Conseil municipal du 30 septembre 2019
Arrêté anti-pesticides
Sommaire
Arrêté anti-pesticides
Nous soutenons sans ambiguïté une décision que nous avons d’ailleurs réclamée à Grand Poitiers vendredi dernier. Nous n’avons de cesse de multiplier les interventions pour obtenir une politique à Poitiers et à Grand Poitiers favorisant une conversion rapide de l’agriculture vers le bio : les arrêtés, dont on sait qu’ils seront contestés par les préfectures devant les tribunaux administratifs, jouent ce rôle. Il s’agit d’exercer une pression qui vise une modification de la loi tout en travaillant la conscience de toutes et tous : responsables politiques, producteurs, professionnels de la santé, population, consommateurs…
Il s’agit aussi de rappeler à la raison un gouvernement qui se moque du monde quand il déclare ouvrir une consultation sur le sujet en proposant un choix entre des distances de protection ridicules de 5 ou 10 mètres, déclarant qu’il s’appuie sur les préconisations de l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : 10 mètres minimum pour l’épandage des substances les plus dangereuses ; pour les autres produits, 10 mètres minimum pour les cultures hautes (viticulture, arboriculture notamment) et 5 mètres minimum pour les cultures basses (céréales par exemple). Le seul problème, c’est que cette évaluation a été effectuée sur des données vieilles de 30 ans et avec des distances testées très limitées, évaluation contestée par la plupart des ONG environnementales.
Poitiers qui prend un arrêté, ça a donc du sens. Nous avons tous lu que notre statut de commune urbaine ne nous protégeait pas des retombées des épandages puisque ATMO a publié des chiffres la semaine dernière montrant qu’on trouvait de plus en plus de traces des pesticides dans l’air de nos quartiers (mesures effectuées aux Couronneries montrant une progression pour l’année 2018).
Mais faire ce geste, c’est s’engager à aller plus loin : Grand Poitiers est aussi un territoire rural et le Maire-Président de Grand Poitiers doit maintenant chercher à convaincre ses 39 collègues maires pour que le message se rapproche des champs. C’est la raison pour laquelle, c’est à Grand Poitiers que nous avons choisi de porter le sujet. Le dossier du 35ème collège est illustratif des enjeux : en plein milieu de champs de grande culture, il pose de manière cruciale l’urgence de vraies décisions.
Par cet arrêté, nous déclarons notre volonté d’établir un cordon sanitaire face à une menace qui n’est pas contestable. C’est un premier pas mais ce n’est que le premier pas d’une politique qui doit conduire jusqu’à l’élimination de la menace.
Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.
Conseil municipal du 30 septembre 2019https://osonspoitiers.fr/conseil-municipal-du-30-septembre-2019/https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2019/10/Conseil-municipal-du-30-septembre-2019-1024x768.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2019/10/Conseil-municipal-du-30-septembre-2019-150x150.jpg Conseil municipal"Traversées",agriculture biologique,alimentation,ancien théâtre,apprentissage,arrêté antipesticides,Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev),classes découvertes,Confort moderne,Crédit agricole,CRIJ,culture patrimoine et mécénat,DGFIP,Ecocert,éducation,financement public des écoles privées,finances publiques,Inserm,Isaac de l'étoile,LISEA,maisons de quartier,mécénat,numérique,numérique à l'école,pansart,perturbateurs endocriniens,pollution,pollution de l'air,qualité de l'eau,salle d'arts visuels,service public,théâtre historique de Poitiers,TOTAL,Vinci