ensemble, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Mai 2017

L’eau : bien commun, bien précieux
Selon le schéma départemental de l’eau de janvier 2017, le territoire du centre Clain est très concerné par les pollutions diffuses (nitrates et pesticides). Les ressources en eau de Grand Poitiers présentent une vulnérabilité à la fois qualitative et quantitative. Le captage de Fleury à Lavausseau a été classé prioritaire. Il est donc important de pratiquer une agriculture respectueuse de l’environnement sur le bassin de captage de Fleury. Depuis des dizaines d’années, un suivi agronomique a été financé par la collectivité sans que la teneur en nitrates s’améliore. Il nous faut changer de méthode et pratiquer sur ce site une agriculture biologique ou de l’agroforesterie non génératrice de pollution. Tous les moyens doivent être mis en œuvre y compris l’expropriation si nécessaire. L’enjeu est trop important.

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Avril 2017

Décidément les arbres dérangent
L’arbre a bien du mal à se faire une place au cœur de notre cité. 62 arbres abattus rue Molière et maintenant 64 sur l’îlot de Tison. Un rideau végétal sacrifié. Réaction de la mairie : nous allons replanter. Mais les arbres sont des êtres vivants que l’on sacrifie sans  respect alors qu’ils témoignent de notre histoire, qu’ils nous offrent leur ombrage, qu’ils assourdissent les bruits de la ville, qu’ils réduisent les risques d’inondation, purifient notre air et abritent d’autres vivants.

Pourtant, nous aurions pu être rassuré-e-s après la présentation par la municipalité d’une Charte de l’Arbre …

Nous exigeons plus de considération pour nos arbres, notre patrimoine au même titre que nos monuments. Et comme disait Coluche « pour qu’un écologiste soit élu président, il faudrait que les arbres votent ». Alors, ne les abattons pas !

Mad Joubert, Europe Écologie Les Verts, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Mars 2017

Solidarité avec les femmes du monde entier
Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes. Cette année, en plus des rassemblements habituels, un appel à mobilisation syndicale a été lancé. Cet appel est relayé localement par le Collectif du 8 mars. Que ce soit pour le droit à l’avortement, pour l’égalité salariale ou contre les violences, nous apportons notre solidarité avec les femmes du monde entier. Les droits des femmes sont en permanence menacés, que ce soit aux USA avec Trump ou encore en France avec Fillon ou Le Pen. Localement, nous regrettons qu’il n’y ait pas de service dédié à l’égalité hommes/femmes à la mairie de Poitiers ainsi que le manque de concertation sur la place des femmes dans l’espace public (choix des équipements sportifs dans les quartiers, etc.). Le groupe Osons Poitiers sera au cœur de toutes les luttes féministes.

Manon Labaye, Nouveau Parti Anticapitaliste, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Février 2017

Saluons la naissance de Min’ de Rien
« Il y a ceux qui disent et il y a ceux qui font » répond le maire interpellé sur les problèmes d’hébergement tant pour les sans-abris que pour les étrangers cherchant l’asile. Mais il faut bien constater qu’on ne fait pas assez quand on connaît les manques tant pour les uns que pour les autres. Il faut donc « dire » davantage pour que progresse la conscience d’une responsabilité collective qui gagne enfin son efficacité des moyens nécessaires aux besoins, d’une réelle coordination entre tous les acteurs concernés. En attendant, parmi ceux qui font, saluons la naissance de Min’ de rien, association dédiée à apporter du soutien aux mineurs isolés en situation précaire et confrontés à des discriminations eu égard à leur statut d’étranger. « Faire », c’est aussi aider ces initiatives. Contact : minderien86@gmail.com Fb : www.facebook.com/assominderien86

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche-Ensemble, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Janvier 2017

2017 : le changement c’est maintenant.
L’année 2017 va être riche en moments démocratiques. Nous serons appelés à voter pour choisir le président de la République et notre député-e. La petite avancée sera la fin du cumul des mandats. Notre rôle de citoyen-ne-s sera d’être vigilant, par exemple :

  • Cet hiver, notre commune n’a pas choisi comme certaines le font de se déclarer zéro sans-abri ;
  • Les particules fines altèrent la qualité de l’air : la diminution du trafic automobile est une nécessité pour notre santé ;
  • Dans cette période de fort chômage, il ne faut pas pour autant négliger la qualité de vie au travail, dans le public comme dans le privé.

Que cette nouvelle année soit celle de la résistance écologique, sociale, solidaire et citoyenne. Meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Décembre 2016

La sortie du nucléaire : une priorité
L’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) a demandé l’arrêt rapide du réacteur n°1 de la centrale de Civaux et l’arrêt de 4 autres réacteurs en France pour anomalie. Au total, ce sont 26 réacteurs à l’arrêt. C’est un problème sérieux et il n’est pas certain qu’on y trouve une solution. Cela nous fait enfin prendre conscience de notre dépendance à l’énergie nucléaire et provoque une flambée des prix de l’électricité. A l’entrée de l’hiver, les habitants de Poitiers en particulier ceux qui n’ont pas d’isolation de leur logement et qui utilisent un chauffage électrique vont voir augmenter leur facture. Les millions d’euros qui vont servir à maintenir en état les centrales pour les prolonger doivent être investis dans un programme d’économie d’énergie avec le développement d’un mix d’énergies renouvelables.

Mad Joubert, Europe Écologie Les Verts, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Novembre 2016

Il est urgent d’accueillir les étrangers dignement !
A la préfecture de Poitiers, l’accueil des étrangers est inacceptable : le standard du service immigration est limité au matin, la prise de rendez-vous se fait seulement par internet ce qui nécessite d’avoir accès à un ordinateur, de parler couramment français etc… De plus les délais sont très longs pour obtenir un rendez-vous. Osons Poitiers au côté de DNSI dénonce ces pratiques discriminatoires qui aggravent la précarité des étrangers et rend leur intégration plus difficile. Nous souhaitons qu’à Poitiers comme ailleurs une véritable politique d’accueil soit mise en place. Et en ces temps de montées réactionnaires nous rappelons notre attachement à la liberté de circulation et d’installation pour tout être humain ainsi que la régularisation de tous les sans-papiers.

Manon Labaye, Nouveau Parti Anticapitaliste, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Octobre 2016

Droit d’expression, accès à l’information.
Lecteurs, qu’attendez-vous de ces quelques lignes ? La position du groupe sur les décisions municipales, des commentaires sur les 35 pages du magazine municipal ? Des informations sur le travail des élus d’opposition ? Nous sommes en peine de choisir notre expression avec seulement 800 signes espace compris dans ce magazine. C’est pourquoi ce mois-ci, nous avons choisi de promouvoir nos espaces d’expression :

  • Les réunions mensuelles du groupe ouvertes à toutes et tous le premier mercredi de chaque mois à partir de 19h permettant d’examiner les décisions municipales et d’élaborer des propositions.

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Septembre 2016

La politique de la vitrine.
Le symbole de l’été à Poitiers, on le trouve à la Chapelle Sainte-Croix : en exposant le luxe des vitrines Hermès, le Miroir, projet alibi qui doit servir à détruire le théâtre historique, signe, pour quelques dizaines de milliers d’euros ce qui semble être devenu la tendance politique de la majorité. En vitrine, on trouve par exemple la sécurité : quelques caméras de vidéosurveillance dont on sait l’inefficacité, et qui sèment là encore, des centaines de milliers d’euros. On trouve aussi une certaine culture : pour 210 000 euros, on refera l’enseigne vidéo de la façade du TAP qui n’a jamais fonctionné et on fera un pont d’or à des stars fugitives mais médiatiques pour les grands concerts de l’été. La vitrine qui fait briller, exagère, et parfois ment…

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche-Ensemble, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Juin 2016

Poitiers, ville cyclable ?
En mars 2016, nous avons voté contre la délibération portant sur les travaux d’aménagement de voirie devant le Crédit Agricole situé rue Salvador Allende. D’une part parce que ces travaux ont été réalisés suite à une demande de l’établissement et surtout parce que la ville n’a pas respecté la loi Laure qui prévoit que les aménagements cyclables soient réalisés lors de tout aménagement de voirie. De nombreuses places de stationnement ont ainsi été créées au détriment de la mise en place d’une bande cyclable. Après la promenade des cours et la porte de Paris, la rue Salvador Allende devient un parcours de plus dans lequel les cyclistes sont relégués au second plan. Ne pas faciliter le parcours des cyclistes c’est aller à contre-courant de la lutte contre le changement climatique qui ne doit pas rester qu’un vœu pieux mais nécessite des actes.

Christiane Fraysse, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Mai 2016

La vidéosurveillance, une vitrine inutile et dangereuse.
Le Maire a dit que la sécurité n’est pas un enjeu politique, nous lui disons, nous, qu’il faut cesser de mettre nos libertés en jeu ! La vidéosurveillance dans l’espace public, c’est le renoncement de trop pour A. Claeys. Des caméras sur les places font plus frémir qu’elles ne rassurent. La seule étude scientifique sur ce dispositif conclut à l’inefficacité globale et il faut rappeler qu’une caméra dans l’espace public, c’est aussi la possibilité de surveiller les manifestants. Pour 350 000 euros ! Qui seraient mieux investis en médiation et qu’on préfère utiliser pour substituer au regard qui tisse le lien social, un œil technologique qui distille la défiance. C’est cher et c’est pauvre en espérance : c’est le prix d’une vitrine de luxe pour une sécurité dont on sait qu’elle se construit ailleurs.

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche-Ensemble, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Avril 2016

L’arbre urbain : je t’aime moi non plus.
L’arbre est un être vivant, il n’est pas un mobilier urbain. L’arbre est un élément essentiel du paysage urbain de par ses fonctions multiples. Il joue un rôle majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est un purificateur d’air, un climatiseur précieux, un oasis de biodiversité et un bio indicateur. Il participe à la diminution du bruit, de la réflexion lumineuse et à l’anti-érosion des sols. Pour toutes ces raisons, il ne peut faire l’objet de l’attention que de spécialistes triés sur le volet pour rédiger sa charte. Nous souhaitons qu’une charte soit mise en place avec des actions dans la durée. Nous demandons que tous les acteurs concernés, techniciens, politiques et habitants soient associés à ce projet.

Nous lançons un appel  à la majorité : « L’arbre vecteur de démocratie locale : chiche ? »

Thierry Grasset pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Mars 2016

A Poitiers un collectif contre l’état d’urgence existe.
Il mobilise et sensibilise les poitevins contre le tout sécuritaire et la déchéance de nationalité, et pour les libertés individuelles et collectives. Le samedi 30 janvier 2016 environ 600 personnes ont manifesté dans les rues de Poitiers à l’appel du collectif (regroupant de nombreux citoyens, syndicats, associations et partis politiques). Osons Poitiers soutient cette dynamique à l’heure où le gouvernement tente de nous diviser et de réprimer le mouvement social à l’image de ce qu’il se passe à Notre-Dame-des-Landes et des peines de prison ferme à l’encontre de salariés de Goodyear qui luttaient pour leurs emplois. Parallèlement nous rappelons notre refus de voir s’installer dans notre ville des caméras de vidéosurveillance ainsi que d’armer la police municipale.

Manon Labaye, Nouveau Parti Anticapitaliste, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Février 2016

Plus de sécurité ? Chiche !
L’année 2016 sera marquée par plus de caméras dans les espaces publics. A Poitiers aussi où on devrait accepter désormais de vivre sous surveillance dans la rue ! Pour plus de sécurité. Pour nous, cependant, la sécurité est ailleurs, au-delà de ce qu’on nous promet notamment par un état d’urgence liberticide ou une déchéance de nationalité contraire à l’esprit d’égalité. Se sentir en sécurité, pour le citoyen, c’est être protégé par un droit du travail renforcé, c’est ne pas être menacé dans son emploi, c’est échapper à la précarité. C’est bénéficier de la sécurité sociale, de la retraite tant qu’on est valide, c’est faire valoir pleinement son droit à la santé, à l’éducation. C’est avoir la garantie de circuler librement, de pouvoir choisir comment et avec qui faire son chemin.

Jacques Arfeuillère, Parti de Gauche-Ensemble, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Janvier 2016

COP 21, (trop) chaud devant !
L’accord issu de la COP 21 ne sera pas le déclencheur de la révolution climatique comme on aurait pu le croire au vu de l’euphorie affichée. Certes les 195 états de la planète sont signataires d’un engagement moral de gouvernance climatique. L’accord n’impose pas de révision des engagements actuellement pris par les pays avant 2025. Il entérine ainsi un réchauffement climatique supérieur à 3°C.  Naomi Klein analyse le dérèglement climatique comme la conséquence d’un modèle économique en guerre contre la vie sur Terre. On ne changera pas les lois de la nature mais on peut changer celle de l’économie. Alors que l’année 2016, soit celle de l’exigence citoyenne pour un respect de nos conditions de vie sur terre, celle des alternatives concrètes, de l’espoir constructif, de la joie, de la paix…

Christiane Fraysse, EE-LV, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

Novembre/Décembre 2015

Climat : des annonces mais des réalisations insuffisantes.
Alors que l’urgence écologique devrait être une priorité, tant pour les aspects climatiques qu’économiques, et que la France accueille la COP21, l’exécutif local et national montrent leur manque d’ambition. Au niveau national, pour financer la COP21 le gouvernement, qui a récemment accordé trois nouveaux permis d’exploitation pétroliers, a fait appel à des sponsors dont l’engagement écologique est loin d’être une priorité. A Poitiers, le Plan Climat-Énergie Territorial indique son soutien financier au transport aérien, mode le plus polluant. Les objectifs fixés et le budget alloué pour les années à venir ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, alors que des actions fortes permettraient de réduire la facture énergétique et l’empreinte écologique.

Thierry Grasset, EE-LV, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Octobre 2015

Poitiers à l’heure de la COP21.
D’après le rapport sénatorial publié cet été, la pollution de l’air provoque plus de 40 000 décès prématurés et coûte 101,3 milliards d’euros par an, dont 97 pour le coût sanitaire (asthme, bronchite, cancer, absentéisme). Poitiers n’échappe pas à cette problématique. D’un côté, l’offre de transports collectifs ne répond pas aux besoins des usagers en termes d’horaires, de fréquence et d’intermodalité. De l’autre, des choix contestables sont faits par la municipalité : abandon du GNV au profit du diesel pour les bus Vitalis, investissements dans des parkings en bord de Clain, fréquence inadaptée dans les parking-relais et oubli d’aménagements pour les cyclistes. En cette année de COP21, nous pensons que des investissements plus pertinents auraient dû être engagés pour améliorer la qualité de l’air des Poitevins.

Thierry Grasset, EE-LV, pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne »

Septembre 2015

Quelle expression pour les oppositions ?
Lors du dernier conseil municipal, notre groupe politique a manifesté son exaspération. Nous avons indiqué lors de l’examen des délibérations que nos positions et propositions étaient consultables sur notre site Internet « Osons Poitiers ». Nous avons fait ce choix en raison de l’absence de réponses aux questions que nous posons lors des séances de conseil municipal et communautaire, cela depuis le début du mandat. L’opposition à une majorité doit pouvoir débattre. Le débat ne se résume pas à l’expression d’une opposition, c’est un jeu d’argumentation, de question-réponse. Ni la condescendance de la part des différentes composantes de la majorité, ni le mépris ne sont dignes de partis démocratiques. Nos électeurs ont fait un choix politique tout aussi respectable que celui des autres électeurs.

Christiane Fraysse, EE-LV, porte-parole du groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne ».

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Bureau communautaire élargi du 24 avril 2020 https://osonspoitiers.fr/bureau-communautaire-elargi-du-24-avril-2020/ https://osonspoitiers.fr/bureau-communautaire-elargi-du-24-avril-2020/#respond Wed, 29 Apr 2020 07:28:09 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33397 Interventions de Christiane FRAYSSE pour le groupe « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne » au Bureau communautaire élargi du 24 avril 2020

Au regard de la situation sanitaire, cette conférence s’est tenue en visioconférence.

Ce bureau communautaire élargi est non délibérant. Les échanges n’ont pas été retransmis en direct sur le site internet de Grand Poitiers et ces interventions, préparées en amont du bureau, sont susceptibles d’avoir été modifiées lors de la réunion.

Vous pouvez consulter le dossier complet de ce bureau en cliquant ici

I – Note : Point de situation sur la compétence transport de Grand Poitiers (page 5)

Nous avons déjà à plusieurs reprises manifesté notre étonnement quant à la position de la Région Nouvelle-Aquitaine dont la pratique s’apparente pour nous à du racket dans ce dossier. En quoi le fait d’être intermédiaire lui permet de priver Grand Poitiers de plus de 1 million d’euro par an ?

Nous nous étonnons que la saisine de la préfecture n’ait pas déjà été faite puisque lors de la dernière présentation de ce dossier en commission, il y a plus de 6 mois, vous nous aviez dit que cette saisine était imminente.

II-1 – Avis : sur la mise en œuvre d’un plan d’actions face à la crise du Covid-19 (page 9)

Tout d’abord, nous aurions préféré qu’un conseil communautaire en visioconférence soit organisé, avec la réserve que quelques communes sont en zone de communication altérée.

Nous donnerons un avis favorable à ce plan Covid-19 malgré quelques réserves et demandes.

Nous demandons à être destinataires de la liste des 46 entreprises locataires de Grand Poitiers, liste assortie s’il faut le dire, du montant du loyer et du montant du loyer annulé.

Il est indiqué que les bailleurs sociaux et la Technopole de Grand Poitiers seront sollicités afin que ces derniers appliquent les mêmes critères à leurs locataires mais qui va supporter la charge : Grand Poitiers ou bien les bailleurs et la Technopole ?

Sur les commerces, nous regrettons que les marchés à Poitiers aient été fermés et nous saluons l’initiative des maires qui ont demandé et organisé la réouverture ou l’ouverture des marchés, véritable alternative à la grand distribution.

Ensuite, nous ne comprenons pas ce qui est proposé pour la facturation de la redevance de la collecte des ordures ménagères, s’agit-il uniquement des usagers dont la collecte est assurée par le SIMER et la collecte de l’ex-Pays Chauvinois ?

Sur le point accompagnement des acteurs associatifs, une réflexion sur les mesures à prendre : il est question d’une commission communautaire qui donnera son avis sur l’attribution de subventions dans le cadre du fonds d’intervention associatif ; la question est la suivante : qui la compose ?

Sur la partie plan de soutien aux étudiants, la création d’un fonds de solidarité étudiants de 10 000 euros nous paraît insuffisant malgré la fongibilité des crédits prévus pour l’ENSMA, Science-Po, l’Université et la Fondation de l’Université. Les étudiants de l’EESI et du Pôle Aliénor rentrent-ils dans le champ d’intervention du CROUS ?

La précarité touche énormément d’étudiants et la période de confinement les a rendus encore plus vulnérables : plus de cours particuliers, plus de petits boulots et tous ne sont pas rentrés chez leurs parents.

Nous donnons un avis favorable à ce plan et nous demanderons au fur et à mesure le détail des aides qui ont été accordées.

II-2 – Avis : sur les subventions pour les associations (page 19)

Première remarque : ce dossier du bureau n’est pas et ne sera pas soumis au vote et il est pourtant noté dans le tableau de subventions proposées au Bureau « montant proposé au vote », est-ce normal ?

Ensuite, concernant les subventions sur lesquelles nous ne pouvons donner qu’un avis mais qui ne sera pas divergent de que nous votons habituellement en conseil :

Sport :

Page 28 : la subvention au club STADE POITEVIN VOLLEY BEACH – SPVB de 160 750€ et page 31 : la subvention au club pro POITIERS BASKET 86 de 124 000€ : nous sommes contre. Ce sont des clubs sportifs professionnels et ces sommes-là (227 000€ pour le SPVB et 209 000€ pour le PB86 en tout cette année) sont toujours disproportionnées. Une bonne partie devrait plutôt être redirigée vers le sport amateur.

E-sport :

Page 34 : la subvention à l’association Futurolan pour renforcer sa professionnalisation, pour la Gamers Assembly et les compétitions e-sport sur le territoire de 95 000€ et page 50 : 15 000€ pour le club e-sportif des Orks Grand Poitiers. Même si nous ne sommes pas contre leurs actions, les sommes ont là-aussi atteint des montants disproportionnés au cours des dernières années et ce, même si comme il est indiqué dans la proposition pour Futurolan et la Gamers Assembly  « la reconfiguration de l’édition 2020 a amené l’association à diminuer sa demande de subvention au titre de cet exercice » : il s’agit tout de même encore d’une somme totale de 245 000€ qui va être accordée (au lieu de 334 000€ l’année dernière). Si nous avions pu voter, nous nous serions donc abstenus sur ces deux subventions.

Associations œuvrant dans le domaine du social et/ou de la solidarité :

Page 40 : l’ADAPGV 86 avait demandé 110 000€ et il leur est attribué en tout 90 000€ sur cette année comme l’année dernière, c’est dommage, ils fournissent notamment en cette période, un travail précieux et encore plus conséquent (à mettre en relation avec le montant accordé aux clubs sportifs professionnels dont je viens de parler).

Page 43 : mention spéciale à Vienne et Moulière Solidarité notamment pour leurs actions de transport solidaire et jardin social et biologique « A la croisée des chemins », je ne connais pas en détail ces actions mais ça m’a l’air d’aller dans le sens de ce que nous défendons, en régie communautaire, ce serait encore mieux.

Page 45 : mention spéciale à l’association AY 128 – Les Usines qui fabriquent en ce moment des visières de protection (Le Fab lab de Ligugé fabrique des visières solidaires – La Nouvelle République).

Pour ces deux associations dont je viens de parler (Vienne et Moulière Solidarité & AY128 – Les Usines), c’est tout à fait le genre d’initiatives que Grand Poitiers doit soutenir tout comme toutes les autres associations œuvrant dans le domaine du social, de la solidarité et de l’économie sociale et solidaire (dont beaucoup se trouvent d’ailleurs dans le dossier).

J’en profite pour demander des explications : page 59, pourquoi les Restos du Cœur qui ont demandé 28 000€ ne se voient attribués que 5 000€ ? Page 61 pour le Secours Populaire : 3 900€ au lieu des 5 000 demandés ? Page 66 pour la Croix Rouge : 2 500€ au lieu des 30 000€ demandés ? A mettre toujours en relation avec le montant des subventions accordées au sport professionnel ou à l’e-sport (voir plus haut)…

Environnement & Déchets :

Page 46 : la subvention à Suez Rebond Insertion de 24 000€  est l’occasion de reparler du tri sélectif qui ne reprendra que le 27 avril et je reprendrai les arguments que nous avons déjà exposés :

Nous avons découvert dans un message du maire de Rochefort à ses concitoyens, l’annonce que le tri allait reprendre chez eux (15 avril) puisqu’il venait de trouver un centre de tri en baisse d’activité tout à fait en mesure d’absorber la collecte. Celui de Poitiers !

Comme nous participons à la cellule de veille COVID à la ville, immédiatement nous avons posé la question et curieusement, alors que depuis que nous abordons ce sujet, on ne nous parlait pas de reprise de la collecte avant le déconfinement, on a une réponse dans les journaux parlant de « l’étude d’une reprise potentielle ».

Soit ! ça ne nous empêche pas de nous poser des questions : il y avait donc, même si la filière est en panne derrière le centre, le moyen de stocker au centre de tri. Il y avait donc le moyen de ne pas envoyer ce signal aux citoyens qui ne peuvent stocker chez eux, de tout mélanger dans la collecte des non-recyclables, le moyen de ne pas reculer sur la nécessité du tri.

L’autre question, c’est celle de cette soumission au marché passé avec les délégataires qui fait reculer l’intérêt collectif : Suez gère, le collecteur gère avec les conditions qui sont négociées et dans la situation exceptionnelle que nous connaissons, ça donne les tensions sociales que nous constatons sur la collecte, et ça donne cette situation ubuesque de faire venir les déchets recyclables de Rochefort et de ne pas pouvoir traiter les nôtres. Il est urgent de récupérer la maîtrise du traitement des déchets. Vivement la régie municipale !

Par ailleurs, dans l’article de presse de la Nouvelle République du 22 avril dernier, il a été dit que le transfert des matières recyclables dans les poubelles noires restait marginal, j’ai eu du mal à le croire…

II-3 – Avis : sur les demandes de subventions pour l’ingénierie programme Leader 2020 -Prox6vallées (page 83)

III – Interventions et questions diverses

Les interventions des élu·e·s Osons Poitiers sont également disponibles au format pdf : Interventions Osons Poitiers au Bureau Communautaire élargi du 24 avril 2020

La presse en parle

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Conseil municipal du 23 avril 2020 https://osonspoitiers.fr/conseil-municipal-du-23-avril-2020/ https://osonspoitiers.fr/conseil-municipal-du-23-avril-2020/#respond Tue, 28 Apr 2020 17:14:01 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33371 Au regard de la situation sanitaire, ce conseil municipal s’est tenu en visioconférence.

Délibération n°1 (2020-0093) : Modalités techniques d’organisation des séances pendant la période d’état d’urgence (JA)

Une courte intervention sur cette délibération dite technique : nous voulons préciser avec Christiane, la raison pour laquelle nous avons insisté pour qu’un conseil municipal se tienne sur ces sujets alors que l’ordonnance d’avril pouvait en dispenser. Nous voulons dire aussi pourquoi nous aurions aimé qu’un conseil de Grand Poitiers ait lieu également.

Nous vivons une période exceptionnelle qui entraîne des mesures d’exception qui s’imposent à l’ensemble de la population. Nos fonctionnements sont modifiés, nous le comprenons et nous l’acceptons comme nous reconnaissons que la situation demande que se constitue autour des décisions une sorte d’union : nous avons depuis le début, en toute loyauté, contribué avec nos réseaux, notre réflexion, nos propositions à l’effort collectif local pour répondre au mieux aux besoins de la population durant cette période au sein de la cellule de veille.

Mais nous voulons dire ici, notre conviction que la question démocratique se pose avec d’autant plus de force que la situation est exceptionnelle. Les décisions, les mesures qui sont prises, générant de l’angoisse, des difficultés sociales, modifiant les modes de vie, pour être efficaces, doivent être consenties, partagées, s’éloigner de la coercition et de l’arbitraire. Nous pensons que cette crise doit au long de sa durée construire la confiance nécessaire pour que le monde d’après soit une aventure collective et pour combattre la méfiance née de l’éloignement et qui s’instaure ici ou là et se manifeste par de nouveaux comportements de délation ou d’exclusion.

Tout cela passe par des instances démocratiques qui continuent de fonctionner, qui s’inventent des conditions de fonctionnement exceptionnel – comme nous sommes en train de le faire – avant de retrouver leur cadre plus ordinaire. Elles permettent d’organiser le débat démocratique d’autant plus essentiel que les problèmes exigent des solutions audacieuses, comprises, consenties, partagées. Elles permettent à l’intelligence collective de se développer, de se construire dans la contradiction et d’affirmer sa supériorité sur l’intelligence individuelle, sans contre-point. Elles permettent enfin à chacun d’identifier et de ressentir sa participation aux décisions, de s’en sentir partie prenante.

La période a besoin de nos désaccords, elle a besoin de nos analyses divergentes, elle a besoin de nos solutions parfois contradictoires, encore plus que d’habitude. Et nous insistons donc pour que le fonctionnement politique local résiste aux difficultés. Il faut que les assemblées se tiennent, il faut que le politique ait toute sa cohérence et garde de l’espace. Ce qui s’accompagne de questions : le bureau municipal se tient-il pendant cette période ? Quand Grand Poitiers va-t-il retrouver le fonctionnement de son assemblée ? Dans la sortie du confinement, va-t-on retrouver le conseil municipal ordinaire ?

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Le élu·e·s Osons Poitiers ont pris acte de cette délibération.

Délibération n°2 (2020-0095) : Confirmation des délégations de pouvoir attribuées au Maire par le Conseil municipal (CF)

Nous nous abstiendrons sur cette délibération tout comme nous l’avions fait suite à l’installation du conseil municipal en 2014. Cette position n’est donc pas nouvelle mais elle est raffermie dans cette période dans laquelle le temps semble être suspendu. Nous pensons en effet qu’il est d’autant plus nécessaire que tout ce qui engage la collectivité doit faire l’objet de débat. Certaines délégations concourent à un fonctionnement fluide de la collectivité, nous les validons mais certaines qui engagent la collectivité, notamment pour la gestion de son patrimoine, doivent faire l’objet de débat et nous y sommes opposés.

Il est indiqué également que conformément à l’ordonnance du 1er avril, le maire procède à l’attribution des subventions aux associations et peut garantir les emprunts. Sur ce dernier point, nous nous interrogeons sur la nature des emprunts qui peuvent être garantis. S’agit-il d’emprunts contractés par des associations, par des bailleurs, par des particuliers ? Suite à la réponse reçue tout à l’heure indiquant simplement qu’il s’agit de la reprise de la phrase de l’ordonnance, nous demandons alors à ce que ce dernier point soit supprimé et que si garantie d’emprunt il y a besoin, ce soit le conseil qui prenne la décision.

Cette intervention a fait l’objet d’une reformulation lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers se sont abstenu·e·s sur cette délibération.

Délibération n°3 (2020-0094) : Mise en œuvre d’un plan d’actions face à la crise du COVID-19 (CF)

Nous pensons qu’il est du ressort de la puissance publique de tout mettre en œuvre pour que les conséquences de cette crise sanitaire n’aggravent pas les inégalités sociales. Dans cette période de totale incertitude, la mise en place de la fonction démocratique dans la prise de décision doit être assumée.

Nous constatons une absence totale de préparation de l’État face à une telle catastrophe. La suppression continue des lits d’hôpital, la réduction continue depuis plus de 15 ans des moyens alloués à la santé ont conduit le gouvernement tout comme bien d’autres d’ailleurs à choisir la solution du confinement certes pour limiter la propagation de l’épidémie mais surtout parce que le système hospitalier n’est pas en mesure de faire face à un afflux de patients en réanimation. Et il ne faudrait pas que, pour assurer une reprise de l’activité économique au plus vite, la sortie du confinement soit précipitée. Il y a encore plus de lits de réanimation occupés par les malades du Covid 19 que la capacité habituelle (5 000 lits). Il ne faudrait pas soumettre le personnel soignant à la prise en charge d’un rebond de l’épidémie. C’est la santé humaine qui doit être privilégiée dans nos décisions.

Notre pays est particulièrement touché : plus de 21 000 morts et on ne comprend rien à la stratégie de l’État pour faire face à cette pandémie. On entend tout et puis son contraire. C’est flippant.

Nous sommes circonspects face à la coordination des différents intervenants publics. Les annonces priment sur la coordination et de ce fait sur l’efficacité. Il a fallu plusieurs semaines pour qu’un accueil de jour soit mis en place au gymnase des Écossais alors que les locaux semblaient prêts depuis plusieurs jours.

La question des masques est la plus symptomatique, le président du Conseil Départemental annonce dans la presse qu’un masque par habitant du département sera mis à disposition, est-ce toujours d’actualité ? Les annonces se succèdent sans que l’on puisse s’assurer qu’un véritable plan d’action se concrétise.

Si l’on revient aux termes de la délibération, nous allons reprendre les positions que nous avons prises lors de la cellule de veille à laquelle nous participons.

Sur le couvre-feu, nous n’aurions pas pris cette mesure qui, si on veut bien l’entendre, a été prise pour renforcer le message de la nécessité de respecter le confinement. Cette mesure est une privation de liberté extrême et nous aurions pour notre part, préféré des contrôles stricts et renforcés la nuit plutôt que le couvre-feu. Je pose la question sans esprit polémique aucun : est-ce que ce couvre-feu sera levé le 11 mai ?

Ensuite, il est indiqué dans la délibération que la collectivité a racheté les invendus des producteurs. Je précise que nous avons suggéré cette solution mais que la formulation devrait être nuancée puisque c’est seulement 10% des producteurs qui ont bénéficié de cette mesure, et ce pourcentage n’est pas le fait de la collectivité mais il est celui-là.

Nous avons demandé à ce que soit rajouté un autre axe au plan Covid puisque vous avez décidé, monsieur le maire, de mettre à disposition des masques au nombre de 100 000, pour un coût de 500 à 600 000 euros. Cette mesure est une mesure sanitaire et donc l’axe sanitaire dans la délibération devait être également mentionné.

Sur ce point, nous l’avons dit, nous ne sommes pas d’accord avec la façon dont la décision a été prise. Nous sommes à 48h de l’annonce et il aurait été préférable que cette décision, si elle devait être prise, soit prise par le conseil.

Là encore, nous nous interrogeons. Ne serait-ce pas à l’État via les ARS de permettre à chacun de porter un masque si ce port de masque est rendu obligatoire ? De plus, beaucoup s’organisent pour en fabriquer ou en acquérir.

Que la collectivité en procure à ses agents, pourquoi pas ? Qu’elle en mette à disposition au CCAS pourquoi pas ? La mise à disposition pourrait être ciblée.

Donc ce plan comporte trois axes : l’aide en faveur de l’économie locale, le soutien aux acteurs associatifs et la solidarité en matière d’action sociale.

Le soutien économique devrait être fait dans le respect de la préservation de l’environnement et devrait être équitable. Nous sommes favorables à l’annulation des loyers perçus par la Ville pendant la période de confinement sauf pour les entreprises qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires. Nous vous interrogeons donc en particulier sur Veolia qui est locataire de la Ville.

Sur la reprise des travaux dès que possible, il faudra veiller à ce que ces travaux ne soient pas pénalisant pour les commerçants, je pense aux travaux de voirie notamment.

Pour les producteurs, il est indispensable que les marchés reprennent au plus tôt, nous demandons à nouveau que les marchés reprennent car bien que participant à la cellule de veille, nous n’étions pas d’accord avec la décision que vous avez prise de les fermer. Les supermarchés n’ont pas cessé leur activité et c’est une vraie concurrence déloyale qui s’est installée.

Enfin, on ne peut pas parler de cette crise sans souligner le rôle majeur qu’ont tenu les associations telles que la Croix-Rouge, le Secours Populaire, le Toit du Monde, les Resto du Cœur et toutes les autres. Le CCAS a été en première ligne et a mis tout en place pour atténuer les effets du confinement sur les plus précaires, sur les personnes les plus fragiles, sur les personnes isolées, et vraiment nous voudrions remercier tout le personnel du CCAS qui a été et qui est à la hauteur pendant cette crise.

Nous pensons qu’une des causes de cette crise est la conséquence de la destruction de la biodiversité, de la mondialisation.

Cette crise ne doit pas se conclure par une reprise de l’activité comme avant le confinement. Comme nous l’avons dit bien souvent, il est nécessaire de relocaliser l’économie non seulement pour créer des emplois mais également pour préserver notre autonomie alimentaire et notre souveraineté sanitaire et économique.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Christiane FRAYSSE et Jacques ARFEUILLÈRE ont voté pour cette délibération.

Manon LABAYE est arrivée au cours de l’examen de cette délibération et elle s’est abstenue.

Délibération n°4 (2020-0088) : Subventions à l’ensemble des structures (JA)

Un mot avant le vote. Nous avons, en cellule de veille, accepté le principe d’engager à l’euro près les subventions accordées en 2019. Il faut que les associations puissent fonctionner, faire face à leurs missions et leurs obligations. Nous avons attiré votre attention sur le fait que les actions qu’elles mettent en œuvre dépassent parfois le cadre annuel, sur le fait que les besoins ont pu évoluer en plus ou en moins. La délibération envisage le cas des besoins liés à la crise et nous sommes d’accord sur une commission consultative ouverte aux oppositions qui examine cela. Pour le reste, il faut que les ajustements liés au dialogue engagé avec les associations, retrouvent un cadre de décision qui passe par la case assemblée.

Nous demandons enfin un vote dissocié pour certaines de ces subventions que nous ne votons pas d’habitude et nous voulons avoir un vote cohérent.

Cette intervention a fait l’objet d’une reformulation et n’a pas été prononcée dans son intégralité.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté pour cette délibération à l’exception des subventions versées aux organismes suivants :

École privée & Religion :

Page 33 : subventions aux écoles privées sous contrat pour 267 000€ : CONTRE

Page 53 : patronage saint joseph pour 57 067€ : CONTRE

École publique et Environnement numérique de travail (ENT), entrée des GAFA* à l’école :

Page 33-34: versement d’un crédit de 50€ par école pour l’achat d’une carte Google prépayée : CONTRE

Sport :

Page 56 : 1 000€ pour Fête le Mur (à l’ASAC) : ABSTENTION

Page 48 : subventions au PB 86 et SPVB pour 180 000€ et 158 400€ : CONTRE

Armée :

Page 86 : Association Nationale des anciens du RICM : Subvention destinée à l’organisation de parcours d’obstacles à l’occasion de la journée des blessés de l’Armée de Terre « Blossac Warrior » le 13 juin 2020 au Parc de Blossac : CONTRE

Environnement :

Page 101, 103, 104, 116, 117 : aides aux paiements des loyers des jardins partagés au lieu de la gratuité : ABSTENTION

*GAFA : géants du web Google, Apple, Facebook, Amazon …

Pour consulter le résumé des votes de ce conseil, cliquez ici

Les interventions des élu·e·s Osons Poitiers sont également disponibles au format pdf : Interventions Osons Poitiers au Conseil municipal du 23 avril 2020

La presse en parle

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Des pantins pour la pandémie ? https://osonspoitiers.fr/des-pantins-pour-la-pandemie/ https://osonspoitiers.fr/des-pantins-pour-la-pandemie/#respond Wed, 22 Apr 2020 07:19:50 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33369 Poitiers, le 21 avril 2020

Nous sommes présents, comme élus d’Osons, dans la cellule de veille de Poitiers. Et nous nous sentons, ce matin, sinon trahis, du moins inquiets sur le sens de notre participation au processus démocratique de la gestion de la crise liée au COVID 19.

Nous avons depuis le début, en toute loyauté, contribué avec nos réseaux, notre réflexion, nos propositions à l’effort collectif local pour répondre aux mieux aux besoins de la population durant cette période exceptionnelle. Nous avons milité également pour que cette réponse soit collective, d’autant plus forte qu’elle serait construite dans un véritable débat : en période de crise, la question démocratique se pose avec d’autant plus d’acuité que les problèmes exigent des solutions audacieuses, comprises, consenties, partagées. L’intelligence collective révèle de façon évidente s’il en était besoin, sa supériorité par rapport aux décisions d’un seul. Et c’est pourquoi nous avons insisté pour que le conseil municipal se tienne pour le vote des subventions aux associations et des fonds COVID 21 alors qu’une ordonnance permet au maire de fonctionner par arrêté. Et c’est pourquoi nous avons demandé à participer à la cellule de veille dès que nous avons appris son existence. Nous avons obtenu gain de cause, tant mieux !

Mais ce que nous avons demandé, ce n’est pas de faire beau en vitrine ! Et ce matin, à deux jours du conseil municipal, nous sommes en droit de nous interroger. Après une réunion de la cellule de veille essentiellement consacrée à la réponse à apporter aux besoins en masques « grand public » hier et concluant à la mise en place d’une plate-forme visant à mettre en regard la demande et l’offre, réponse relayée ce matin par la presse, nous voilà conviés à la dernière minute à une annonce exceptionnelle du maire en présence de toute la presse, tous médias confondus : « Poitiers va acheter pour 500 000 ou 600 000 euros de masques, de quoi distribuer à chacun des habitants de Poitiers ».

Nous ne remettons pas en cause la pertinence de la décision mais ce que nous pouvons dire, c’est qu’elle n’a pas été discutée, qu’elle arrive comme un coup de théâtre, un peu comme si ce qui était recherché devait être mis en scène. Surenchère par rapport au Département qui a déclaré son intention de fournir chaque habitant de la Vienne ? Peut-être. En tout cas, ce qui peut interroger, c’est la valeur des débats auxquels nous participons chaque jour : voilà une décision qui engage plus d’un demi-million, prise par surprise, à l’encontre de la dernière discussion. Cela présage-t-il de la manière dont nous allons construire le débat démocratique du monde d’après ?

Christiane FRAYSSE et Jacques ARFEUILLÈRE, élu·e·s municipaux et communautaires à la Ville de Poitiers et à la Communauté urbaine de Grand Poitiers

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Gestion des déchets à Grand Poitiers https://osonspoitiers.fr/gestion-des-dechets-a-grand-poitiers/ https://osonspoitiers.fr/gestion-des-dechets-a-grand-poitiers/#respond Mon, 20 Apr 2020 07:09:46 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33364 Communiqué du 17 avril 2020 sur la reprise de la collecte du tri sélectif à Grand Poitiers

Sur ce sujet, Osons est en mesure de donner un autre éclairage. Nous avons découvert avant hier, dans un message du maire de Rochefort à ses concitoyens, l’annonce que le tri allait reprendre chez eux (15 avril) puisqu’il venait de trouver un centre de tri en baisse d’activité tout à fait en mesure d’absorber la collecte. Celui de Poitiers !

Comme nous participons à la cellule de veille COVID à la ville, immédiatement nous avons posé la question et curieusement, alors que depuis que nous abordons ce sujet, on ne nous parlait pas de reprise de la collecte avant le déconfinement, on a une réponse dans les journaux parlant de « l’étude d’une reprise potentielle ».

Soit ! ça ne nous empêche pas de nous poser des questions : il y avait donc, même si la filière est en panne derrière le centre, le moyen de stocker au centre de tri. Il y avait donc le moyen de ne pas envoyer ce signal aux citoyens qui ne peuvent stocker chez eux, de tout mélanger dans la collecte des non-recyclables, le moyen de ne pas reculer sur la nécessité du tri.

L’autre question, c’est celle de cette soumission au marché passé avec les délégataires qui fait reculer l’intérêt collectif : Suez gère, le collecteur gère avec les conditions qui sont négociées et dans la situation exceptionnelle que nous connaissons, ça donne les tensions sociales que nous constatons sur la collecte, et ça donne cette situation ubuesque de faire venir les déchets recyclables de Rochefort et de ne pas pouvoir traiter les nôtres.

Il est urgent de récupérer la maîtrise du traitement des déchets. Vivement la régie municipale !

Communiqué du 14 avril 2020 en soutien aux éboueurs et éboueuses de Grand Poitiers

Alors que la population poitevine adresse chaque jour des remerciements appuyés aux éboueurs et éboueuses, nous regrettons que notre municipalité choisisse de les empêcher d’exiger leur dû et ainsi d’ajouter aux tensions existantes en envisageant le recours possible à la réquisition d’agent·e·s par un courrier de demande envoyé à la préfecture. Pour nous, si l’action municipale doit s’exercer, c’est à destination de la direction de l’entreprise Urbaser pour qu’elle agisse à la hauteur des enjeux sanitaires et sociaux, et non pas en installant un rapport de force avec celles et ceux qui assument chaque jour des risques pour le bien de toutes et tous.

Le maire de Poitiers doit intervenir auprès de la direction de l’entreprise pour soutenir les éboueurs et éboueuses et demander à ce qu’elle leur verse la prime instaurée par le gouvernement. Cette situation est une conséquence directe du choix de Grand Poitiers de déléguer cette mission publique de première nécessité à une grande entreprise cotée en bourse. Nous proposons un retour en régie municipale de cette activité, ce qui permettrait de protéger et valoriser les employé·e·s tout en favorisant les activités relatives au réemploi, à la réutilisation et au recyclage à l’échelon local.

Christiane FRAYSSE et Jacques ARFEUILLÈRE, élu·e·s municipaux et communautaires à la Ville de Poitiers et à la Communauté urbaine de Grand Poitiers

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[vidéo] Interview sur la cellule de veille covid-19 de Poitiers https://osonspoitiers.fr/video-interview-sur-la-cellule-de-veille-covid-19-de-poitiers/ https://osonspoitiers.fr/video-interview-sur-la-cellule-de-veille-covid-19-de-poitiers/#respond Fri, 10 Apr 2020 14:06:17 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33351 Vous pouvez visionner l’interview de Christiane FRAYSSE et Jacques ARFEUILLÈRE en cliquant ci-dessous :

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Conseil communautaire du 14 février 2020 https://osonspoitiers.fr/conseil-communautaire-du-14-fevrier-2020/ https://osonspoitiers.fr/conseil-communautaire-du-14-fevrier-2020/#respond Tue, 25 Feb 2020 16:28:42 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33319 26 délibérations étaient à l’ordre du jour de ce dernier conseil de la mandature. Il n’y a pas eu de débat concernant le vote de ces délibérations, les élu·e·s Osons Poitiers n’ont donc pas pris la parole. Vous trouverez ci-dessous le dossier des délibérations votées lors de ce conseil où figurent les votes des élu·e·s Osons Poitiers. A l’issue du conseil, le Président s’est longuement exprimé pour faire un bilan de cette mandature après avoir invité les conseillers communautaires à en faire de même. Les élu·e·s « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne » ont gardé le silence tout au long de ce conseil mais vous pouvez trouver pages suivantes ce qu’ils auraient pu dire à ce sujet.

Les interventions des élu·e·s Osons Poitiers sont également disponibles au format pdf : Interventions Osons Poitiers au Conseil Grand Poitiers du 14 février 2020

Pour consulter le dossier des délibérations de ce conseil, cliquez ici

Ce soir, c’est le dernier conseil communautaire de cette mandature

Ça a été dur !

Dur parce qu’il a fallu mettre en œuvre la réforme territoriale : nombre de compétences sont passées de la commune à l’intercommunalité comme par exemple la compétence culture ou la voirie et la CAF force un peu la main aussi pour que la petite enfance soit traitée également au niveau de l’intercommunalité.

Et ce passage au niveau de Grand Poitiers fait que malheureusement, nous sommes encore moins informés des projets…

Par exemple quand dans cette enceinte nous demandions à être informés de certains projets, que nous demandions une présentation en commission et qu’on nous répondait qu’il y avait eu des réunions publiques et qu’il suffisait que l’on y aille ou bien « on vous apportera la réponse », réponse qui n’arrivait pas ou qui arrivait une fois que nous l’avions appris dans la presse ou bien lorsque nous réitérions nos questions par écrit et que celles-ci faisaient l’objet d’une réponse ou non 6 mois plus tard. A ce sujet, nous sommes toujours dans l’attente des réponses aux questions posées lors des quatre derniers conseils communautaires des 12 avril, 28 juin, 27 septembre et 6 décembre 2019…

Ainsi, les projets de voiries et d’espaces verts ne sont plus présentés ni à la Ville ni à Grand Poitiers et la perte d’information est importante. C’est aussi ce qui fait que les communes entrantes se plaignent de la perte de proximité comme nous, les élus des oppositions de Poitiers.

Nous avons participé à des comités de pilotage mais lorsqu’il s’agit du même procédé que pour les réunions de concertation publique qui sont en fait des réunions d’information, nous n’avons eu l’impression de ne faire que de la figuration.

Pour ce qui est de notre droit à l’expression politique publiée dans le magazine de Grand Poitiers et sur le site internet, il aura fallu le quémander auprès de la Préfète pour faire respecter la loi et nous l’avons obtenu mais 200 signes pour un élu de l’opposition, on peut dire que c’est à peu près autant que rien et c’est dire qu’aucune place n’est accordée à l’opposition sur le site internet de Grand Poitiers.

Vous ne pourrez pas nous dire en tout cas que nous n’avons pas tenu sérieusement notre rôle d’opposants car ne vous en déplaise Monsieur le Maire-Président, l’opposition est bien là pour faire vivre la démocratie, nous avons tenté de critiquer, de contrôler et de formuler des propositions alternatives pour susciter le débat démocratique malgré le fait que bien souvent nous ressentions de votre part une volonté de couper court au débat car cela vous apparaissait comme une perte de temps. Certes, de votre point de vue, les sujets évoqués dans cette enceinte, vous en aviez déjà fait le tour en bureau communautaire, en conférence des maires, instances dont nous, conseillers d’opposition ne faisons pas partie, et vous n’hésitiez pas à nous répéter « ce sujet a été évoqué en commission n’est-pas ? Alors passons… ».

Pourtant les séances des conseils communautaires sont bien les seules à être publiques et c’est bien ici encore plus qu’ailleurs que le débat démocratique doit avoir lieu. Tous les élus que nous sommes représentent les citoyens qui nous ont donné pouvoir pour défendre leurs intérêts en veillant à ce que l’argent public soit correctement utilisé et c’est bien tout au long du mandat que nous devons leur rendre compte de ce qui les concerne en premier lieu. Pas étonnant qu’avec de telles méthodes, ces derniers se désintéressent du débat public ou ne souhaitent pas y prendre part. Nos demandes sans cesse répétées lors des conseils d’une possibilité de visionner les conseils en différé sur le site internet grandpoitiers.fr et pas seulement en direct ou bien d’un accès simplifié aux discussions des conseils qui sont en ligne sur le site mais que personne n’arrive à trouver, étaient quelques-unes des nombreuses pistes que nous vous avons proposé tout comme la réelle concertation de la population sur biens des sujets pour rendre aux citoyens l’envie de s’intéresser à la politique. Vous êtes pour le tout numérique mais pas pour la diffusion des moments de démocratie, c’est dommage. La démocratie demande du temps : il faut du temps pour débattre et non pas réduire le nombre de conseil au strict minimum.

Notre sentiment, c’est que nous avons essuyé souvent du mépris d’une majorité que nous ressentions comme arrogante. Le système actuel des municipales avec technique de fléchage des conseillers communautaires donne une prime majoritaire de 50% à la liste qui obtient le plus fort score et transforme ainsi un taux de 40% d’électeurs en un taux de 68% d’élus de la majorité dans la commune de Poitiers et l’entonnoir se rétrécie à l’échelle communautaire alors qu’il devrait au contraire s’élargir puisque davantage de compétences sont passées à Grand Poitiers.

Nous pensons que le nombre de mandat dans le temps doit être limité de même que le nombre de mandat exercé en même temps : maire, président de l’agglo et du CCAS, du syndicat mixte du seuil du Poitou (SMASP), etc. et député pendant la première partie de ce mandat, trop c’est trop.

Le constat aujourd’hui, c’est que Poitiers a perdu son statut de capitale régionale et que vous avez voté la loi NOTRe Monsieur le Député-Maire-Président et avec la perte de ce statut ce sont des emplois qui ont été et qui continuent à être supprimés.

Grand Poitiers a vu sa qualité de l’eau baisser. La source de Fleury produit de l’eau avec un taux de nitrates en augmentation et qui présente un taux de dépassement de plus en plus fréquemment. Rien n’a été fait pour améliorer la qualité de l’air ou le niveau d’exposition sonore.

Nous pensons que le budget de Grand Poitiers ne doit pas seulement être un budget qui injecte de l’argent dans l’économie locale comme cela nous a été rappelé chaque année mais qu’il doit financer des actions utiles et non des actes bling bling tels que « Traversées » pour ne citer que le dernier en date.

La cérémonie des vœux à laquelle nous convient le Maire-Président et son épouse est particulièrement choquante, d’une part du fait que l’épouse du Maire-Président soit préférée au conseil dans son ensemble pour formuler l’invitation, et d’autre part par la somptuosité des petits fours offerts dans un contexte social de lutte et d’accroissement des inégalités. Ce luxe payé par les deniers public apparait déplacé. A ce propos, nous nous demandons combien a couté cette cérémonie ?

Pour conclure, nous dirons qu’il y a besoin d’un véritable renouvellement, la gestion comptable est une chose mais elle ne doit pas primer sur la lutte contre la précarité.  Donner envie à nos concitoyens d’agir dans Grand Poitiers, pour Grand Poitiers, en fait pour eux, pour leur quotidien c’est ce que nous souhaitions et n’avons eu de cesse de défendre tout au long de ce mandat. Plutôt que de mettre des freins, de ne penser qu’investissement, nous aurions souhaité que Grand Poitiers agisse non pas pour une image, pour une marque, pour des concepts creux mais qu’on agisse concrètement pour que les Grands Poitevins et les Grands Poitevines soient bien dans leur ville, dans leur territoire, qu’ils y respirent bien, que les déplacements en bus, en vélo et à pied soient agréables, sûr et facilité, pour que les initiatives d’emploi soit accompagnées et encouragées, que l’autonomie alimentaire soit promue en favorisant le bio et local car c’est possible. Nous n’allons pas faire une liste à la Prévert mais sincèrement, il est temps de tourner la page et d’enfin apporter une véritable réponse aux urgences climatiques et sociales en faisant avec une pratique démocratique réelle.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

La presse en parle

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Conseil municipal du 20 janvier 2020 https://osonspoitiers.fr/conseil-municipal-du-20-janvier-2020/ https://osonspoitiers.fr/conseil-municipal-du-20-janvier-2020/#respond Wed, 22 Jan 2020 11:53:21 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33297 7 délibérations étaient à l’ordre du jour de ce dernier conseil de la mandature. Vous trouverez listées ci-dessous, les interventions préparées par les élu·e·s « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne » pour ce conseil.

Les interventions des élu·e·s Osons Poitiers sont également disponibles au format pdf : Interventions Osons Poitiers au Conseil municipal du 20 janvier 2020

Pour consulter le dossier des délibérations de ce conseil, cliquez ici

Intervention de Christiane FRAYSSE sur la vente du patrimoine : Site Pasteur

Intervention de Christiane FRAYSSE sur la délibération n°4 (2019-0348) : Cession d’un immeuble par le Centre communal d’action sociale (CCAS) – Avis de la commune et régularisations foncières

Encore une délibération de promotion immobilière à quelques semaines de l’échéance municipale. Nous voterons contre cette délibération pour trois raisons :

  • La première, c’est que nous sommes à moins de dix semaines d’un renouvellement du conseil municipal et probablement un changement de majorité, donc vendre le patrimoine immobilier de la Ville ou du CCAS comme cela est fait dans ce conseil et a été fait lors du précédent conseil, est un vrai déni démocratique. Et peu importe les arguments fumeux avancés tels que : « on ne peut pas arrêter de gérer la Ville lorsqu’il y a une échéance démocratique », seuls les arrogants pensent qu’ils sont inamovibles.
  • La deuxième raison, c’est que le devenir du site mérite une consultation et une réflexion partagée : la parcelle vendue est à proximité d’un des deux EHPAD municipaux et celui-ci pourrait être agrandi car il y a un vrai besoin d’accueil public des personnes âgées, dépendantes ou pas.
  • La troisième raison enfin, c’est que la limite de la zone inondable s’arrête au pied du bâtiment et que vouloir transformer cet espace en espace vert pourrait également être envisagé.

Brader ce site à 380 000 euros nous rappelle une autre vente.

Derrière cette précipitation, nous voyons surtout la volonté d’afficher des comptes propres. En effet, le CCAS a vu ses fonds propres diminuer significativement sous ce mandat et vendre son patrimoine lui permettra d’afficher des comptes plus présentables avec davantage de ressources. C’est exactement la même politique que l’État : vendre le patrimoine pour faire face à des grands projets inutiles au lieu d’utiliser au mieux ses actifs.

Nous demandons le retrait de cette délibération et à défaut nous voterons contre.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Intervention de Manon LABAYE prononcée en début de conseil

Le conseil municipal est avant tout une chambre d’enregistrement de vos prises de décisions mais pas un lieu démocratique. Je n’avais pas d’illusion là-dessus mais j’ai pu m’en rendre compte pendant ces 6 années. C’est au mieux une tribune. Et je vais donc utiliser cette tribune pour parler du mouvement social en cours.

Depuis le 5 décembre 2019, cheminot.e.s, enseignant.e.s, territoriaux et d’autres sont en grève et certains pour quelques jours, d’autres sans interruption. Depuis cette date nous avons vu, y compris à Poitiers, des journées de grève forte et des manifestations massives.

La contre-réforme des retraites va encore augmenter la pauvreté des retraités et elle va rendre l’accès à la retraite de plus en plus éloigné à 65, 66, 67 ans… Cette contre-réforme est à l’image de la société des Macron, des Sarkozy, des Hollande, des Valls et consorts.

Une société conçue par et pour les riches. Ce soir ma place n’est pas ici, elle est auprès des manifestant.e.s et des grévistes. C’est le pouvoir de la rue qui doit être entendu.

Toutes et tous ensemble, retraités, chômeurs, salariés et étudiants, nous ne lâcherons rien car nos vies valent plus que leurs profits ! Et je vous invite toutes et tous ici à participer à la caisse de grève en reversant vos indemnités d’élus par exemple.

A la suite de cette déclaration, Manon LABAYE a quitté la séance du conseil municipal.

La presse en parle

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Conseil communautaire du 6 décembre 2019 https://osonspoitiers.fr/conseil-communautaire-du-6-decembre-2019/ https://osonspoitiers.fr/conseil-communautaire-du-6-decembre-2019/#comments Mon, 23 Dec 2019 15:41:28 +0000 https://osonspoitiers.fr/?p=33251

A Grand Poitiers, la démocratie, c’est sans l’opposition…

Les élu·e·s d’Osons à Grand Poitiers ont été poussés dehors hier soir, lors d’une séance de conseil particulièrement révoltante. Le maire-président, qui avait décidé de procéder au plus vite au vote des 6217 pages du dossier de séance et des 176 délibérations, a multiplié les provocations pour économiser le débat et pouvoir se satisfaire, en fin de conseil, « d’avoir bouclé l’affaire en moins de 4 heures ! »

Un bel exploit quand on sait que parmi ces dossiers étaient examinés, entre beaucoup d’autres sujets, le Plan Local d’Habitat de Grand Poitiers, le Règlement intercommunal de Publicité ou encore le bilan du projet de Territoire, le Plan Climat Air-Énergie, sujets qui auraient mérité à eux-seuls une séance particulière.

Micros coupés, refus de donner la parole avant de procéder aux votes, utilisation d’un vocabulaire injurieux à l’égard des élu·e·s, vote « par paquets » des délibérations, le président a fait la démonstration que la démocratie locale pouvait se caricaturer elle-même, déclarant à plusieurs reprises que l’assemblée n’avait pas besoin d’un débat quand celui-ci avait lieu en commission, (c’est-à-dire hors du contrôle du citoyen).

Les élu·e·s d’Osons Poitiers n’ont eu d’autre choix que de quitter une séance qu’ils ne pouvaient cautionner par leur présence et dénoncent vigoureusement une attitude qui porte atteinte à la veille des élections à la confiance que les citoyens peuvent accorder à la démocratie locale.

Christiane FRAYSSE et Jacques ARFEUILLÈRE, élu·e·s communautaires d’Osons Poitiers à Grand Poitiers Communauté Urbaine

Voici, dans son intégralité, les interventions préparées par les élu·e·s « Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne » pour la séance du conseil communautaire du 6 décembre 2019. Ils sont intervenus sur 12 délibérations relatives aux commissions culture-patrimoine, des finances et aménagement-habitat lors du conseil et auraient souhaité intervenir sur 10 autres délibérations listées pages suivantes.

Les interventions des élu·e·s Osons Poitiers sont également disponibles au format pdf : Interventions Osons Poitiers au Conseil communautaire du 6 décembre 2019

Pour consulter la revue de presse des conseils de décembre, cliquez ici

Finances : École de musique de Migné-Auxances et ZAE

Délibération n°14 : Approbation du rapport de la Commission locale d’évaluation des transferts de charges (Cletc) du 26 septembre 2019 (CF)

Nous ne votons pas les rapports des Commissions locales d’évaluation des transferts de charges (Cletc) parce que cela nous est toujours présenté pour approbation et jamais en amont. Les modalités financières du transfert de l’école de musique de Migné-Auxance ont été actées dans cette Cletc.

La compétence enseignement musical est une compétence communautaire, le personnel de l’école de musique de Migné a le statut de personnel territorial et il est donc normal que tout comme le Conservatoire, l’école de musique de Migné soit communautaire. En revanche, nous ne sommes pas favorables aux modalités financières actées dans cette commission.

La charge de la construction d’un nouvel équipement est étalée sur 12 ans et non sur 4 ans comme dans les précédentes Cletc. 4 ans correspondaient à la durée de réalisation de l’équipement. Les règles du jeu de la Cletc changent au gré des transferts et il serait plus transparent que ces règles soient validées en amont par le Conseil communautaire et pas seulement par la Commission d’évaluation des transferts de charges.

De plus, cette proposition de transfert de l’école de musique a suscité des polémiques au Conseil de la commune de Migné-Auxances puisque près de 40% des conseillers n’ont pas voté ce rapport de Cletc. Nous sommes par principe opposés aux délibérations qui forcent la main des municipalités qui s’installeront en mars prochain, il n’y a aucune urgence pour que ce transfert soit voté maintenant ou du moins que soit entériné un projet d’un tel montant.

Et pour élargir le sujet, à propos de l’enseignement musique et danse sur le territoire communautaire, nous voyons que la méthode consiste à définir l’intérêt communautaire par une liste d’équipements transférés et non comme nous le demandons, par une définition de principe et d’actions de ce que doit être l’intérêt communautaire. S’en tenir à une liste d’équipements conduit à déséquilibrer ce qui existe sur le territoire et s’en tenir aux équipements conduit à ne pas prendre en compte les associations qui pourtant participent à la pratique de l’enseignement musical notamment pour la pratique amateur.

Un des autres transferts validés par cette Cletc est celui des Zones d’activités économiques également. Sur ce dernier point, je l’ai dit en conseil municipal, nous voudrions savoir précisément qui réalise l’entretien des espaces verts des ZAE ? Est-ce que cet entretien est externalisé ou bien est-il réalisé par du personnel de Grand Poitiers ?

Nous voterons contre ce rapport.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Délibération n°1 : Modification de l’intérêt communautaire de Grand Poitiers Communauté urbaine (CF)

Nous redisons encore une fois que la liste des équipements communautaires devrait être accompagnée d’une définition politique de ce qu’est l’intérêt communautaire, des critères devraient être précisés sinon on a un sentiment d’arbitraire.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Culture-Patrimoine : Église Saint-Hilaire-le-Grand

Délibération n°156 : Création d’une zone tampon autour de l’église Saint-Hilaire-le-Grand à Poitiers (CF)

On a l’impression d’une mauvaise blague, l’État souhaite définir un périmètre de zone tampon correspondant à un périmètre géographique de protection supplémentaire, visant à mettre en valeur les alentours des monuments et à éviter des interventions urbaines inappropriées.

Il y a plus de 10 ans, le flanc sud de l’église Saint-Hilaire-le-Grand à Poitiers dont il est question dans cette délibération, était autrefois orné d’un cloître qui a entièrement disparu. Il abritait auparavant une partie de la nécropole antique de Poitiers. Saint-Hilaire y aurait été inhumé au IVe siècle. A quelques mètres de l’église, de l’autre côté du cloître, était construit un cellier-réfectoire du XIIe siècle, un bâtiment qui, pour une raison qui n’appartient qu’à l’administration des monuments historiques, ne faisait l’objet d’aucune protection. Sans doute pensait-on que le voisinage immédiat de Saint-Hilaire était suffisant pour en garantir la pérennité.

Or, le 16 février 2007, un permis de construire fut délivré par la mairie de Poitiers pour autoriser l’élévation d’un immeuble et d’un parking. L’immeuble, de 33 appartements, devait être bâti sur le réfectoire et en partie sur le site de l’ancien cloître, tandis que le parking devait être creusé sous celui-ci. Le promoteur faisait du classement UNESCO un argument pour « vendre » son projet.

On se demande donc parfois à quoi sert ce type de protection.

Cette affaire ayant suscité des réactions locales indignées, après négociation, un nouveau permis de construire daté du 5 septembre 2008 a été délivré et c’est ce projet pour lequel le terme « scandaleux » est un qualificatif bien faible, qui a été réalisé. On a donc construit sur le site de l’ancien cloître recouvrant une nécropole (en ne faisant qu’une fouille archéologique superficielle), et sur le réfectoire du XIIe siècle, on a construit un bâtiment de 14 mètres de haut. Tout cela le long d’une église classée monument historique et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO !Ces travaux ont donc non seulement définitivement ruiné les abords de Saint-Hilaire avec un médiocre immeuble d’habitation sur un réfectoire construit aux XIIe et XIIIe siècles, ils ont aussi, ce qui n’a rien d’étonnant, largement mutilé celui-ci.

Cette intervention n’a pas été prononcée dans son intégralité et a fait l’objet d’une reformulation lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté pour cette délibération.

Pôle créatif et culturel : École européenne supérieure de l’image aux Couronneries

Délibération n°170 : Acquisition auprès de Covivio de la parcelle ID n°304 pour la création du Pôle créatif et culturel (CF)

Par cette délibération, il s’agit d’acquérir le site d’EDF aux Couronneries en vue de la construction de l’École européenne supérieure de l’image (EESI), jusque-là c’est clair. Ce qui l’est moins, c’est ce que vous mettez sous le terme « Pôle créatif et culturel », s’agit-il de l’EESI seulement ? S’agit-il également du Pôle Aliénor ou du Centre d’art dramatique (Comédie Poitou-Charentes Centre Dramatique National) comme cela avait évoqué lors du comité de pilotage de la création du Pôle image (ancien nom du « Pôle créatif et culturel ») ? Les projets changent-ils ou seulement les intitulés ?

Cette intervention a fait l’objet d’une reformulation lors du conseil. 

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté pour cette délibération.

Mobilité-Transport : Bus et Aéroport

Délibération n°173 : Budget Mobilités – Avenant à la convention de maîtrise d’ouvrage unique entre la Ville de Poitiers et Grand Poitiers pour les travaux d’aménagement dans le cadre du Bus à haut niveau de service (BHNS) (CF)

Quel couac ce BHNS ! Ce n’est qu’une succession de renoncements mais ce sont des millions dépensés pour carreler la ville et construire un viaduc (35 millions sur les 52 consacrés au BHNS).

Nous avons réellement besoin d’inciter au transfert modal de la voiture individuelle vers des modes de transport moins polluants et moins générateurs de gaz à effet de serre. Le bus gratuit peut y participer, c’est ce que nous pensons. Certains conseillers communautaires sont de notre avis ou veulent avoir une position argumentée. Vous avez saisi le Conseil de développement responsable qui a eu pour mission de donner un avis sur la gratuité des bus. Mais rien n’a été présenté et l’on sait que les premières conclusions n’allant pas dans le sens que vous souhaitiez, vous avez demandé un complément d’étude.

La fin du mandat arrive et une fois encore, nous avons vu quelle façon de gouverner vous appliquez. Du bottage en touche, de la temporisation mais pas de prise en compte réelle des demandes ou des points de vue de l’opposition écologiste à votre gauche. Pourtant une fréquence accrue et la gratuité du bus sont plus efficaces que le carrelage des rues.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Délibération n°3 : Syndicat mixte de l’aéroport de Poitiers-Biard : désignation des représentants de Grand Poitiers (CF)

Nous demandons à ce que Jacques ou moi soyons représentants de Grand Poitiers à ce syndicat. Il serait normal que des élus communautaires portant une position minoritaire soient également représentés dans les organismes satellites de Grand Poitiers, cela s’appelle la démocratie.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Règlement local de publicité intercommunal (RLPi)

Délibération n°72 : Règlement local de publicité intercommunal de Grand Poitiers Communauté urbaine – Arrêt du projet de Règlement local de publicité intercommunal (JA)

Je ne surprendrai personne en disant que pour nous ce document est tout sauf ambitieux. Et, s’il manque de l’ambition que nous souhaitons, c’est sans doute parce que nous ne définissons pas les enjeux de la même manière.

Quand nous lisons à côté des questions de transition écologique que notre règlement doit respecter la liberté d’expression, c’est-à-dire la liberté d’expression des publicitaires, nous nous disons qu’il manque bien ce débat auquel nous, nous aspirons dans ce domaine, qui est le débat touchant à la surconsommation et opposant la liberté du citoyen à la manipulation du consommateur.

A quel moment a-t-on réellement posé, dans l’élaboration de ce règlement, les questions liées à la surexposition des citoyens ?

Je rappelle que chaque personne reçoit près de 3000 messages publicitaires par jour. Ces injonctions à consommer plus que ce dont nous avons réellement besoin sont omniprésentes dans la société, en particulier dans l’espace public. Si la publicité représente une pollution sur plusieurs aspects : paysagère, énergétique, environnementale, elle pollue également nos esprits et perturbe nos comportements.

Pour nous, dans l’espace public, il convient de protéger les citoyen·ne·s de cette agression et c’est la raison pour laquelle nous parlons de faire respecter notre liberté de réception. En ce domaine, être ambitieux, c’est aller beaucoup plus loin que ce qui est préconisé dans le règlement et c’est aussi avoir le courage de fixer l’objectif de réduire fortement la publicité dans l’espace public.

Je rappelle quand même que ce règlement a été animé par le cabinet d’études Cadre & Cité. Ce dernier a été créé par d’anciens cadres de l’afficheur Avenir (aujourd’hui JCDecaux) et que, si cela ne préjuge pas de la qualité des intentions des élu·e·s qui ont participé, l’expertise était quand même celle de personnes n’ayant pas intérêt à voir décliner l’activité publicitaire.

En ce qui nous concerne, nous convions, nous, dans cette enceinte l’expertise de l’association Paysages de France et rappelons que, selon elle, ce Règlement « relève du siècle précédent » ce qui tend à contredire le satisfecit préalable que nous lisons dans la délibération et qui parle de situation « encourageante ».

Ensuite, dans le détail de ce RLPi, on observe pêle-mêle et en synthèse très rapide :

  • des dérogations au Code de l’Environnement ;
  • une protection du patrimoine naturel et paysager que nous jugeons bafouée ;
  • des surfaces d’affichage démesurées, utilisées en majorité par les grandes surfaces au détriment des petits commerces ;
  • aucune règle de densité, doublons ou de réduction de format de la surface de manière plus significative que la réglementation nationale ;
  • sur le numérique, alors que la plupart des collectivités réglementent drastiquement ces installations, Grand Poitiers serait l’une des rares collectivités de France à accepter au bout du compte l’agression des habitants avec ces dispositifs, la pollution du ciel nocturne et le gaspillage énergétique.

Ainsi, ne pas renouveler les contrats de mobiliers urbains, réduire massivement l’affichage publicitaire, supprimer le numérique, éteindre le commercial en dehors des heures d’activités commerciales (le RLP propose l’extinction des enseignes de 1h après la fermeture à 1h avant l’ouverture, ce que propose aussi Paysages de France. Certaines collectivités imposent l’extinction de la fermeture à la réouverture, ce qui a le mérite d’être clair), lutter contre ces écrans lumineux qui envahissent les vitrines des magasins, tout cela doit entrer dans nos objectifs si on veut véritablement faire la transition à la bonne vitesse.

En conclusion et par rapport aux éléments que j’ai évoqué, je me permets également de reprendre les mots du Président dans l’édito du magazine « Grand Poitiers Mag » de septembre 2019 : « Agir pour l’environnement est l’affaire de tous » ainsi que « Aujourd’hui, les collectivités donnent les moyens à chacun d’être plus responsable ». Nous observons avec Paysage de France un décalage entre les mots et les faits qui demandent une « nécessité de revoir le projet à la hauteur des enjeux afin de préparer la transition écologique, diminuer vraiment la surface et la densité des dispositifs et limiter au maximum les lumineux ».

J’invite ainsi tous les élu·e·s de ce conseil à ne pas voter ce RLPi en l’état.

Cette intervention n’a pas été prononcée dans son intégralité et a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Petite enfance

Délibération n°94 : Procès-verbal de mise à disposition Commune de Jaunay-Marigny / Grand Poitiers Communauté urbaine pour le transfert de gestion du bâtiment multiaccueil Croq’Lune (la crèche) et du relais petite enfance (JA)

Nous profitons de cette délibération pour glisser à nouveau deux ou trois mots sur l’encouragement, notamment de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), à faire glisser la petite enfance à l’échelon intercommunal et communautaire.

Nous avons déjà dit que la petite enfance, si elle a besoin de voir décupler les services et développer les coopérations, a encore plus besoin de proximité et de mise en cohérence locale entre la crèche, la maternelle, les centres de loisirs, l’école.

On peut espérer de cette tendance, à tout le moins, un progrès par le conventionnement sur les conditions d’accueil et la gestion des personnels. On peut craindre de perdre aussi la capacité décisionnaire : imaginons par exemple une décision à l’échelle communautaire de délégation de service public qui s’imposerait à tous.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté pour cette délibération.

Habitat-Logement

Délibération n°92 : Stratégie de Grand Poitiers Communauté urbaine en matière de vente d’Habitation à loyer modéré (HLM) – Définition de la stratégie de Grand Poitiers Communauté urbaine en matière de vente HLM et protocoles d’accord avec les bailleurs sociaux sur leurs plans de vente (JA)

Comme vous le savez, nous n’avons jamais été très favorables à tout ce qui pouvait développer la vente de logements HLM et déplorons que la loi encourage à passer à la vitesse supérieure dans ce domaine, notamment pour dégager les moyens pour les bailleurs sociaux, de fonctionner.

Il y a toujours la crainte que se glisse dans ces transactions le spéculateur, d’y perdre la maîtrise de nos efforts pour la mixité, de mettre également l’acquéreur en difficulté en le faisant passer à un statut de propriétaire souvent au-delà de ses capacités financières…

Vous inventoriez une série de garanties, espérons que cela contienne véritablement le phénomène. Nous restons circonspects et nous abstenons.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers se sont abstenu·e·s sur cette délibération.

Vente du patrimoine de la Ville : Gymnase des feuillants, Locaux syndicaux, Salles Timbaud et Jouhaux, Site de l’Îlot Du Guesclin

Délibération n°93 : Convention avec Action logement dans le cadre d’Action Cœur de Ville (CF)

Ce Conseil est celui de la vente du patrimoine situé dans la Ville et c’est celui du déni de démocratie par excellence. Nous avons demandé plusieurs fois en séance au cours du mandat qu’une commission soit dédiée au patrimoine immobilier de la Ville de Poitiers et de Grand Poitiers et qu’une réflexion sur le devenir de ce patrimoine fasse l’objet d’un débat.

Dans cette délibération, il est question du patrimoine de Poitiers puisqu’il s’agit de l’opération Action Cœur de Ville. Nous assistons à une gentrification du centre-ville de Poitiers et à des opérations d’aménagements qui sont souvent des opérations de défiscalisation, dans ce cas le prix de vente du mètre carré est élevé.

Au détour d’une délibération visant à établir un partenariat avec Action Logement dans le cadre du programme national Action Cœur de Ville, nous découvrons en annexe de la convention, 5 immeubles ou îlots identifiés par vous comme devant être acquis, démolit ou améliorés soit pour y faire des logements en accession sociale, soit du locatif privé ou social. Et exit la consultation ou concertation avec les oppositions. Or, il s’agit d’immeubles dans lesquels il y a des activités associatives ou syndicales. Au 30 rue des feuillants par exemple, il y a une salle de sport certes, en état moyen mais où l’ASPTT notamment organise des séances de gymnastique en centre-ville à des prix accessibles et avec un esprit autre que dans des salles commerciales. C’est sûr que cela ne mérite pas d’être discuté avec l’opposition. Au 21 bis et 23 bis rue Arsène Orillard, il y a des salles de réunion pour les associations, la salle Timbaud et la salle Jouhaux, il y a aussi les locaux syndicaux, c’est sûr que cela ne mérite pas d’être discuté avec les oppositions.

Et lorsque l’on entend des membres de votre majorité soutenir mordicus en commission que bien entendu vous en avez parlé et que l’on ne peut pas dire le contraire, alors oui vous avez fait des allusions, lorsqu’on vous interpelle par exemple sur l’indisponibilité de la salle Jouhaux et que vous répondez : « il faudra y réfléchir » ou lorsque nous avons demandé lors de la présentation de la délibération Action Cœur de Ville des précisions sur les actions, vous nous avez dit que c’était trop tôt pour dire quelque chose que c’était une délibération de principe.

La liste des immeubles jointe en annexe aurait dû faire l’objet a minima d’une consultation et vous parlez d’étude sur le quartier de la Cathédrale ou sur le quartier de la gare mais vous prenez les décisions importantes avant même le rendu des études donc nous voterons contre.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts et de reformulations lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Délibération n°171 : Poitiers – Cession d’une partie de la parcelle cadastrée section BT numéro 27 – 4 Boulevard du Grand Cerf – Quartier de la Gare (CF)

Nous voterons contre cette cession pour trois raisons :

  • La première concerne le calendrier électoral : nous ne sommes qu’à trois mois des élections, vous empêchez la prochaine mandature de choisir son projet ;
  • La deuxième, c’est que le projet retenu consiste d’abord à raser l’existant et là encore vous faites preuve de votre absence d’intérêt pour le patrimoine d’après-guerre. Le quartier de la gare a été presqu’entièrement reconstruit, il présente une cohérence architecturale et là encore le projet que vous choisissez conduira à détruire deux bâtiments typiques ;
  • Enfin, la troisième raison, c’est que pour ce quartier de la gare une étude est en cours et que commencer un aménagement sans avoir la vision globale du quartier, c’est pour le moins curieux  en terme de méthode.

Cette vente ressemble fort à de la précipitation. Et c’est totalement antidémocratique que de procéder ainsi.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

Environnement : protection de l’eau, réserve du Pinail et Néo Terra 

Délibération n°96 : Budget Eau – Acquisition de parcelles sur la commune de Boivre-la-Vallée auprès de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) – Ex-parcelles Vandier

et  

Délibération n°97 : Boivre-la-Vallée – Acquisition auprès de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) de la parcelle cadastrée section A numéro 228 (JA)

Nous voudrions dire deux mots sur cette protection du captage de Fleury dont il est question dans les deux délibérations (n°96 et n°97). Cette question illustre parfaitement pour nous, ce que nous entendons quand nous parlons du fait qu’il faut oublier l’écologie à petits pas pour passer à l’écologie à grandes enjambées. Ça passe d’abord par la question d’une véritable Zone Soumise à Contraintes Environnementales (ZSCE). Il y a déjà une ZSCE en cours dans le Sud-Vienne et nous suivrons avec attention ses travaux. La préfecture de la Vienne entendra-t-elle la troisième demande de ZSCE émanant de Grand Poitiers pour le captage de Fleury ? Si c’est enfin le cas, ce serait une excellente chose.

Encore faut-il que ce ne soit pas dans le seul souci de permettre de peser dans la campagne à venir et de verdir l’action de l’un ou de l’autre.

En effet, pour que la ZSCE porte ses fruits, la préfecture ne doit pas se lancer dans des manœuvres dilatoires d’études de terrain alors que la loi issue du Grenelle de l’Environnement lui permet de profiter des très nombreuses études réalisées par les différents SAGE et autres programmes Re-Sources. La préfecture doit délimiter un périmètre de protection de la zone de captage qui ne soit pas seulement un petit plus aux confettis d’hectares déjà achetés (et avec quelles réticences de la part de certains agriculteurs !) autour de Fleury. Il s’agit quand même de 40% de l’eau potable pour Poitiers à 13 qui doit être mélangée avec l’eau du Clain de plus en plus contaminée par les pollutions agricoles notamment en nitrates et pesticides.

La préfecture doit se saisir de son pouvoir de contrainte et des capacités d’aides financières et techniques de l’État pour que la quelque soixantaine d’exploitations change radicalement de culture et d’intrants ou laisse la place. Osons Poitiers soutient cette demande et souhaite que se développe une mobilisation citoyenne afin de pousser la préfecture à se mettre au service prioritaire selon la loi du bien commun, à savoir l’eau potable, et non plus au seul service de l’agro-business et des gros irrigants, comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont voté pour cette délibération.

Les élu·e·s Osons Poitiers ont quitté le conseil après le vote de cette délibération. 

Délibération n°46 : Projet de labellisation Ramsar des zones humides du Pinail (JA)

Labelliser le Pinail pour en souligner l’intérêt est une excellente chose et nous partageons l’idée que ce lieu particulier écrit un message particulier : un site artificiel qui installe une zone humide de cette qualité avec un tel potentiel est bien sûr un message d’espoir. Mais pour que cet espoir soit réel, encore fait-il aussi entendre les alertes et les intégrer à tous les niveaux de notre politique.

Je rappellerai simplement le communiqué de février dernier, lors des journées mondiales des zones humides, signé par 13 associations du département et simplement intitulé : « ça chauffe pour les zones humides. » On y faisait le constat de la disparition de 50% des zones humides, 80% des insectes, 30% des oiseaux, etc. constat qui émane des études scientifiques, notamment celles menées dans le département de la Vienne par les gestionnaires d’espaces naturels et naturalistes (37% des mares de la Vienne ont disparu depuis 30 ans).

Relisant ce texte et les déclarations des signataires, nous nous sommes souvenus des dangers négligés au fil de nos débats, qu’il s’agisse de prévoir une déviation ou d’installer une bassine de substitution. Rappelez-vous le débat autour des bassines du bassin de l’Auxance, de la bassine de Migné qui écartait le problème posé par les prélèvements hivernaux qui assèchent les zones (source Adema).

Applaudissons donc le label, mais prenons aussi l’engagement de préserver comme un trésor ces zones qui nous évitent les inondations, préserve la biodiversité, sont un terrain d’observation scientifique irremplaçable.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

Délibération n°71 : Feuille de route transition énergétique et innovation de la région Nouvelle-Aquitaine : Néo Terra (CF)

Cette délibération consiste à dire que les priorités de Néo Terra et celles de Grand Poitiers convergent et qu’ainsi la Région voudra bien participer à des financements de projets. Encore faudra-t-il que l’enveloppe que la Région consacrera à Néo Terra soit à la hauteur des espérances de ceux qui l’ont porté, comme le budget 2020 de la Région n’est pas encore voté, on peut encore y croire.

Ceci dit, il est vrai que Grand Poitiers et la Région ont des politiques convergentes en matière de transition énergétique : fantasme de l’innovation, de la compétitivité, se tourner davantage vers les entreprises que vers les habitants, ignorer les territoires ruraux, etc.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

Numérique éducatif

Schéma local d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation (SLESRI) – Ambition 2 : Affirmer une identité forte Santé – Edtech – Délibération de principe pour Graphonémo et attribution de subventions (JA)

Il est question ici comme au conseil municipal de la Ville de Poitiers de lundi d’une subvention pour la start-up Magik Eduk et son application Graphonemo. Magik Eduk, ça fait bien sûr rêver l’enseignant que je suis et qui aurait bien aimé parfois des formules ou des charmes pour aider ses élèves. Mais ça fait aussi fonctionner ma mémoire : je ne connais pas la start-up, je ne sais pas l’efficacité du produit, mais je veux en profiter pour mettre en garde les transis de l’e-learning et les inconditionnels des tablettes.

Je me souviens comment sous le règne de Claude Allègre à la fin des années 90, on nous vendait la marchandisation de l’éducation nationale à travers la normalisation des pratiques, les promesses des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), tout en faisant reculer l’école de l’émancipation au profit de la « formation tout au long de la vie » dont le but était de promouvoir la notion de compétences minimum et d’adaptabilité à l’emploi…

On ne s’oppose bien sûr pas à ce travail universitaire mais la résurgence périodique du thème, nous pousse de temps en temps à redire qu’il faut aussi penser à préserver l’école des intérêts du marché, dans un contexte où des entreprises comme Acadomia sont cotées en bourse.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

SEMPAT (SEML Patrimoniale de la Vienne)

Délibération n°126 : Société d’économie mixte locale (SEML) Patrimoniale de la Vienne : Prise de participation dans la SCI IMMO SPA 86 (CF)

Tout d’abord, nous avons demandé en commission si la SCI IMMO SPA 86 avait été constituée avant le vote en conseil communautaire et vous nous avez assuré que non. Pourtant dans la délibération, il est indiqué que le bail a déjà était signé. Comment un contrat peut-il être conclu entre la SEMPAT (SEML Patrimoniale de la Vienne) et une SCI qui n’existe pas ? Vous nous répondez que la société n’est toujours pas créée car en attente du vote du conseil du 6 décembre 2019 et que le bail est signé seulement par les opérateurs privés. Normalement, un bail est signé lorsque toutes les parties concernées l’ont signé sinon on est en cours de signature.

Ensuite, nous nous interrogeons sur le bien-fondé de participer au financement d’un spa. Nous voyons des choix de financement de la SEMPAT qui relèvent plus d’une liste à la Prévert que de principes cohérents avec la politique de Grand Poitiers.

Par ailleurs, la SEMPAT a pour principal objet le financement du Futuroscope et de l’immobilier d’entreprises. Il ne nous paraît pas judicieux que Grand Poitiers poursuive sa participation dans cette SEMPAT. Comme nous l’avions dit lors de la délibération d’approbation de la modification des statuts ou plus particulièrement de l’objet social de la SEMPAT (conseil communautaire du 22 juin 2018), la participation du Département dans cet organisme soulève une incertitude juridique du fait de la perte de la compétence économique des Départements.

Nous voterons donc contre cette délibération et nous ne sommes pas convaincus par votre explication sur le fait que figure dans la délibération que le bail a déjà été signé.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

Agriculture

Délibération n°144 : Convention d’objectifs avec la Fédération Régionale d’Agriculture Biologique (FRAB) – Bio Nouvelle-Aquitaine pour créer les conditions favorables à la structuration de l’approvisionnement de la restauration collective et au développement de filières oléoprotéagineuses territorialisées (CF) 

Nous voterons cette délibération qui vise à structurer l’approvisionnement de la restauration collective en bio.

Sur le développement des filières oléoprotéagineuses, nous nous interrogions en commission sur la consommation en eau de ces plantes. Il ne faudra surtout pas que nous encouragions des filières gourmandes en eau qui ensuite seraient demandeuses de bassines.

Nous sommes convaincus que le bio est l’alimentation et le mode de production que nous devons promouvoir mais nous voudrions lancer une alerte sur la dérive que peut courir le bio si le consommateur citoyen n’est pas vigilant et pour illustrer mon propos, je reprendrai  l’exemple local du projet en cours de la ferme-usine de porcs « bio » de Charroux pour laquelle une pétition est en cours pour s’opposer à ce projet.

Pour l’instant, les travaux de construction de la porcherie « bio » industrielle n’ont pas encore commencé. Un  recours a été déposé contre l’arrêté préfectoral autorisant la construction de cet élevage industriel de 6 000 porcs par an, la décision sera prise par le Tribunal Administratif courant 2020.

Ce projet s’inscrit surtout dans le cadre d’un accord signé avec Agromousquetaires, le pôle agroalimentaire du groupe Mousquetaires, qui gère l’enseigne Intermarché. Le contrat, d’une durée de douze ans, prévoit la vente de l’ensemble des porcs au groupe industriel sur la base du prix de marché en cours au moment de la livraison des porcs. Par ailleurs, l’abattoir choisi, à La Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), est géré par la société Gâtine viandes, une filiale d’Agromousquetaires. L’enseigne de la grande distribution tient donc un rôle de choix dans ce projet. Le projet global sera porté par la SARL Les Pins, créée pour l’occasion et domiciliée à Charroux. Mais elle est détenue à 60% par la SA La Vilaine, qui regroupe des éleveurs porcins bretons en conventionnel. Les deux exploitants de Charroux possèdent 30% du capital de la SARL, enfin 10 % sont détenus par Joseph Marquet, éleveur breton et président de l’abattoir où seront abattus les cochons.

Une hydre à plusieurs têtes qui inquiète les opposants au projet de porcherie industrielle de Charroux : « On nous le vend comme étant local, en réalité il est sous le contrôle d’éleveurs bretons et de la grande distribution. Comme dans le conventionnel, ce sont des trusts qui mettent la main sur l’agriculture biologique » 

La collectivité doit donc s’engager dans la filière bio mais elle doit également être attentive à ce que la dérive industrielle ne touche pas ce type de production qui doit rester une production à échelle humaine, « une agriculture paysanne qui respecte la nature, les animaux et l’environnement et qui respecte aussi l’homme, du producteur au consommateur… C’est une agriculture dans laquelle les mots « concertation » et « développement local » sont essentiels ».

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

Sport et loisirs : Sport professionnel, Sponsoring, CREPS et Jeux Olympiques 

Délibération n°162 : Avances sur attribution de subvention aux structures sportives avant le vote du Budget Primitif 2020 (JA)

Vote dissocié sur le Poitiers Basket 86 (PB86) et le Stade Poitevin Volley Beach (SPVB) car nous sommes contre l’attribution de subventions publiques au sport professionnel. Les sommes sont démesurées et nous préférions que cet argent-là aille davantage au sport amateur.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

Délibération n°164 : Convention de partenariat « Fête le Mur » (CF) 

Nous nous abstiendrons sur cette délibération. Il s’agit encore une fois de sponsoring avec la même entreprise : Engie. Nous ne sommes pas contre le sponsoring en soi, mais il faudrait que les entreprises qui participent aux promotions des actions de Grand Poitiers soit en phase avec les valeurs que veut mettre en avant notre Communauté urbaine et pour nous ce n’est pas le cas avec ces entreprises polluantes.

Le groupe Engie communique sur le « gaz propre » comme étant « la moins polluante des énergies fossiles » ce que démentent plusieurs ONG. Malgré ses discours verts, Engie préfère vendre ses vieilles centrales à charbons à des fonds moins scrupuleux plutôt que de les fermer, et elle a construit récemment une centrale à charbon au Maroc ainsi qu’au Chili qui produit deux fois plus de mégawatts que celles qu’elle a fermé.

Nous demandons de l’éthique et de la cohérence. N’ayons pas recours au sponsoring de sociétés qui se présentent comme œuvrant pour la transition énergétique alors qu’il n’en est rien.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

Délibération n°172 : Adoption d’une convention entre Vitalis, le Centre de ressources, d’expertise et de performance sportives (Creps) et Grand Poitiers Communauté urbaine pour la mise à disposition de navettes spéciales (JA) 

Nous voudrions dire quelques petites choses à partir de cette convention. D’abord, nous reconnaissons que les sportifs de haut niveau sont souvent l’exemple qui déclenche l’envie de faire du sport chez les jeunes, que l’inscription de jeunes qui se distinguent par des qualités exceptionnelles dans des dispositifs de type sport-études est souvent la première marche vers le haut niveau. Et donc, malgré les dérives commerciales et les problèmes de dopage qui caractérisent trop souvent le sport de haut niveau, malgré l’incurie ou la compromission de certains pouvoirs publics en la matière, et malgré la préférence de l’État en faveur du sport professionnel de haut niveau au détriment du financement des fédérations qui œuvrent en faveur du sport pour tous, il apparaît important de conserver l’objectif de formation de sportifs de haut niveau et des dispositifs de type sport-études pour y parvenir. À condition toutefois que les activités sportives ne nuisent pas aux performances scolaires des élèves.

J’en viens donc à l’objet de la délibération. Le collège Rabelais à Poitiers accueille des élèves dont les horaires sont aménagés pour pouvoir suivre des entraînements intensifs au CREPS (basket et tennis-de-table). La délibération propose d’adopter le financement à 50% par Grand Poitiers d’une navette pour transporter les élèves concernés les mardis et jeudis (les 50% restants sont financés par le CREPS). À 9h54 la navette part du CREPS pour ramener les élèves au collège. À 16h elle part du collège pour les ramener au CREPS. Mais les élèves concernés ont un entraînement chaque jour du lundi au vendredi. Restent donc à la charge des familles, tant sur un plan organisationnel que sur un plan financier, les déplacements suivants :

  1. Le trajet du domicile familial au CREPS pour que les enfants y soient à 8h les mardis et jeudis.
  2. Le trajet du CREPS au domicile familial tous les soirs du lundi au jeudi.
  3. Le trajet du PB au domicile familial les vendredis (pour celles et ceux qui font du basket).

Le CREPS est situé à plusieurs kilomètres du collège et aucune ligne régulière de bus n’y passe. Les familles sont donc obligées de prendre chaque jour leur voiture pour permettre à leurs enfants de suivre les entraînements. La charge financière pour les familles est importante, particulièrement pour les familles à revenus modestes. La charge organisationnelle est lourde aussi les mardis et jeudis pour amener les enfants au CREPS pour 8h avant d’embaucher. Il serait dommage que des familles privent un de leurs enfants d’une pratique sportive de haut niveau pour des raisons financières ou organisationnelles. Si c’est  2 200€ de dépenses pour Grand Poitiers pour quatre navettes, le coût de navettes supplémentaires serait tout à fait supportable pour Grand Poitiers.

C’est pourquoi nous souhaitons faire une proposition d’amendement à la délibération : il faudrait ajouter une navette, un seul véhicule, au départ de la gare les mardis et jeudis matin et qui s’arrête au collège pour aller au Creps ; et une seule navette, un seul véhicule, au départ du Creps tous les soirs qui s’arrête au collège pour aller à la gare. Ainsi, en fonction de leur lieu d’habitation, les familles pourront choisir le lieu de départ et d’arrivée des navettes le plus pratique et le moins coûteux pour elles. Cela favorisera le bus comme transport entre le domicile familial et lieu de départ et d’arrivée de la navette.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

Délibération n°166 : Candidature au label « Terre de Jeux 2024 » et à la liste des « Centres de préparation aux Jeux de 2024 » (JA) 

Le Tour de France, les Jeux Olympiques (JO), peut-être la Coupe du monde de foot bientôt ? Nous ne voulons pas doucher les enthousiasmes, nous savons bien que tous et toutes n’êtes pas dupes des dérives de ces grands rendez-vous, qui pour être populaires, n’en sont pas moins gangrenés et se discutent beaucoup plus au niveau financier que sportif dans des conditions qui échappent complètement aux valeurs qu’ils prônent.

Nous ne rappellerons pas Rio et les conditions de la mise en place des jeux dans un pays où il fallait dissimuler la misère, nous ne parlerons pas du Qatar et des conditions de la construction de la future Coupe du monde, nous ne rappellerons pas les ruines qui ont suivi Athènes en 2004, le flop de Londres plus près de nous quant aux retombées sociales et politiques, voire même sportives elle-même (sur la pratique des jeunes).

Candidater pour ce label, pourquoi pas, mais il faudrait qu’on puisse mesurer si il y a incidence financière, s’il y a contrainte quant au bon déroulement des activités locales dans nos équipements, parce que, pour nous, nous ne voyons pas clairement le bénéfice qu’on peut en tirer vraiment et, n’ayant pas souhaité la candidature de Paris, nous voulons être cohérents avec nous-mêmes.

Cette intervention n’a pas été prononcée lors du conseil.

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