Rénovation urbaine des Couronneries, Parc des Crêtes, EESI…

Rénovation urbaine des Couronneries, Parc des Crêtes, EESI…

Délibération n°4 (2017-0253) : Décision modificative n° 2 – Budget Principal (JA)

Ce qui nous fait réagir dans cette décision modificative, c’est l’inscription de 30 000 euros pour « étude relative à la mise en œuvre d’un nouveau mode de concertation avec les habitants ». Ce n’est pas tant la somme, d’ailleurs non négligeable, que l’idée qui préside à sa décision qui nous fait réagir. Il va falloir prendre des décisions, concernant la rénovation urbaine des Couronneries : certaines des voies ouvertes génèrent une forte opposition de riverains (sur le parc des Crêtes), d’autres ont été ouvertes sans concertation préalable des acteurs eux-mêmes (un pôle de l’image qui entraînerait dans l’aventure un cinéma associatif qui n’est pas au courant), d’autres enfin mettent en avant des réalisations de prestige qui, pour le moins, mériteraient que le périmètre de concertation des habitants soit au moins élargi à la ville tout entière (le mode de liaison entre le centre-ville et le quartier par bus augmenté ou par téléphérique).

Ce type de question ne peut trouver, à notre avis, de réponse que dans une pratique approfondie et quotidienne de la relation entre ceux qui décident et les habitants. Faire appel à des cabinets d’experts pour mettre en place des protocoles compliqués qui seraient la garantie de la meilleur solution pour tous marque la faillite du lien entre eux, comme des instances de concertation existantes. Nous ne sommes pas là devant une controverse scientifique telle que celle qui a présidé à l’invention des conférences de consensus, où il fallait une méthode pour confronter les points de désaccord et parvenir à une vérité ; nous sommes dans un contexte politique, devant un problème de démocratie. Nous n’avons pas besoin d’experts. C’est aux élus de prendre leur bâton de pèlerin dans ce type d’affaires et de construire le processus avec leurs convictions, leurs objectifs et leur capacité d’écoute… Nous craignons que nous n’alignions là à nouveau des écrans de fumée destinés à se dissiper devant des faits accomplis.

Les élu(e)s Osons Poitiers se sont abstenu(e)s sur cette délibération.

Délibération n°54 (2017-0247) : Nouveau Programme de Renouvellement Urbain (NPNRU) – Annexes : convention, maquette financière et planning. (CF)

Nous nous sommes abstenus lors de la précédente délibération ayant trait au NPNRU et nous ferons de même aujourd’hui.

La participation de l’ANRU de 10% environ nous paraît extrêmement faible au regard des exigences posées. Si nous examinons la maquette financière, nous voyons d’abord que pour ce projet de 150 millions, c’est seulement sur un peu plus de la moitié, 78 millions, si nous incluons l’avenant, que l’ANRU participe. Et sur les 75 millions restants la participation de l’ANRU est égale à zéro. Pourquoi inclure dans ce projet 75 millions non subventionnables ? Est-ce une exigence de l’ANRU ou une volonté de la majorité municipale ? Parmi les projets pour lesquels l’ANRU n’est pas financeur, nous notons l’étude technique et financière en lien avec le centre-ville pour 240 000 euros. Il semblerait que la partie ouest du périmètre ne soit pas subventionnable non plus, de même que la réhabilitation des écoles Daudet et Perrault (10,5 millions), ni le Pôle Image, que ce soient l’EESI (15,6 millions) ou le Dietrich (3 millions).

Pour rester sur les financements, nous voyons que ce sont les bailleurs qui supportent la charge la plus lourde puisque c’est  44% de ce projet urbain qui sera à leur charge.  Les bailleurs sociaux auront-ils la capacité financière de supporter ce programme et si oui est-ce que cela ne se fera pas aux dépends des autres quartiers ? Cette inquiétude est d’ailleurs celle des bailleurs, elle a été relayée dans la presse la semaine dernière.

En ce qui concerne le projet urbain lui-même, nous sommes opposés à l’implantation du Pôle Image sur le Parc des Crêtes, nous l’avons déjà dit. Cet espace vert devrait être conservé en l’état compte tenu de son importance dans le quartier. Les résidents de l’EHPAD s’y promènent, les habitants des habitats collectifs riverains aussi, de plus ce parc se situe dans le parcours qui va du chemin des crêtes au marché. D’ailleurs, il est idéalement situé pour apprécier la vue sur la ville et pourrait utilement être entretenu de telle façon que des fenêtres soient aménagées pour bénéficier de vues intéressantes sur la ville.

Il est question dans cette convention d’une étude sur la liaison avec le centre-ville pour
240 000 euros. Cette étude vise à examiner le coût et l’aspect technique de la création d’un téléphérique ou d’un funiculaire dont le point de départ serait le Parc des Crêtes ou plutôt le Pôle Image implanté sur ce parc. Nous ne comprenons pas l’objectif du funiculaire ou du téléphérique. Ces deux équipements nous paraissent plus relever de la volonté de créer un objet architectural qui fera le buzz. S’il s’agit de créer ou d’améliorer une liaison entre les Couronneries et le centre-ville avec le téléphérique, dans ce cas le choix de l’implantation ne nous paraît pas adapté car le départ de ce téléphérique n’est pas central pour le quartier des Couronneries. S’il s’agit de créer un objet d’urbanisme, la proximité de la pénétrante n’est pas propice à un point de vue exceptionnel. Un funiculaire lui, serait une liaison Couronneries-Boulevard, ce serait donc une liaison qui servirait surtout la cité judiciaire.

Nous pensons que ces deux types d’équipements auraient pu être envisagés dans un contexte de finances florissantes or ce n’est pas le cas. Nous redisons notre choix d’une amélioration significative des fréquences des bus pour conforter la liaison centre-ville/Couronneries et des cheminements piétons pourraient également être étudiés.

Aucune enveloppe dans cette convention ANRU pour la réalisation d’un téléphérique, d’un funiculaire, ascenseur ou autres. La convention ANRU, c’est 2017-2024 donc du calme, ne nous laissons pas enfumer par un téléphérique. Nous demandons des précisions sur cette ligne tout de même puisque vous avez réussi à en faire une actualité. Le panel des 40 à 50 personnes a-t-il été choisi ? Sur quel territoire ? Uniquement les Couronneries ou toute la ville ? Ce serait un équipement Grand Poitiers, il serait curieux que seul 15% du territoire soit consulté et informé… Les études techniques et financières seront-elles à disposition de ce panel et des élus même ceux des oppositions avant le travail du panel ?

Vous invoquez la mixité sociale pour justifier la volonté de la majorité municipale d’implanter l’EESI aux Couronneries. Nous ne voyons pas les avantages en termes de mixité du transfert de l’EESI aux Couronneries. Enfin la mixité, si elle est favorisée par le logement, elle est surtout favorisée par l’emploi or, France3 va quitter les Couronneries, le déménagement d’EDF s’accompagne également d’un amenuisement des services et donc du nombre d’emplois sur le quartier.

Enfin pour le Foyer des Jeunes Travailleurs, nous sommes attachés au fait que ce foyer doit être à l’image de celui du local, c’est-à-dire comporter une partie animation pour que ce foyer soit attractif.

Nous nous abstiendrons sur cette délibération qui équivaut à signer un chèque en blanc, puisque vous nous dites que les projets qui sont décrits dans cette convention ne seront pas réalisés tels que décrits.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts et de reformulations lors du conseil.

Les élu(e)s Osons Poitiers se sont abstenu(e)s sur cette délibération.

Conseil municipal du 25 septembre 2017https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/10/Conseil-municipal-du-25-septembre-2017_ODJ-1024x768.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/10/Conseil-municipal-du-25-septembre-2017_ODJ-150x150.jpg SecretariatOzons Conseil municipal
Rénovation urbaine des Couronneries, Parc des Crêtes, EESI… Délibération n°4 (2017-0253) : Décision modificative n° 2 - Budget Principal (JA) Ce qui nous fait réagir dans cette décision modificative, c'est l'inscription de 30 000 euros pour « étude relative à la mise en œuvre d'un nouveau mode de concertation avec les habitants...
</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><a name="_Toc494816944"></a>Rénovation urbaine des Couronneries, Parc des Crêtes, EESI…</h1> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/10/délibération-n°4_cm-25.09.2017.pdf" target="_blank" rel="noopener">Délibération n°4 (2017-0253) : Décision modificative n° 2 - Budget Principal (JA)</a></strong></p> <p style="text-align: justify;">Ce qui nous fait réagir dans cette décision modificative, c'est l'inscription de 30 000 euros pour « étude relative à la mise en œuvre d'un nouveau mode de concertation avec les habitants ». Ce n'est pas tant la somme, d'ailleurs non négligeable, que l'idée qui préside à sa décision qui nous fait réagir. Il va falloir prendre des décisions, concernant la rénovation urbaine des Couronneries : certaines des voies ouvertes génèrent une forte opposition de riverains (sur le parc des Crêtes), d'autres ont été ouvertes sans concertation préalable des acteurs eux-mêmes (un pôle de l'image qui entraînerait dans l'aventure un cinéma associatif qui n'est pas au courant), d'autres enfin mettent en avant des réalisations de prestige qui, pour le moins, mériteraient que le périmètre de concertation des habitants soit au moins élargi à la ville tout entière (le mode de liaison entre le centre-ville et le quartier par bus augmenté ou par téléphérique).</p> <p style="text-align: justify;">Ce type de question ne peut trouver, à notre avis, de réponse que dans une pratique approfondie et quotidienne de la relation entre ceux qui décident et les habitants. Faire appel à des cabinets d'experts pour mettre en place des protocoles compliqués qui seraient la garantie de la meilleur solution pour tous marque la faillite du lien entre eux, comme des instances de concertation existantes. Nous ne sommes pas là devant une controverse scientifique telle que celle qui a présidé à l'invention des conférences de consensus, où il fallait une méthode pour confronter les points de désaccord et parvenir à une vérité ; nous sommes dans un contexte politique, devant un problème de démocratie. Nous n'avons pas besoin d'experts. C'est aux élus de prendre leur bâton de pèlerin dans ce type d'affaires et de construire le processus avec leurs convictions, leurs objectifs et leur capacité d'écoute... Nous craignons que nous n’alignions là à nouveau des écrans de fumée destinés à se dissiper devant des faits accomplis.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Les élu(e)s Osons Poitiers se sont abstenu(e)s sur cette délibération.</em></p> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/10/délibération-n°54_cm-25.09.2017.pdf" target="_blank" rel="noopener">Délibération n°54 (2017-0247) : Nouveau Programme de Renouvellement Urbain (NPNRU)</a> - Annexes : <a href="https://drive.google.com/open?id=0B7paBMQWpH_WRVdDWjdLaGV5Zkk" target="_blank" rel="noopener">convention</a>, <a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/10/2-projet_maquette_financiere_npnru_couronneries1505898337551.pdf" target="_blank" rel="noopener">maquette financière</a> et <a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/10/3-planning_programme_ANRU.pdf" target="_blank" rel="noopener">planning</a>. (CF)</strong></p> <p style="text-align: justify;">Nous nous sommes abstenus lors de la précédente délibération ayant trait au NPNRU et nous ferons de même aujourd’hui.</p> <p style="text-align: justify;">La participation de l’ANRU de 10% environ nous paraît extrêmement faible au regard des exigences posées. Si nous examinons la maquette financière, nous voyons d’abord que pour ce projet de 150 millions, c’est seulement sur un peu plus de la moitié, 78 millions, si nous incluons l’avenant, que l’ANRU participe. Et sur les 75 millions restants la participation de l’ANRU est égale à zéro. Pourquoi inclure dans ce projet 75 millions non subventionnables ? Est-ce une exigence de l’ANRU ou une volonté de la majorité municipale ? Parmi les projets pour lesquels l’ANRU n’est pas financeur, nous notons l’étude technique et financière en lien avec le centre-ville pour 240 000 euros. Il semblerait que la partie ouest du périmètre ne soit pas subventionnable non plus, de même que la réhabilitation des écoles Daudet et Perrault (10,5 millions), ni le Pôle Image, que ce soient l’EESI (15,6 millions) ou le Dietrich (3 millions).</p> <p style="text-align: justify;"><img class="wp-image-30103 alignright" src="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/09/Inrevention-Christiane-Fraysse_conseil-muncipal-du-25-septembre-2017.jpg" alt="" width="444" height="254" />Pour rester sur les financements, nous voyons que ce sont les bailleurs qui supportent la charge la plus lourde puisque c’est  44% de ce projet urbain qui sera à leur charge.  Les bailleurs sociaux auront-ils la capacité financière de supporter ce programme et si oui est-ce que cela ne se fera pas aux dépends des autres quartiers ? Cette inquiétude est d’ailleurs celle des bailleurs, elle a été relayée dans la presse la semaine dernière.</p> <p style="text-align: justify;">En ce qui concerne le projet urbain lui-même, nous sommes opposés à l’implantation du Pôle Image sur le Parc des Crêtes, nous l’avons déjà dit. Cet espace vert devrait être conservé en l’état compte tenu de son importance dans le quartier. Les résidents de l’EHPAD s’y promènent, les habitants des habitats collectifs riverains aussi, de plus ce parc se situe dans le parcours qui va du chemin des crêtes au marché. D’ailleurs, il est idéalement situé pour apprécier la vue sur la ville et pourrait utilement être entretenu de telle façon que des fenêtres soient aménagées pour bénéficier de vues intéressantes sur la ville.</p> <p style="text-align: justify;">Il est question dans cette convention d’une étude sur la liaison avec le centre-ville pour 240 000 euros. Cette étude vise à examiner le coût et l’aspect technique de la création d’un téléphérique ou d’un funiculaire dont le point de départ serait le Parc des Crêtes ou plutôt le Pôle Image implanté sur ce parc. Nous ne comprenons pas l’objectif du funiculaire ou du téléphérique. Ces deux équipements nous paraissent plus relever de la volonté de créer un objet architectural qui fera le buzz. S’il s’agit de créer ou d’améliorer une liaison entre les Couronneries et le centre-ville avec le téléphérique, dans ce cas le choix de l’implantation ne nous paraît pas adapté car le départ de ce téléphérique n’est pas central pour le quartier des Couronneries. S’il s’agit de créer un objet d’urbanisme, la proximité de la pénétrante n’est pas propice à un point de vue exceptionnel. Un funiculaire lui, serait une liaison Couronneries-Boulevard, ce serait donc une liaison qui servirait surtout la cité judiciaire.</p> <p style="text-align: justify;">Nous pensons que ces deux types d’équipements auraient pu être envisagés dans un contexte de finances florissantes or ce n’est pas le cas. Nous redisons notre choix d’une amélioration significative des fréquences des bus pour conforter la liaison centre-ville/Couronneries et des cheminements piétons pourraient également être étudiés.</p> <p style="text-align: justify;"><img class="wp-image-30144 alignleft" src="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/10/Conseil-municipal-du-25-septembre-2017_ODJ.jpg" alt="" width="383" height="288" />Aucune enveloppe dans cette convention ANRU pour la réalisation d’un téléphérique, d’un funiculaire, ascenseur ou autres. La convention ANRU, c’est 2017-2024 donc du calme, ne nous laissons pas enfumer par un téléphérique. Nous demandons des précisions sur cette ligne tout de même puisque vous avez réussi à en faire une actualité. Le panel des 40 à 50 personnes a-t-il été choisi ? Sur quel territoire ? Uniquement les Couronneries ou toute la ville ? Ce serait un équipement Grand Poitiers, il serait curieux que seul 15% du territoire soit consulté et informé… Les études techniques et financières seront-elles à disposition de ce panel et des élus même ceux des oppositions avant le travail du panel ?</p> <p style="text-align: justify;">Vous invoquez la mixité sociale pour justifier la volonté de la majorité municipale d’implanter l’EESI aux Couronneries. Nous ne voyons pas les avantages en termes de mixité du transfert de l’EESI aux Couronneries. Enfin la mixité, si elle est favorisée par le logement, elle est surtout favorisée par l’emploi or, France3 va quitter les Couronneries, le déménagement d’EDF s’accompagne également d’un amenuisement des services et donc du nombre d’emplois sur le quartier.</p> <p style="text-align: justify;">Enfin pour le Foyer des Jeunes Travailleurs, nous sommes attachés au fait que ce foyer doit être à l’image de celui du local, c’est-à-dire comporter une partie animation pour que ce foyer soit attractif.</p> <p style="text-align: justify;">Nous nous abstiendrons sur cette délibération qui équivaut à signer un chèque en blanc, puisque vous nous dites que les projets qui sont décrits dans cette convention ne seront pas réalisés tels que décrits.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Cette intervention a fait l’objet d’ajouts et de reformulations lors du conseil.</em></p> <p style="text-align: justify;"><em>Les élu(e)s Osons Poitiers se sont abstenu(e)s sur cette délibération.</em>