Économie
#Osons2020 Agriculture, ESS, emploi, circuits courts, autonomie alimentaire...
Circuits courts et autonomie alimentaire à Poitiers et alentours
Un texte long, de la production à la vente, texte issue du travail en commission d'Osons Poitiers réalisé par Aurélien Alalinarde et Pascal Canaud. Personnes consultées : Marie Noelle, Hélène (Terre de liens), Patricia (SNETAP, enseignement agricole)
« Osons Poitiers écologique, sociale, solidaire et citoyenne » l’a affirmé dans son programme et dans la presse quotidienne local1 : nous sommes en faveur d’un développement radical des circuits courts et de l’autonomie alimentaire sur le territoire de Grand Poitiers.
Nous en faisons un des trois grands thèmes de travail et d’intervention pour ce qu’il reste de mandature.
Nous prenons au sérieux le réchauffement climatique et l’urgence de faire baisser la consommation de CO2 notamment à celle liée au transport de marchandises. Nous souhaitons développer une alimentation saine, créatrice d’emplois, favoriser l’agriculture de proximité, respectueuse de l’environnement.
Nous prenons en compte l’élargissement de Grand Poitiers à 40 communes, l’agrandissement des capacités agricoles qui en résulte et la nécessité de réconcilier zones agricoles et urbaines dans cette côte mal taillée qu’est Grand Poitiers1.
Couplé aux circuits courts et à l’autonomie alimentaire nous souhaitons développer le bio, diminuer le gaspillage des aliments, réduire les protéines animales dans la consommation, respecter la saisonnalité, faire œuvre d’éducation populaire pour développer l’exigence d’une alimentation saine, traçable, de proximité.
Actuellement de nombreux discours reprennent des idées d’autonomie alimentaire et de circuits courts mais dans la réalité l’aire urbaine de Poitiers est à la traîne1 (60ème sur 100).
Les élu-es de « Osons Poitiers écologique, sociale, solidaire et citoyenne » sont intervenu-es de nombreuses fois sur ces sujets (cf notre site osonspoitiers.fr) mais nous voulons aller plus loin.
Nous prenons l’initiative de réunir un groupe de personnes spécialement chargées de préciser ce qu’il est possible de faire sur la communauté urbaine pour concrétiser un développement réel d’ampleur des circuits courts et de l’autonomie alimentaire.
Nous ne demandons pas aux personnes qui participent à ce groupe d’avoir voté pour notre liste ou de s’engager d’ores et déjà pour une liste future. Par contre nous souhaitons que ce groupe s’engage à ce que ses propositions très concrètes soient portées dès maintenant publiquement et politiquement, notamment dans les conseils communautaires de Grand Poitiers. Les élu-es de « Osons Poitiers écologique, sociale, solidaire et citoyenne » s’engagent à être porteur de projets concrets.
« Osons Poitiers écologique, sociale, solidaire et citoyenne » souhaite que ces propositions concrètes puissent un jour être apppliquées, ce qui sera le cas si nous arrivons à être majoritaire électoralement.
Prenons les choses dans l’ordre de la production.
1°) les terres.
- « municipalisons » certaines terres par achat ou par préemption de la communauté urbaine de Poitiers pour, par exemple, les louer aux paysan-nes et producteurs et productrices qui s’engagent dans un projet. Les citoyen-es organisé-es en association pourraient également acheter des terres dédiées à des cultures. Il s’agit de se donner les moyens de maîtriser le foncier et d’arrêter l’artificialisation des sols.
- Des « animateurs et animatrices nature » seront formé-es aux circuits courts et à l’autonomie alimentaire. pour travailler en lien avec les maisons de quartier, les écoles, les habitant-es. Nous engagerons également un plan de formation pour les agent-es territoriaux. Les habitant-es pourront solliciter la mairie pour développer et favoriser l’invasion végétale de la ville (rue, jardins, rond-point…) pour la culture maraîchère ou florale, pour rafraîchir les villes trop minéralisées.
- Profitons du PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunautaire) pour organiser l’extension de terres agricoles y compris sur la commune de Poitiers.
- Aides communautaires à l’installation de maraîchers avec des partenaires comme Impact, Terre de Lien, l’AFIPART en créant un poste de médiateur/médiatrice d’installation agricole en circuit court et autonomie alimentaire pour Grand Poitiers qui sera chargé-e du suivi des projets d’installation du début à la fin
- Aide de la communauté urbaine à la mutualisation des outils, des gros engins et engins saisonniers notamment par des CUMA (Coopérative d'Utilisation de Matériel Agricole)
- Aide à la prise en charge du coût d’un label bio, exigeant comme par exemple « Nature et Progrès », biodynamie, et pas le modèle des 2000 porcs de Charroux et de la bio intensive
Pour les terres maraîchères penser à associer des organismes d'insertion. (quels organismes?)
Problème de la formation au maraîchage, de la production économique (par qui?)
Quel cahier des charges pour attribuer des terres ? A qui attribuer les terres ? Pour y faire quoi ? Accueil total de familles par exemple avec logement pour essayer de rapprocher les producteurs/productrices et leur famille du lieu de production.
Le CAPEE a aidé pour Malaguet ainsi que l'AFIPAR et l'ARDHEAR.
Associer Vienne nature notamment à la formation aux animateurs natures qui sont en lien avec les habitants et les écoles et qui ont des connaissances techniques ou peuvent les trouver.
Certaines communes ont des terres agricoles non utilisées qu’on pourrait dédier au maraîchage.
Rencontrer Vienne agrobio.
Voir les outils numériques du département de la Vienne et des deux sèvres.
Échanger une offre de terres, de logements contre une tarification : est-ce possible ?
Contacter : lycée de Venours
2°) La distribution.
Transporter et amener des marchandises par tous les transports possibles, les bus, les vélos, les coffres…. Un outil numérique sur le modèle de blablacar, payant ou pas, serait mis en place. Cela nécessite des lieux de dépôts et d’échanges de ces marchandises (réfrigérées ou non). Quel problème d’hygiène pour certains produits. [Stéphane et Damien - vélo] (tournée paysanne nantes)
Il ne faudra pas reproduire le schéma centralisateur du « tout vers Poitiers » pour ces lieux d’échanges mais veiller à décentraliser ce service.
Cet outil peut servir aussi pour servir aussi à développer le lien social, le bien commun [à développer].
La SEM patrimoniale finance certaines entreprises pour créer un espace frigorifié dans les transports Jamais.
Faire des parcs à marchandises en dehors des villes. Les marchandises sont ensuite acheminées aux centres villes, de préférence par des transports les moins polluants possibles (transports collectifs, vélos, animaux…). Il faut mettre cette exigence en cohérence avec le transports des personnes.
Prendre contact avec la coopérative de vélo.
-Pour Faciliter les livraisons des marchandises à vélo nous devons proposer des boites réfrigérées et une boite maintien chaud relais. Elles serviront de transmission entre les différentes zones, par exemple de la zone 1 à la zone 3. Le livreur de la zone 1 du centre ville qui doit livrer un repas grand ours au CHU. Pour cela il devra déposer sa marchandise dans la boite relais Zone 2, le livreur de la zone 2 est au courant qu'il doit récupérer la marchandise, il va récupérer la petite cargaison pour la déposer dans la boite relais Zone 3. Ce dernier est très heureux de l'acheminer au CHU. Pour trouver le bon emplacement des boites relais, il va falloir tester !
Zéro déchet. Mettre en place des roulements de sac isotherme :deux sacs isothermes par famille,individu... on me livre mon sac plein, je redonne le vide, Pas si vide que ça puisque les familles redonneraient les consignes nettoyées, ce qui contribuerait à mettre fin à la suprématie du plastique, du jetable. Il faut également s'appuyer sur les réseau déjà existant, marché de producteur, marché, etc
3°) Le marché final.
L’outil numérique peut servir à mettre en relation la demande et l’offre. Le département de la Vienne s’est déjà lancé sur cette idée. Actuellement le département affiche l’objectif de 20 % de bio dans les collèges.
Pour nous, concrètement, il s’agit que les pommes de terre (et les produits agricoles de saison et diversifiés) produites par x, y et z tel jour iront dans la cantine de, pour la restauration de, au marché de, dans le commerce de a, b ou c.
Les collectivités territoriales, par leur taille et leur pouvoir d’achat, représentent un marché final incitatif fondamental. Pour ce faire elles peuvent s’appuyer sur la législation existante (agenda 21 par exemple) pour ne pas privilégier le seul critère du coût ou du tarif mais au contraire privilégier la proximité et le bio.
Tout ça existe déjà ici ou là mais nos idées verront se lever la réaction d’un certain type d’agriculture productiviste et industrielle, basée sur la mécanisation à outrance au détriment du travail humain, basée sur la chimie, le lobbying, la publicité et la grande distribution.
Il faut arriver à ce que les cantines puissent payer cette production.
Il faut se fixer un objectif chiffré de consommation de bio dans la restauration collective dont on a la charge, une progression annuelle en pourcentage.
Travailler comme médiateur pour le marché privé peut être sans passer par la CCI.
Travailler avec la monnaie unique.
Rencontrer le supermarché collaboratif, les marchés de producteurs.
Il faut un atelier de transformation qui ajoute de la plus-value et rend la production consommable.
Maîtriser la consommation de viande plutôt que de s'engager dans le seul bio végétarien.
Il existe des insectes pour fournir des protéines animales.
Pour la production de viande mettre des critères.
Rencontrer la Conf
Développer le porc et la volaille bio.
Abattoirs itinérants ou un abattoirs où on loue le matériel au norme.
Les brasseries. Idée d'une mutualisation de nettoyage des consignes, une chaîne de nettoyage de verre couplée à l'usine d'incinération qui produit de la chaleur nécessaire pour chauffer l'eau.
Quel réseau de consigne du verre ? Quelle normalisation des bouteilles ?
Les éco-organismes : le prix de la bouteille recyclée est -elle réellement moins chère que la bouteille lavée. Pour l'instant chaque producteur préfère acheter du neuf que recycler.
Accord avec université sur l'opposé de l'obsolescence programmée, des objets durables et dont on pense leur devenir après leur fin de vie.
Faire travailler les écoles et les facs sur l’aspect esthétique mais aussi durable des marchandises.
Les circuits courts sont souvent pensés comme ne concernant que les produits agricoles mais on peut étendre cette idée à d’autres secteurs, notamment aux activités culturelles
Nous étudions la possibilité d'instaurer une aide alimentaire de 150 euros pour les familles les plus précaires de Poitiers. Ce soutien alimentaire permettra aux familles défavorisées de rencontrer les producteurs et les productrices du territoire, de rentrer dans des épiceries locales. Nous souhaitons que la nourriture ''de qualité'' ne soit pas destiné à une seule catégorie sociale, que ''la bonne bouffe'' ne devienne pas une distinction sociale. L'auto-suffisance alimentaire de Poitiers est un projet ouvert sur le monde pour toute et tous !
''partage citoyen-ne''
C'est pour donner l'envie, inciter les gens à consommer autrement et surtout rentrer dans un processus de solidarité!
et là tu te dis : quesako?
Cette carte permet à l'utilisateur d'enregistrer ses trajets ''panier dans mon coffre'', épicerie de producteur-trice, marché de producteur-trice, supermarché coopératif, producteur-trice etc...
Mais alors quoi ?
Alors, a chaque fois que tu proposes tes services ''panier dans mon coffre'', tu ne payes pas le bus pour 10 trajets,
quand tu consommes du local tu fais des points et cela te permet d'avoir la piscine gratos, les musées, la patinoire, en gros les prestation offerte par la mairie!
et à l'inverse quand tu vas à la piscine, à la patinoire, que tu prends le bus, cela te fais des points que tu peux utiliser chez le producteur-trices, la boucle!!!!
je sais que ce principe est discutable, un prêté pour un rendu mais je pense que ça permet d'ouvrir notre projet à des gens qui à la base s'en batte le steak!!
Aurélien et Pascal
Documents annexes
- Le programme d'Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyen http://fr.calameo.com/read/0031836460ce7a4c158c1
- Centre Presse : "Peut-on atteindre l'autonomie alimentaire à Grand Poitiers?" http://www.centre-presse.fr/article-564606-peut-on-atteindre-l-autonomie-alimentaire-a-grand-poitiers.html
- "L’autonomie alimentaire des villes". étude du cabinet "utopies" http://www.utopies.com/wp-content/uploads/2017/06/autonomie-alimentaire-des-villes-notedeposition12.pdf
- "états généraux de l'alimentation : la contribution de Grenoble" http://www.puissance2d.fr/mediatheque/pdf/Contribution-EtatsGenerauxdelAlimentation2017.pdf
2! nov 2018 — quelques corrections de mise en forme
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