Rapport développement durable 2017

Rapport développement durable 2017

Délibération n°15 (2018-0014) : Rapport développement durable 2017 (MJ)

La présentation de ce document, oh combien important vu les enjeux en cours, n’a pas été faite en commission sauf à dire que compte tenu du passage en Communauté Urbaine (CU), il y a peu d’évolution dans la forme depuis l’an dernier.

Certes, la nouvelle présentation est plus lisible mais elle élimine les points importants du  rapport 2016 sous forme d’un tableau de suivi avec des enjeux, des pistes d’amélioration, des actions qui étaient accompagnées par une notation sur les effets attendus et des observations. Du coup, il n’y a plus d’objectifs chiffrés, il reste un catalogue d’actions phares et les perspectives envisagées restent bien en-deçà des décisions à prendre vu l’urgence écologique, urgence que le maire ne manque pas de souligner chaque fois qu’il le peut.

Quelques exemples :

– Sur le volet PRODUIRE ET CONSOMMER : il n’y a plus de diagnostic sur le pourcentage du bio à l’école – pour rappel 25 % en 2016 – et pas plus d’objectifs. N’apparaît plus par exemple, l’objectif d’identifier et de maintenir des réserves de terre destinées au maraîchage sur chaque commune, l’idée de partenariat avec les entreprises et les grandes institutions de la CU pour partager des bonnes pratiques concernant la gestion des déchets, des espaces verts, du co-voiturage… qui fédérerait plus de concertation et des résultats concrets sans attendre des reconnaissances de label.

– Sur le volet LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LA PROTECTION DE L’ATMOSPHÈRE : il y a bien un objectif : baisser de 40 à 50 % notre consommation d’énergie à  l’horizon 2050 et atteindre une production d’énergie renouvelable de
30 % à l’horizon 2030. En 2016, GP 13 produisait 3,25 % d’énergies renouvelables de sa consommation électrique. Avec GP 40, ce pourcentage augmente et atteint le chiffre de 7,9 %. Mais ce n’est qu’un constat.

Concernant les économies d’énergie, où en sont les audits énergétiques dans les bâtiments publics et les programmes de rénovation ? Y a-t-il un bilan énergétique concernant les bâtiments de la Banque de France ?

Concernant les transports propres, le Plan Vélo s’avère contraire à l’objectif affiché qui est de doubler la part modale du vélo et du vélo électrique d’ici 2025. En effet, l’augmentation du prix de la location a obligé de nombreux loueurs à renoncer à ce service. Une cinquantaine de vélos sont revenus dans les locaux et des voitures sont revenues sur la route ! Signal schizophrénique.

– Sur le volet PROTÉGER LES RESSOURCES, pas d’Agenda proposé pour la reconquête de la qualité de l’eau. Douloureux constat de voir que rien n’avance sur la protection des captages en particulier le captage de Fleury, la Presse s’en est émue tout au long de l’année 2017, le maire a reçu la SAFER mais le dossier ne progresse pas. Pourtant, cela concerne l’eau potable de 40 % des habitant-e-s de Poitiers.

Nous demandons que ce rapport devienne dans les faits le point d’étape d’un vrai combat pour le sauvetage de notre écosystème qui à la fois :

  • s’interroge sur nos modèles de développement économique actuels liés à toujours plus de production et de consommation ;
  • et propose un nouveau modèle faisant décroître notre empreinte écologique en s’appuyant sur de nombreuses alternatives déjà existantes, des expérimentations réussies et des chantiers à construire comme celui de l’autonomie alimentaire, un des chantiers politiques de notre groupe… Et là, on pourra avoir un vrai débat.

Les élu-e-s Osons Poitiers se sont abstenu-e-s sur cette délibération.

Conseil municipal du 5 février 2018https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/12/Conseil-municipal-du-5-février-2018-1-1024x768.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/12/Conseil-municipal-du-5-février-2018-1-150x150.jpg SecretariatOzons Conseil municipal
Rapport développement durable 2017 Délibération n°15 (2018-0014) : Rapport développement durable 2017 (MJ) La présentation de ce document, oh combien important vu les enjeux en cours, n'a pas été faite en commission sauf à dire que compte tenu du passage en Communauté Urbaine (CU), il y a peu d'évolution dans la forme...
</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><a name="_Toc507156188"></a>Rapport développement durable 2017</h1> <p style="text-align: justify;"><a href="https://drive.google.com/open?id=1XfbMW2FR0G7OaWg-nImLmKWU16vrL9ED" target="_blank" rel="noopener"><strong>Délibération n°15 (2018-0014) : Rapport développement durable 2017 (MJ)</strong></a></p> <p style="text-align: justify;">La présentation de ce document, oh combien important vu les enjeux en cours, n'a pas été faite en commission sauf à dire que compte tenu du passage en Communauté Urbaine (CU), il y a peu d'évolution dans la forme depuis l'an dernier.</p> <p style="text-align: justify;">Certes, la nouvelle présentation est plus lisible mais elle élimine les points importants du  rapport 2016 sous forme d’un tableau de suivi avec des enjeux, des pistes d’amélioration, des actions qui étaient accompagnées par une notation sur les effets attendus et des observations. Du coup, il n'y a plus d'objectifs chiffrés, il reste un catalogue d’actions phares et les perspectives envisagées restent bien en-deçà des décisions à prendre vu l'urgence écologique, urgence que le maire ne manque pas de souligner chaque fois qu'il le peut.</p> <p style="text-align: justify;">Quelques exemples :</p> <p style="text-align: justify;">- Sur le volet PRODUIRE ET CONSOMMER : il n'y a plus de diagnostic sur le pourcentage du bio à l'école - pour rappel 25 % en 2016 - et pas plus d'objectifs. N’apparaît plus par exemple, l'objectif d'identifier et de maintenir des réserves de terre destinées au maraîchage sur chaque commune, l'idée de partenariat avec les entreprises et les grandes institutions de la CU pour partager des bonnes pratiques concernant la gestion des déchets, des espaces verts, du co-voiturage... qui fédérerait plus de concertation et des résultats concrets sans attendre des reconnaissances de label.</p> <p style="text-align: justify;">- Sur le volet LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LA PROTECTION DE L’ATMOSPHÈRE : il y a bien un objectif : baisser de 40 à 50 % notre consommation d'énergie à  l’horizon 2050 et atteindre une production d'énergie renouvelable de 30 % à l'horizon 2030. En 2016, GP 13 produisait 3,25 % d'énergies renouvelables de sa consommation électrique. Avec GP 40, ce pourcentage augmente et atteint le chiffre de 7,9 %. Mais ce n'est qu'un constat.</p> <p style="text-align: justify;">Concernant les économies d’énergie, où en sont les audits énergétiques dans les bâtiments publics et les programmes de rénovation ? Y a-t-il un bilan énergétique concernant les bâtiments de la Banque de France ?</p> <p style="text-align: justify;">Concernant les transports propres, le Plan Vélo s'avère contraire à l'objectif affiché qui est de doubler la part modale du vélo et du vélo électrique d'ici 2025. En effet, l'augmentation du prix de la location a obligé de nombreux loueurs à renoncer à ce service. Une cinquantaine de vélos sont revenus dans les locaux et des voitures sont revenues sur la route ! Signal schizophrénique.</p> <p style="text-align: justify;">- Sur le volet PROTÉGER LES RESSOURCES, pas d'Agenda proposé pour la reconquête de la qualité de l’eau. Douloureux constat de voir que rien n'avance sur la protection des captages en particulier le captage de Fleury, la Presse s'en est émue tout au long de l'année 2017, le maire a reçu la SAFER mais le dossier ne progresse pas. Pourtant, cela concerne l'eau potable de 40 % des habitant-e-s de Poitiers.</p> <p style="text-align: justify;">Nous demandons que ce rapport devienne dans les faits le point d'étape d'un vrai combat pour le sauvetage de notre écosystème qui à la fois :</p> <ul style="text-align: justify;"> <li>s'interroge sur nos modèles de développement économique actuels liés à toujours plus de production et de consommation ;</li> <li>et propose un nouveau modèle faisant décroître notre empreinte écologique en s'appuyant sur de nombreuses alternatives déjà existantes, des expérimentations réussies et des chantiers à construire comme celui de l'autonomie alimentaire, un des chantiers politiques de notre groupe… Et là, on pourra avoir un vrai débat.</li> </ul> <p style="text-align: justify;"><em>Les élu-e-s Osons Poitiers se sont abstenu-e-s sur cette délibération.