Rassemblement de Europe Ecologie Les Verts, du Parti de Gauche, de Ensemble et du Nouveau Parti Anticapitaliste issu des élections municipales de 2014 à Poitiers
Délibération n°10 (2015-0297) : Médiathèque François-Mitterrand – Tarification- Année 2015 – Prêt de liseuses – Indemnité forfaitaire en cas de non-restitution ou détérioration
A propos de la mise à disposition des liseuses, nous souhaiterions dire deux mots d’une évolution qu’il faut, de notre point de vue, accompagner et modérer. Nous sommes conscients que s’attaquer à l’évolution du numérique aujourd’hui est vite taxé de passéisme, sinon pire. Et pourtant, nous considérons qu’il est aujourd’hui important que chacun interroge le chemin avant de décider l’itinéraire. Quand on s’engage dans la voie du développement d’une technologie, il faut savoir peser l’apport, le coût et les obstacles. Nous voulons dire notre inquiétude face à la précipitation quasi unanime à vouloir tout équiper en tablettes ici, en liseuses là, par peur de rater le grand train du progrès. Si on en reste au débat livre/liseuse, nous aimerions que les arguments en faveur de la lecture numérique aillent au-delà de la motivation à lire (contestée par bien des professionnels), ou du poids et du volume économisé quand on part en voyage (qui part avec 80 livres en voyage ?), du volume économisé en stockage dans les bibliothèques, de la notion de service au domicile même (au risque de perdre encore un peu de lien social). Nous ne demandons pas qu’on revienne en arrière sur des technologies qui existent et qui ont leur justification : nous demandons la prudence quand il s’agit de les sur développer : n’oublions pas de peser le coût écologique et social de leur fabrication, en attendant de savoir réduire celui-ci en en maitrisant la production. Le livre, c’est de la matière recyclable, c’est un objet échangeable dans sa pratique ; la tablette, la liseuse, c’est un usage souvent non échangeable, c’est en grande partie du non recyclable prélevé sur des zones sensibles en termes de protection de la faune et de l’environnement, c’est en grande partie fabriqué sans le minimum de protection sociale que nous aimerions voir attaché à la fabrication des produits que nous consommons.
Les élu-e-s Osons Poitiers se sont abstenus sur ce projet de délibération.
Délibérations n° 16 et 19 (2015-0261 et 2015-0264) : Subvention FEDER pour l’école et école numérique
Je voudrais rapprocher cette délibération de celle qui propose d’équiper l’école Jacques Brel en matériel numérique. Et je voudrais aussi revenir sur les conditions de cette rentrée qui, si elle nous permet d’enregistrer deux ouvertures nécessaires à Andersen et Evariste Gallois, laisse des écoles dans des situations difficiles : je pense à Paul Blet et bien sûr, pour ce qui nous occupe aujourd’hui, à Jacques Brel. Voilà une école qui doit bénéficier des moyens de l’éducation prioritaire, qui a vu ses effectifs augmenter considérablement (de 130 à 220), pour laquelle un poste était nécessaire et qui ne l’a pas obtenu, pas plus que, dans le groupe scolaire, on n’a cherché à faire de la place aux enfants de moins de 3 ans, comme le REP le demande. Voilà donc une école où les moyens humains ne sont pas à la hauteur, loin de là !
Et je voudrais qu’on mette en regard ce que nous proposons dans ces deux délibérations qui cherchent à combler en investissement ce que nous ne parvenons pas à faire dans le fonctionnement ordinaire et normal de nos écoles. Plus simplement, on peut lire ici une tendance à remplacer l’humain par la machine. On pourrait me reprocher la formule, parler de raccourci mais je terminerai en faisant référence à cette étude de l’OCDE qui devrait faire réfléchir tous ceux qui pensent l’avenir de l’école de demain en termes d’équipements numériques. Elle est récente, elle date du début du mois et s’appuie sur les données PISA recueillies en 2012. Et elle dit les choses simplement : « Les pays qui ont largement investi dans le numérique n’ont pas enregistré d’amélioration notable des résultats en compréhension de l’écrit, mathématiques et sciences ». Pire, ceux qui sont en pointe en équipement, qui ont systématisé l’utilisation de l’outil numérique en cours, comme l’Espagne, se situe en deçà des résultats des pays développés en ce qui concerne la compréhension de l’écrit électronique et le traitement de l’information trouvée sur Internet. En clair, l’étude souligne qu’on peut développer et faire acquérir nombre des compétences essentielles y compris pour la navigation sur Internet à l’aide de pédagogies et d’outils analogiques traditionnels, ce que montre le bon résultat des français réputés sous-dotés. Elle conclut enfin en disant que « Pour réduire les inégalités dans la capacité à tirer profit des outils numériques, les pays doivent avant tout améliorer l’équité de leur système d’éducation ».
Pour résumer, on fait plus pour l’école en mettant des profs devant les élèves qu’en les dotant de tablettes et autres écrans. L’école numérique, c’est un slogan porteur d’une image de modernité ; nous préférerions lui substituer l’école simplement inter-active dans laquelle l’enfant construit dans l’échange avec l’enseignant savoirs et compétences.
Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté pour ce projet de délibération.
Conseil municipal du 28 septembre 2015https://osonspoitiers.fr/conseil-municipal-du-28-septembre-2015/https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2015/06/DSCF9631-1024x768.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2015/06/DSCF9631-150x150.jpgSecretariatOzonsConseil municipalInterventions
Numérique
Prêt de liseuses
Délibération n°10 (2015-0297) : Médiathèque François-Mitterrand - Tarification- Année 2015 - Prêt de liseuses – Indemnité forfaitaire en cas de non-restitution ou détérioration
A propos de la mise à disposition des liseuses, nous souhaiterions dire deux mots d’une évolution qu’il faut, de notre point de vue, accompagner et modérer....
<h1><a name="_Toc431383323"></a>Numérique</h1>
<strong>Prêt de liseuses</strong>
Délibération n°10 (2015-0297) : Médiathèque François-Mitterrand - Tarification- Année 2015 - Prêt de liseuses – Indemnité forfaitaire en cas de non-restitution ou détérioration<strong>
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A propos de la mise à disposition des liseuses, nous souhaiterions dire deux mots d’une évolution qu’il faut, de notre point de vue, accompagner et modérer. Nous sommes conscients que s’attaquer à l’évolution du numérique aujourd’hui est vite taxé de passéisme, sinon pire. Et pourtant, nous considérons qu’il est aujourd’hui important que chacun interroge le chemin avant de décider l’itinéraire. Quand on s’engage dans la voie du développement d’une technologie, il faut savoir peser l’apport, le coût et les obstacles. Nous voulons dire notre inquiétude face à la précipitation quasi unanime à vouloir tout équiper en tablettes ici, en liseuses là, par peur de rater le grand train du progrès. Si on en reste au débat livre/liseuse, nous aimerions que les arguments en faveur de la lecture numérique aillent au-delà de la motivation à lire (contestée par bien des professionnels), ou du poids et du volume économisé quand on part en voyage (qui part avec 80 livres en voyage ?), du volume économisé en stockage dans les bibliothèques, de la notion de service au domicile même (au risque de perdre encore un peu de lien social). Nous ne demandons pas qu’on revienne en arrière sur des technologies qui existent et qui ont leur justification : nous demandons la prudence quand il s’agit de les sur développer : n’oublions pas de peser le coût écologique et social de leur fabrication, en attendant de savoir réduire celui-ci en en maitrisant la production. Le livre, c’est de la matière recyclable, c’est un objet échangeable dans sa pratique ; la tablette, la liseuse, c’est un usage souvent non échangeable, c’est en grande partie du non recyclable prélevé sur des zones sensibles en termes de protection de la faune et de l’environnement, c’est en grande partie fabriqué sans le minimum de protection sociale que nous aimerions voir attaché à la fabrication des produits que nous consommons.
<em>Les élu-e-s Osons Poitiers se sont abstenus sur ce projet de délibération.</em>
<a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2015/10/2015-297.pdf">Délibération n°10 (2015-0297) </a>
<strong>Numérique à l'école</strong>
Délibérations n° 16 et 19 (2015-0261 et 2015-0264) : Subvention FEDER pour l’école et école numérique<strong>
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Je voudrais rapprocher cette délibération de celle qui propose d’équiper l’école Jacques Brel en matériel numérique. Et je voudrais aussi revenir sur les conditions de cette rentrée qui, si elle nous permet d’enregistrer deux ouvertures nécessaires à Andersen et Evariste Gallois, laisse des écoles dans des situations difficiles : je pense à Paul Blet et bien sûr, pour ce qui nous occupe aujourd’hui, à Jacques Brel. Voilà une école qui doit bénéficier des moyens de l’éducation prioritaire, qui a vu ses effectifs augmenter considérablement (de 130 à 220), pour laquelle un poste était nécessaire et qui ne l’a pas obtenu, pas plus que, dans le groupe scolaire, on n’a cherché à faire de la place aux enfants de moins de 3 ans, comme le REP le demande. Voilà donc une école où les moyens humains ne sont pas à la hauteur, loin de là !
Et je voudrais qu’on mette en regard ce que nous proposons dans ces deux délibérations qui cherchent à combler en investissement ce que nous ne parvenons pas à faire dans le fonctionnement ordinaire et normal de nos écoles. Plus simplement, on peut lire ici une tendance à remplacer l’humain par la machine. On pourrait me reprocher la formule, parler de raccourci mais je terminerai en faisant référence à cette étude de l’OCDE qui devrait faire réfléchir tous ceux qui pensent l’avenir de l’école de demain en termes d’équipements numériques. Elle est récente, elle date du début du mois et s’appuie sur les données PISA recueillies en 2012. Et elle dit les choses simplement : « Les pays qui ont largement investi dans le numérique n'ont pas enregistré d'amélioration notable des résultats en compréhension de l'écrit, mathématiques et sciences ». Pire, ceux qui sont en pointe en équipement, qui ont systématisé l’utilisation de l’outil numérique en cours, comme l’Espagne, se situe en deçà des résultats des pays développés en ce qui concerne la compréhension de l’écrit électronique et le traitement de l’information trouvée sur Internet. En clair, l'étude souligne qu’on peut développer et faire acquérir nombre des compétences essentielles y compris pour la navigation sur Internet à l'aide de pédagogies et d'outils analogiques traditionnels, ce que montre le bon résultat des français réputés sous-dotés. Elle conclut enfin en disant que « Pour réduire les inégalités dans la capacité à tirer profit des outils numériques, les pays doivent avant tout améliorer l'équité de leur système d'éducation ».
Pour résumer, on fait plus pour l’école en mettant des profs devant les élèves qu’en les dotant de tablettes et autres écrans. L’école numérique, c’est un slogan porteur d’une image de modernité ; nous préférerions lui substituer l’école simplement inter-active dans laquelle l’enfant construit dans l’échange avec l’enseignant savoirs et compétences.
<em>Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté pour ce projet de délibération.</em>
<a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2015/10/2015-261.pdf">Délibérations n° 16 et 19 (2015-0261 et 2015-0264) </a>
elus.osonspoitiers@mairie-poitiers.frAdministratorOsons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne
Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenneRassemblement de Europe Ecologie Les Verts, du Parti de Gauche, de Ensemble et du Nouveau Parti Anticapitaliste issu des élections municipales de 2014 à Poitiershttps://osonspoitiers.fr2020