Rassemblement de Europe Ecologie Les Verts, du Parti de Gauche, de Ensemble et du Nouveau Parti Anticapitaliste issu des élections municipales de 2014 à Poitiers
Nous voyons que ce n’est pas une enveloppe complémentaire qui est affectée aux vélos à assistance électrique mais une réaffectation de crédit. Les 20 000 euros de subvention à l’achat des vélos électriques sont pris sur l’enveloppe CAP sur le vélo. Notre question est celle-ci : à quoi étaient initialement affectés ces crédits ? À l’achat de vélos destinés à la location ou pas ?
Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.
Enfin un plan vélo, depuis le schéma directeur cyclable de 2001 aucun document de programmation concernant le vélo n’avait été réalisé.
Ce qui a été fait sur le vélo et ce qui est visible, c’est la politique d’achat de vélo à assistance électrique et Grand Poitiers est aujourd’hui presque victime de son succès en la matière. Mais une politique efficace en matière de mode de déplacement doux ne repose pas uniquement sur l’aspect de mise à disposition de vélos, fussent-ils en assistance électrique. Un beau vélo mais pas d’équipement de stationnement adapté, ça ne marche pas, des vélos à assistance électrique mais pas de balisage de parcours, ça ne marche pas non plus, un vélo mais pas d’information ou une information insuffisante des autres usagers de la rue et de la route, ça ne fonctionne pas non plus.
Pour que le transfert modal soit significatif, il faut que l’usage du vélo soit facilité et que la collectivité soit incitatrice. C’est d’ailleurs ce qui est dit dans le Plan, mais comment ? Avec des aménagements de rues et de routes qui donnent aux cyclistes le sentiment qu’ils sont en sécurité ou pour le moins visibles. Les pistes cyclables doivent être entretenues très régulièrement, je vous invite à rouler sur la piste cyclable du Grand Large, je crois que je préfère prendre la route. Les bandes cyclables doivent aussi être bien visibles, je vous invite à prendre le boulevard Bajon et vous verrez à un moment donné on ne sait plus si l’on est sur la route ou sur une piste cyclable. Effectivement, les cannettes de bières cassées sur les pistes cyclables ou des gravillons laissés après travaux sont légion.
Les trajets les plus fréquentés par les voitures doivent être également réalisés pour les cyclistes et nous ne saurions nous contenter d’une étude sans calendrier pour le trajet Porte de Paris/Futuroscope.
Nous avons l’impression que pendant des années et des années nous allons répéter qu’il faut faire quelque chose, oui il faut faire quelque chose, c’est à l’étude… Mais ce genre d’affirmation pour cet axe-là ne nous convient pas.
L’usage du vélo doit également être favorisé entre les communes de Grand Poitiers. Toujours à proximité du Futuroscope, comment un habitant de Migné ou de Chasseneuil se rend dans la zone du Futuroscope en ayant le sentiment de ne pas être un intrus ou en danger sur son parcours ?
Entre le Futuroscope et Poitiers par exemple ce ne sont pas que des salariés qui pourraient emprunter un itinéraire cyclable mais également une partie même infime des quasis 2 millions de visiteurs du Futuroscope. La Loire à vélo connaît un franc succès, le tourisme à vélo n’est pas qu’un slogan c’est une réalité, Grand Poitiers se prive de ces touristes-là.
Il est question aussi dans ce document des plans de déplacement établissements. Donc les salariés semblent être désignés comme une cible intéressante. Nous souhaiterions savoir combien d’établissements ont souscrit, combien l’ont renouvelé et surtout combien de salariés sont concernés ? Une cible n’est pas identifiée et elle n’avait d’ailleurs pas été identifiée non plus pour ce que vous avez appelé l’optimisation du réseau de bus, il s’agit des collèges et des lycées. Les bonnes habitudes se prennent tôt. Elles se prennent certes à l’école élémentaire mais aussi au collège et au lycée. A ma connaissance, il n’existe pas de plan de déplacement pour les collèges et c’est bien dommage. Pour avoir échangé sur le sujet avec des parents qui pratiquent le vélo, ils hésitent ou même ils ont peur de voir leurs enfants utiliser le vélo à Poitiers. Donc effectivement, la question de la sécurité est le frein principal à l’usage du vélo. Ça veut dire que la collectivité doit mettre en place des aménagements accompagnés d’une communication. Mais d’abord les aménagements.
Grand Poitiers s’élargit demain, aucun mot n’est dit là-dessus dans le document, pourtant des trajets à traiter auraient pu être présentés et a minima, une page sur une révision du plan aurait pu être programmée ou un mot aurait pu être dit sur cette extension.
Nous sommes extrêmement déçus par ce document qui dit clairement le peu d’ambition de la collectivité. Il y a beaucoup d’affichage, de bonnes intentions mais il n’y a pas d’engagement en terme de calendrier ou de budget. Le budget pluriannuel du plan vélo est décroissant. Le budget consacré aux infrastructures est de 275 000 euros par an en moyenne soit 1 375 000 euros sur 5 ans. Pour mémoire, le viaduc Léon Blum a coûté plus de 20 ou 30 fois plus et la campagne de promotion d’un hôtel coûte 115 000 euros par an, sur 5 ans c’est 575 000 euros.
Ce qui apparaît clairement aussi, c’est que dans les zones à habitat dense, l’arbitrage est toujours en faveur du stationnement des voitures au détriment de la sécurité du vélo. L’exemple le plus récent est l’aménagement de la rue Salvador Allende. D’ailleurs l’association Vélocité l’a bien noté.
Ce plan vélo n’est pas du tout à la hauteur des enjeux. Il reste encore quelques climato-sceptiques mais on peut les qualifier d’irresponsables politiques lorsqu’ils exercent une fonction élective.
Est-ce que Grand Poitiers est climato-sceptique ? À la lecture de ce plan, je réponds sans hésiter oui.
Il ne faut pas oublier que si le transfert modal de la voiture vers le vélo est bénéfique pour la qualité de l’air il l’est aussi pour le bruit, pour les émissions de gaz à effet de serre donc pour le collectif mais l’usage du vélo est également bénéfique pour la santé, c’est de l’exercice, c’est un moment de décompression, c’est aussi une meilleure communication avec la nature, avec son environnement et aussi c’est très bon pour son portefeuille : une fois le vélo acheté ou loué le coût est nul ou quasiment.
Les élu-e-s Osons Poitiers se sont abstenus sur cette délibération.
Cette délibération nous conduit à nouveau à poser une question de fond à propos de ce que nous attendons du transport en commun. Si c’est de proposer, à Poitiers et sur l’agglomération, un réseau de transports en commun accessible à tous, qui tienne compte des urgences sociales et écologiques, qui participe à rendre nos territoires véritablement solidaires, et attractifs, alors il ne faut pas penser modernité seulement en termes d’équipements et de technologie. Il faut dans notre réflexion ne pas balayer d’un revers de manche ce qui se passe par exemple à Aubagne, Libourne, mais aussi à Tallin, la capitale de l’Estonie, et ce qui est également en projet à Dunkerque pour 2018 : se poser donc la question de la gratuité dont il faudrait sérieusement étudier le coût et l’impact avant de se lancer dans de nouvelles dépenses liées à la billetterie.
Alors on nous a dit déjà que nous ne sommes pas raisonnables d’envisager cette hypothèse. Mais peut-on revenir un instant sur le choix que nous avons fait à Grand Poitiers, d’un équipement de luxe pour redynamiser notre réseau de transports en commun ? Depuis plusieurs années, les investissements s’enchaînent afin de mettre en place un Bus à Haut Niveau de Services (BHNS) sur l’agglomération. Même si l’on n’a pas encore atteint les chiffres annoncés en 2010 où il était question de plusieurs centaines de millions d’euros, on peut déjà compter les dizaines de millions d’euros dépensés depuis, entre les 30 millions du Viaduc et les 9 ou 10 millions de travaux en cours. Aujourd’hui, on nous apprend que les dépenses liées au changement de billettique s’élèvent, quant à elles, à 2,4 millions d’euros. 2,4 millions d’euros pour que les usagers puissent acheter leurs billets « en station, sur des machines similaires à celles du métro parisien », plutôt que dans les actuels points relais. Tout comme sur le reste du projet, nous émettons là encore des réserves : ce nouvel équipement aura-t-il un quelconque impact sur la fréquentation, alors que les tarifs pratiqués, de même que les manquements du réseau, continuent à décourager de potentiels voyageurs ? Et je ne rappellerai pas que les investissements BHNS réalisés n’ont eu aucun impact sur la fréquentation et ne répondent donc pas à l’objectif fixé.
A ceux qui envisagent la gratuité pour redynamiser notre réseau de transports en commun, pour des raisons sociales, économiques, ou encore écologiques, on répond que sa mise en place coûteuse entraînerait une dégradation de notre réseau, au niveau de l’amplitude horaire par exemple ou encore du respect du matériel.
Avant de parler « coût de la gratuité », je voudrais cependant verser au débat les possibles que cette gratuité dessine. Et ça je ne peux pas le faire dans un format « tweet », excusez-moi de développer quelques arguments quand même.
Les exemples que nous connaissons montrent que la disparition du ticket payant engendre une augmentation certaine de la fréquentation et que la création de nouvelles lignes accompagnant ce regain d’affluence peuvent être à l’origine de création d’emplois.
De même, les commerces, irrigués par un réseau de transports gratuits, bénéficient directement d’une telle mesure. Parler de dégradation potentielle du matériel, c’est partir du préjugé selon lequel les gens ne respecteraient que ce qui est payant, et s’inquiéter de la baisse potentielle de la qualité du service, c’est faire fi de la grande entreprise de consultation et d’implication citoyenne dans laquelle s’inscrit le projet de la gratuité totale des transports en commun, afin de proposer un service public qui réponde aux besoins de chacun.
Attention à ne pas se contenter d’habiller de luxe un réseau défectueux. La billetterie actuelle serait obsolète. Notre réseau qui ne parvient pas à convaincre de nouveaux usagers est obsolète : il ne répond pas à l’urgence écologique et sociale que nous connaissons.
Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.
Les délibérations qui suivent sont celles sur lesquelles les élu-e-s Osons Poitiers auraient souhaité intervenir.
Aide à l’acquisition de vélos à assistance électrique (JA)
Nous sommes pour, bien sûr, tout ce qui peut aller vers le développement du vélo. Nous voudrions cependant alerter sur le fait qu’une seule mesure ne saurait prétendre répondre à toutes les questions, qu’il ne faudrait pas céder à la tentation de courir après une première place pour avoir seulement les honneurs de la vitrine. (Poitiers serait le premier parc de vélos électriques de location). Sur cette mesure, voici nos questions : pourquoi ne pas étendre l’aide à tous les vélos ? 25 % sur un vélo électrique, c’est quand même une part pour l’usager qui tient éloignées bien des bourses modestes ! Et le vélo traditionnel, s’il a l’inconvénient d’en rebuter certains, du fait de l’effort qu’il exige, a le mérite de gagner la fidélité de ceux qui ont franchi le pas. Autre question : qui conventionne les vélocistes ? Le conventionnement est-il lié à des contraintes comme le fait de réparer sur place (Décathlon, par exemple fait réparer ses vélos à Nantes) ? Faut-il voir un lien entre cette mesure et l’installation de l’enseigne nationale Cyclable ? Certains des vélocistes historiques de la ville ne risquent-ils pas de se retrouver de côté et en difficulté ?
Conseil communautaire du 23 septembre 2016https://osonspoitiers.fr/conseil-communautaire-du-23-septembre-2016/https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/09/P_20160923_180722-1024x576.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/09/P_20160923_180722-150x150.jpgSecretariatOzonsConseil communautaire
Mobilités, transports, déplacements
Crédits Cap sur le Vélo (CF)
Délibération n°24 (2016-0392) Budget annexe Transport : Mise à jour des Autorisations de Programme et Crédits de Paiement (AP/CP)
Nous voyons que ce n’est pas une enveloppe complémentaire qui est affectée aux vélos à assistance électrique mais une réaffectation de crédit. Les 20...
<h1>Mobilités, transports, déplacements</h1>
<strong>Crédits Cap sur le Vélo (CF)</strong>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/09/délibération-n°24.pdf">Délibération n°24 (2016-0392) Budget annexe Transport : Mise à jour des Autorisations de Programme et Crédits de Paiement (AP/CP)</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous voyons que ce n’est pas une enveloppe complémentaire qui est affectée aux vélos à assistance électrique mais une réaffectation de crédit. Les 20 000 euros de subvention à l’achat des vélos électriques sont pris sur l’enveloppe CAP sur le vélo. Notre question est celle-ci : à quoi étaient initialement affectés ces crédits ? À l’achat de vélos destinés à la location ou pas ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.</em><strong>
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plan Vélo (CF)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/09/délibération-n°70.pdf">Délibération n°70 (2016-0423) Adoption du Plan Vélo de Grand Poitiers, programme 2016-2020</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin un plan vélo, depuis le schéma directeur cyclable de 2001 aucun document de programmation concernant le vélo n’avait été réalisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui a été fait sur le vélo et ce qui est visible, c’est la politique d’achat de vélo à assistance électrique et Grand Poitiers est aujourd’hui presque victime de son succès en la matière. Mais une politique efficace en matière de mode de déplacement doux ne repose pas uniquement sur l’aspect de mise à disposition de vélos, fussent-ils en assistance électrique. Un beau vélo mais pas d’équipement de stationnement adapté, ça ne marche pas, des vélos à assistance électrique mais pas de balisage de parcours, ça ne marche pas non plus, un vélo mais pas d’information ou une information insuffisante des autres usagers de la rue et de la route, ça ne fonctionne pas non plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour que le transfert modal soit significatif, il faut que l’usage du vélo soit facilité et que la collectivité soit incitatrice. C'est d'ailleurs ce qui est dit dans le Plan, mais comment ? Avec des aménagements de rues et de routes qui donnent aux cyclistes le sentiment qu’ils sont en sécurité ou pour le moins visibles. Les pistes cyclables doivent être entretenues très régulièrement, je vous invite à rouler sur la piste cyclable du Grand Large, je crois que je préfère prendre la route. Les bandes cyclables doivent aussi être bien visibles, je vous invite à prendre le boulevard Bajon et vous verrez à un moment donné on ne sait plus si l'on est sur la route ou sur une piste cyclable. Effectivement, les cannettes de bières cassées sur les pistes cyclables ou des gravillons laissés après travaux sont légion.</p>
<p style="text-align: justify;">Les trajets les plus fréquentés par les voitures doivent être également réalisés pour les cyclistes et nous ne saurions nous contenter d’une étude sans calendrier pour le trajet Porte de Paris/Futuroscope.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons l'impression que pendant des années et des années nous allons répéter qu'il faut faire quelque chose, oui il faut faire quelque chose, c'est à l'étude… Mais ce genre d'affirmation pour cet axe-là ne nous convient pas.</p>
<p style="text-align: justify;">L’usage du vélo doit également être favorisé entre les communes de Grand Poitiers. Toujours à proximité du Futuroscope, comment un habitant de Migné ou de Chasseneuil se rend dans la zone du Futuroscope en ayant le sentiment de ne pas être un intrus ou en danger sur son parcours ?</p>
<p style="text-align: justify;">Entre le Futuroscope et Poitiers par exemple ce ne sont pas que des salariés qui pourraient emprunter un itinéraire cyclable mais également une partie même infime des quasis 2 millions de visiteurs du Futuroscope. La Loire à vélo connaît un franc succès, le tourisme à vélo n’est pas qu’un slogan c’est une réalité, Grand Poitiers se prive de ces touristes-là.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est question aussi dans ce document des plans de déplacement établissements. Donc les salariés semblent être désignés comme une cible intéressante. Nous souhaiterions savoir combien d’établissements ont souscrit, combien l’ont renouvelé et surtout combien de salariés sont concernés ? Une cible n’est pas identifiée et elle n’avait d’ailleurs pas été identifiée non plus pour ce que vous avez appelé l’optimisation du réseau de bus, il s’agit des collèges et des lycées. Les bonnes habitudes se prennent tôt. Elles se prennent certes à l'école élémentaire mais aussi au collège et au lycée. A ma connaissance, il n’existe pas de plan de déplacement pour les collèges et c’est bien dommage. Pour avoir échangé sur le sujet avec des parents qui pratiquent le vélo, ils hésitent ou même ils ont peur de voir leurs enfants utiliser le vélo à Poitiers. Donc effectivement, la question de la sécurité est le frein principal à l'usage du vélo. Ça veut dire que la collectivité doit mettre en place des aménagements accompagnés d’une communication. Mais d’abord les aménagements.</p>
<p style="text-align: justify;">Grand Poitiers s’élargit demain, aucun mot n’est dit là-dessus dans le document, pourtant des trajets à traiter auraient pu être présentés et a minima, une page sur une révision du plan aurait pu être programmée ou un mot aurait pu être dit sur cette extension.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes extrêmement déçus par ce document qui dit clairement le peu d’ambition de la collectivité. Il y a beaucoup d’affichage, de bonnes intentions mais il n’y a pas d’engagement en terme de calendrier ou de budget. Le budget pluriannuel du plan vélo est décroissant. Le budget consacré aux infrastructures est de 275 000 euros par an en moyenne soit 1 375 000 euros sur 5 ans. Pour mémoire, le viaduc Léon Blum a coûté plus de 20 ou 30 fois plus et la campagne de promotion d’un hôtel coûte 115 000 euros par an, sur 5 ans c’est 575 000 euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui apparaît clairement aussi, c'est que dans les zones à habitat dense, l’arbitrage est toujours en faveur du stationnement des voitures au détriment de la sécurité du vélo. L’exemple le plus récent est l’aménagement de la rue Salvador Allende. D'ailleurs l'association Vélocité l'a bien noté.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce plan vélo n’est pas du tout à la hauteur des enjeux. Il reste encore quelques climato-sceptiques mais on peut les qualifier d’irresponsables politiques lorsqu’ils exercent une fonction élective.</p>
<p style="text-align: justify;">Est-ce que Grand Poitiers est climato-sceptique ? À la lecture de ce plan, je réponds sans hésiter oui.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut pas oublier que si le transfert modal de la voiture vers le vélo est bénéfique pour la qualité de l’air il l’est aussi pour le bruit, pour les émissions de gaz à effet de serre donc pour le collectif mais l’usage du vélo est également bénéfique pour la santé, c’est de l’exercice, c’est un moment de décompression, c’est aussi une meilleure communication avec la nature, avec son environnement et aussi c’est très bon pour son portefeuille : une fois le vélo acheté ou loué le coût est nul ou quasiment.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les élu-e-s Osons Poitiers se sont abstenus sur cette délibération.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Billettique Vitalis (JA)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/09/délibération-n°71.pdf">Délibération n°71 (2016-0424) Acquisition d’un système billettique pour le réseau de transport urbain et demande de subvention à l’Europe</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette délibération nous conduit à nouveau à poser une question de fond à propos de ce que nous attendons du transport en commun. Si c’est de proposer, à Poitiers et sur l’agglomération, un réseau de transports en commun accessible à tous, qui tienne compte des urgences sociales et écologiques, qui participe à rendre nos territoires véritablement solidaires, et attractifs, alors il ne faut pas penser modernité seulement en termes d’équipements et de technologie. Il faut dans notre réflexion ne pas balayer d’un revers de manche ce qui se passe par exemple à Aubagne, Libourne, mais aussi à Tallin, la capitale de l’Estonie, et ce qui est également en projet à Dunkerque pour 2018 : se poser donc la question de la gratuité dont il faudrait sérieusement étudier le coût et l’impact avant de se lancer dans de nouvelles dépenses liées à la billetterie.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors on nous a dit déjà que nous ne sommes pas raisonnables d’envisager cette hypothèse. Mais peut-on revenir un instant sur le choix que nous avons fait à Grand Poitiers, d’un équipement de luxe pour redynamiser notre réseau de transports en commun ? Depuis plusieurs années, les investissements s’enchaînent afin de mettre en place un Bus à Haut Niveau de Services (BHNS) sur l’agglomération. Même si l’on n’a pas encore atteint les chiffres annoncés en 2010 où il était question de plusieurs centaines de millions d'euros, on peut déjà compter les dizaines de millions d'euros dépensés depuis, entre les 30 millions du Viaduc et les 9 ou 10 millions de travaux en cours. Aujourd’hui, on nous apprend que les dépenses liées au changement de billettique s’élèvent, quant à elles, à 2,4 millions d’euros. 2,4 millions d’euros pour que les usagers puissent acheter leurs billets « en station, sur des machines similaires à celles du métro parisien », plutôt que dans les actuels points relais. Tout comme sur le reste du projet, nous émettons là encore des réserves : ce nouvel équipement aura-t-il un quelconque impact sur la fréquentation, alors que les tarifs pratiqués, de même que les manquements du réseau, continuent à décourager de potentiels voyageurs ? Et je ne rappellerai pas que les investissements BHNS réalisés n’ont eu aucun impact sur la fréquentation et ne répondent donc pas à l’objectif fixé.</p>
<p style="text-align: justify;">A ceux qui envisagent la gratuité pour redynamiser notre réseau de transports en commun, pour des raisons sociales, économiques, ou encore écologiques, on répond que sa mise en place coûteuse entraînerait une dégradation de notre réseau, au niveau de l’amplitude horaire par exemple ou encore du respect du matériel.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de parler « coût de la gratuité », je voudrais cependant verser au débat les possibles que cette gratuité dessine. Et ça je ne peux pas le faire dans un format "tweet", excusez-moi de développer quelques arguments quand même.</p>
<p style="text-align: justify;">Les exemples que nous connaissons montrent que la disparition du ticket payant engendre une augmentation certaine de la fréquentation et que la création de nouvelles lignes accompagnant ce regain d’affluence peuvent être à l’origine de création d’emplois.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, les commerces, irrigués par un réseau de transports gratuits, bénéficient directement d’une telle mesure. Parler de dégradation potentielle du matériel, c’est partir du préjugé selon lequel les gens ne respecteraient que ce qui est payant, et s’inquiéter de la baisse potentielle de la qualité du service, c’est faire fi de la grande entreprise de consultation et d’implication citoyenne dans laquelle s’inscrit le projet de la gratuité totale des transports en commun, afin de proposer un service public qui réponde aux besoins de chacun.</p>
<p style="text-align: justify;">Attention à ne pas se contenter d’habiller de luxe un réseau défectueux. La billetterie actuelle serait obsolète. Notre réseau qui ne parvient pas à convaincre de nouveaux usagers est obsolète : il ne répond pas à l’urgence écologique et sociale que nous connaissons.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.
</em></p>
<h3 style="text-align: left;"><strong><span style="color: #800000;"><em>Les délibérations qui suivent sont celles sur lesquelles les élu-e-s Osons Poitiers auraient souhaité intervenir.</em></span></strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aide à l’acquisition de vélos à assistance électrique (JA)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/09/délibération-n°74.pdf">Délibération n°74 (2016-0427) Subvention d'équipement pour le dispositif d’aide à l’acquisition de vélos à assistance électrique pour les habitants de Grand Poitiers</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes pour, bien sûr, tout ce qui peut aller vers le développement du vélo. Nous voudrions cependant alerter sur le fait qu’une seule mesure ne saurait prétendre répondre à toutes les questions, qu’il ne faudrait pas céder à la tentation de courir après une première place pour avoir seulement les honneurs de la vitrine. (Poitiers serait le premier parc de vélos électriques de location). Sur cette mesure, voici nos questions : pourquoi ne pas étendre l’aide à tous les vélos ? 25 % sur un vélo électrique, c’est quand même une part pour l’usager qui tient éloignées bien des bourses modestes ! Et le vélo traditionnel, s’il a l’inconvénient d’en rebuter certains, du fait de l’effort qu’il exige, a le mérite de gagner la fidélité de ceux qui ont franchi le pas. Autre question : qui conventionne les vélocistes ? Le conventionnement est-il lié à des contraintes comme le fait de réparer sur place (Décathlon, par exemple fait réparer ses vélos à Nantes) ? Faut-il voir un lien entre cette mesure et l’installation de l’enseigne nationale Cyclable ? Certains des vélocistes historiques de la ville ne risquent-ils pas de se retrouver de côté et en difficulté ? <strong><em>
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Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenneRassemblement de Europe Ecologie Les Verts, du Parti de Gauche, de Ensemble et du Nouveau Parti Anticapitaliste issu des élections municipales de 2014 à Poitiershttps://osonspoitiers.fr2020