Rassemblement de Europe Ecologie Les Verts, du Parti de Gauche, de Ensemble et du Nouveau Parti Anticapitaliste issu des élections municipales de 2014 à Poitiers
Délibération n°2 (2016-0029) : Rapport sur la situation en matière de développement durable en 2015 sur Grand Poitiers.
D’abord une remarque sur le sens de ce que nous faisons : le rapport sur le développement durable précède le débat d’orientations budgétaires par cohérence. La loi Grenelle 2 demande en effet un état des lieux et les orientations suivies sur le territoire avant que l’assemblée examine les moyens accordés à cette politique. Rien de plus normal mais c’est aussi pour dire l’importance d’un tel rapport qui, et les en-têtes des délibérations votées tout au long de l‘année et qui font référence à l’agenda 21 le montrent, un tel rapport, donc, qui doit permettre de lire les grandes lignes des politiques suivies, leurs résultats, et leurs intentions pour l’avenir. Devraient se dégager les principes, les actions phares, les difficultés rencontrées…. Et c’est assez difficile, je dois dire, de reconnaître tout cela dans cette présentation qui tient beaucoup de l’inventaire non hiérarchisé à la Prévert puisqu’on peut lire à la même hauteur, des initiatives de Grand Poitiers bien sûr, mais aussi d’autres comme Alternatiba qui ne lui doivent rien, ou bien des actions de grand chantier comme l’Open Data développées à la même hauteur que l’utilisation de lombricomposteurs à la cantine. Je ne nie pas l’importance de cette dernière action que je salue, je parle juste de la lisibilité politique du document.
Et si j’en parle, c’est par souci de précision : ce qui compte, ici, c’est de pouvoir évaluer l’efficacité des actions engagées, des politiques suivies. Je me contenterai juste, en ce sens, de mettre le projecteur ici ou là, là où on peut s’interroger. Prenons le cas, par exemple, de la lutte contre le dérèglement climatique, priorité des priorités. Et dans ce chapitre, le cas de la politique des déplacements : on lit bien les nouveautés du réseau de transport en commun Vitalis et, nous en avons abondamment parlé ici, c’est l’occasion de se souvenir des soubresauts de la mise en place, de l’absence d’élan généré en terme d’utilisation, ce qui est quand même, en premier lieu ce qui est recherché. Et si on constate bien du côté des communes, le développement du vélo électrique à Poitiers, les pistes cyclables qui progressent dans certaines communes, on est quand même en droit de s’interroger sur la volonté politique et sur la cohérence quand on constate qu’à chaque occasion de travaux de voierie important à Poitiers, on néglige l’article 20 de la loi Laure qui impose des aménagements cyclables dès lors qu’on effectue des travaux sur la voierie. Promenade des cours, 400 000 euros de travaux sans aménagements ; Porte de Paris, 600 000 euros sans aménagements, et rue Allende, si on nous promet in extrémis dans l’avenir une voie cyclable, sur les travaux réalisés aujourd’hui, pour 150 000 euros, on a préféré ajouter des places de parking à la réalisation d’une piste du côté des établissements scolaires, c’est-à-dire là où c’était le plus utile. On cherche donc la cohérence du côté des cheminements doux…
Je pourrais parler de la volonté, louable, de protéger les zones de captage d’eau et notamment par l’acquisition de nouveaux périmètres. C’est important et c’est nécessaire. Mais il faut dans le même temps mettre en question le fait que le suivi agronomique pour Sarzec et Fleury soit assumé depuis des années par la Chambre d’Agriculture avec les réticences que ça peut générer : on est bien obligé de constater que la qualité de l’eau ne s’y est pas améliorée !
Enfin, pour ne pas trop retarder le débat sur les moyens, je ferai bref : si on regarde du côté des actions non ou peu engagées, on est en droit de s’étonner que du côté des pratiques d’achats et de consommation éco-responsables dans la commande publique, quand on sait qu’il y a là un levier déterminant de la politique écologique d’une collectivité, on nous ait dit qu’on ne savait pas encore suffisamment définir ce qui est éco-responsable pour que cela se traduise dans la pratique, en clair qu’il faut attendre. Nous ne pensons pas que dans ce domaine, on puisse prendre des délais : il y a là ce qu’on appelle l’urgence écologique qui doit nous pousser. (Le concept date quand même d’une vingtaine d’années et il est à la base des démarches comme celle de l’agenda 21).
Ce rapport n’a pas été soumis au vote des élu-e-s.
Conseil communautaire du 11 mars 2016https://osonspoitiers.fr/conseil-communautaire-du-11-mars-2016/https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/03/P_20160311_182505_2-1024x576.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/03/P_20160311_182505_2-150x150.jpgSecretariatOzonsConseil communautaireInterventions
Délibération n°2 (2016-0029) : Rapport sur la situation en matière de développement durable en 2015 sur Grand Poitiers.
D’abord une remarque sur le sens de ce que nous faisons : le rapport sur le développement durable précède le débat d’orientations budgétaires par cohérence. La loi Grenelle 2 demande en effet un...
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<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/03/Délibération-n°2-2016-0029.pdf">Délibération n°2 (2016-0029)</a> : Rapport sur la situation en matière de développement durable en 2015 sur Grand Poitiers.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D’abord une remarque sur le sens de ce que nous faisons : le rapport sur le développement durable précède le débat d’orientations budgétaires par cohérence. La loi Grenelle 2 demande en effet un état des lieux et les orientations suivies sur le territoire avant que l’assemblée examine les moyens accordés à cette politique. Rien de plus normal mais c’est aussi pour dire l’importance d’un tel rapport qui, et les en-têtes des délibérations votées tout au long de l‘année et qui font référence à l’agenda 21 le montrent, un tel rapport, donc, qui doit permettre de lire les grandes lignes des politiques suivies, leurs résultats, et leurs intentions pour l’avenir. Devraient se dégager les principes, les actions phares, les difficultés rencontrées…. Et c’est assez difficile, je dois dire, de reconnaître tout cela dans cette présentation qui tient beaucoup de l’inventaire non hiérarchisé à la Prévert puisqu’on peut lire à la même hauteur, des initiatives de Grand Poitiers bien sûr, mais aussi d’autres comme Alternatiba qui ne lui doivent rien, ou bien des actions de grand chantier comme l’Open Data développées à la même hauteur que l’utilisation de lombricomposteurs à la cantine. Je ne nie pas l’importance de cette dernière action que je salue, je parle juste de la lisibilité politique du document.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si j’en parle, c’est par souci de précision : ce qui compte, ici, c’est de pouvoir évaluer l’efficacité des actions engagées, des politiques suivies. Je me contenterai juste, en ce sens, de mettre le projecteur ici ou là, là où on peut s’interroger. Prenons le cas, par exemple, de la lutte contre le dérèglement climatique, priorité des priorités. Et dans ce chapitre, le cas de la politique des déplacements : on lit bien les nouveautés du réseau de transport en commun Vitalis et, nous en avons abondamment parlé ici, c’est l’occasion de se souvenir des soubresauts de la mise en place, de l’absence d’élan généré en terme d’utilisation, ce qui est quand même, en premier lieu ce qui est recherché. Et si on constate bien du côté des communes, le développement du vélo électrique à Poitiers, les pistes cyclables qui progressent dans certaines communes, on est quand même en droit de s’interroger sur la volonté politique et sur la cohérence quand on constate qu’à chaque occasion de travaux de voierie important à Poitiers, on néglige l’article 20 de la loi Laure qui impose des aménagements cyclables dès lors qu’on effectue des travaux sur la voierie. Promenade des cours, 400 000 euros de travaux sans aménagements ; Porte de Paris, 600 000 euros sans aménagements, et rue Allende, si on nous promet in extrémis dans l’avenir une voie cyclable, sur les travaux réalisés aujourd’hui, pour 150 000 euros, on a préféré ajouter des places de parking à la réalisation d’une piste du côté des établissements scolaires, c’est-à-dire là où c’était le plus utile. On cherche donc la cohérence du côté des cheminements doux…</p>
<p style="text-align: justify;">Je pourrais parler de la volonté, louable, de protéger les zones de captage d’eau et notamment par l’acquisition de nouveaux périmètres. C’est important et c’est nécessaire. Mais il faut dans le même temps mettre en question le fait que le suivi agronomique pour Sarzec et Fleury soit assumé depuis des années par la Chambre d’Agriculture avec les réticences que ça peut générer : on est bien obligé de constater que la qualité de l’eau ne s’y est pas améliorée !</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, pour ne pas trop retarder le débat sur les moyens, je ferai bref : si on regarde du côté des actions non ou peu engagées, on est en droit de s’étonner que du côté des pratiques d’achats et de consommation éco-responsables dans la commande publique, quand on sait qu’il y a là un levier déterminant de la politique écologique d’une collectivité, on nous ait dit qu’on ne savait pas encore suffisamment définir ce qui est éco-responsable pour que cela se traduise dans la pratique, en clair qu’il faut attendre. Nous ne pensons pas que dans ce domaine, on puisse prendre des délais : il y a là ce qu’on appelle l’urgence écologique qui doit nous pousser. (Le concept date quand même d’une vingtaine d’années et il est à la base des démarches comme celle de l’agenda 21).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce rapport n’a pas été soumis au vote des élu-e-s.
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Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenneRassemblement de Europe Ecologie Les Verts, du Parti de Gauche, de Ensemble et du Nouveau Parti Anticapitaliste issu des élections municipales de 2014 à Poitiershttps://osonspoitiers.fr2020