Rassemblement de Europe Ecologie Les Verts, du Parti de Gauche, de Ensemble et du Nouveau Parti Anticapitaliste issu des élections municipales de 2014 à Poitiers
Nous ne sommes pas pour un soutien aveugle à la filière viande. Il est temps aujourd’hui, de profiter de toutes les occasions pour réfléchir notre politique à l’égard de la production agricole.
Promouvoir la production locale ne signifie pas forcément, nous le savons bien, œuvrer à sortir de la crise écologique. Il suffit de prendre le projet de ferme usine de Coussay-Les-Bois pour le comprendre.
Je voudrais prendre le temps de faire deux ou trois remarques à ce sujet. Il faut revoir de fond en comble le système agricole, pas seulement la façon de produire et d’échanger mais aussi de consommer ! Dans le cadre de cette délibération, il s’agit bien de cela. Nous devons sortir de la consommation de protéines animales massive. Notre consommation de viande tourne à l’aberration pure et simple si elle est étendue à l’échelle d’une humanité. Vous le savez, pour vivre comme on vit en France, alors que nous ne sommes que 65 millions, il faudrait à l’humanité 1,6 planète et cela notamment à cause de notre niveau de consommation de protéines carnées. Celle-ci ne cesse de croître. Nous mangeons deux fois plus de viande aujourd’hui que dans les années 50.
Ce n’est pas anecdotique. C’est destructeur en termes de santé publique, compte tenu des matières grasses ingérées mais aussi en termes de grands équilibres. 40 % de la production agricole mondiale est destinée à nourrir des bêtes et si on prend le contexte actuel des pénuries d’eau : à quantité égale produite, les protéines animales coûtent entre cinq à dix fois plus d’eau que celles tirées des végétaux.
Enfin, un dernier mot sur le fait que ces productions et cette consommation déraisonnable nous conduit à considérer le vivant comme une matière première : les fermes des mille vaches, des 30 000 cochons, des 100 000 volailles ou lapins pervertissent notre rapport au vivant, développe notre mépris pour l’écosystème qui nous fait vivre. Il est temps de retrouver de l’intérêt pour le règne animal si on veut être en accord avec nos déclarations sur le respect de la biodiversité ; ça passe par une modification de nos habitudes consuméristes, par de la prudence quand il s’agit de faire la promotion de modes de consommation irréfléchies.
Ce qu’il faut encourager, c’est la réduction de la consommation des protéines animales et en matière de boucherie, une viande de qualité c’est-à-dire respectueuse de l’environnement et des bêtes ainsi que des exigences sanitaires humaines.
Conseil communautaire du 23 septembre 2016https://osonspoitiers.fr/conseil-communautaire-du-23-septembre-2016/https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/09/P_20160923_180722-1024x576.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/09/P_20160923_180722-150x150.jpgSecretariatOzonsConseil communautaire
Économie, développement des entreprises (intervention non prononcée)
Syndicat des professionnels de la Boucherie de la Vienne (JA)
Délibération n°41 (2016-0428) Attribution d’une subvention au Syndicat de la Boucherie pour un événement national organisé sur l’agglomération de Poitiers les 6 et 7 novembre 2016
Nous ne sommes pas pour un soutien aveugle à...
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<h1>Économie, développement des entreprises (intervention non prononcée)</h1>
<strong>Syndicat des professionnels de la Boucherie de la Vienne (JA)</strong>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/09/délibération-n°41.pdf">Délibération n°41 (2016-0428) Attribution d’une subvention au Syndicat de la Boucherie pour un événement national organisé sur l’agglomération de Poitiers les 6 et 7 novembre 2016</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne sommes pas pour un soutien aveugle à la filière viande. Il est temps aujourd’hui, de profiter de toutes les occasions pour réfléchir notre politique à l’égard de la production agricole.</p>
<p style="text-align: justify;">Promouvoir la production locale ne signifie pas forcément, nous le savons bien, œuvrer à sortir de la crise écologique. Il suffit de prendre le projet de ferme usine de Coussay-Les-Bois pour le comprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais prendre le temps de faire deux ou trois remarques à ce sujet. Il faut revoir de fond en comble le système agricole, pas seulement la façon de produire et d’échanger mais aussi de consommer ! Dans le cadre de cette délibération, il s’agit bien de cela. Nous devons sortir de la consommation de protéines animales massive. Notre consommation de viande tourne à l’aberration pure et simple si elle est étendue à l’échelle d’une humanité. Vous le savez, pour vivre comme on vit en France, alors que nous ne sommes que 65 millions, il faudrait à l’humanité 1,6 planète et cela notamment à cause de notre niveau de consommation de protéines carnées. Celle-ci ne cesse de croître. Nous mangeons deux fois plus de viande aujourd’hui que dans les années 50.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas anecdotique. C’est destructeur en termes de santé publique, compte tenu des matières grasses ingérées mais aussi en termes de grands équilibres. 40 % de la production agricole mondiale est destinée à nourrir des bêtes et si on prend le contexte actuel des pénuries d’eau : à quantité égale produite, les protéines animales coûtent entre cinq à dix fois plus d’eau que celles tirées des végétaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, un dernier mot sur le fait que ces productions et cette consommation déraisonnable nous conduit à considérer le vivant comme une matière première : les fermes des mille vaches, des 30 000 cochons, des 100 000 volailles ou lapins pervertissent notre rapport au vivant, développe notre mépris pour l’écosystème qui nous fait vivre. Il est temps de retrouver de l’intérêt pour le règne animal si on veut être en accord avec nos déclarations sur le respect de la biodiversité ; ça passe par une modification de nos habitudes consuméristes, par de la prudence quand il s’agit de faire la promotion de modes de consommation irréfléchies.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qu’il faut encourager, c’est la réduction de la consommation des protéines animales et en matière de boucherie, une viande de qualité c’est-à-dire respectueuse de l’environnement et des bêtes ainsi que des exigences sanitaires humaines.
elus.osonspoitiers@mairie-poitiers.frAdministratorOsons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenne
Osons Poitiers, écologique, sociale, solidaire et citoyenneRassemblement de Europe Ecologie Les Verts, du Parti de Gauche, de Ensemble et du Nouveau Parti Anticapitaliste issu des élections municipales de 2014 à Poitiershttps://osonspoitiers.fr2020