Restauration scolaire & collective, alimentation

Restauration scolaire & collective, alimentation

Délibération n°23 (2018-0100) : Détermination des tarifs pour les enfants fréquentant la restauration scolaire et l’accueil périscolaire (MJ)

Nous ne comprenons pas l’augmentation de 1,5 % des tarifs de restauration scolaire, l’inflation étant égale à 1%. En anticipant la délibération suivante, nous pourrions nous poser la question de la gratuité de la cantine pour les familles dont le revenu fiscal de référence est inférieur ou égal à 7 800€ annuels par part, ce qui correspond au seuil de pauvreté. Nous savons que la tranche T1 regroupe 2 050 enfants sur 6 260. Outre les bénéfices nutritionnels et les apports autour de la vie collective, des parents interrogés sur cette gratuité disent que l’argent économisé permettrait  d’inscrire les enfants à d’autres loisirs. Et par la même occasion, cela permettrait sûrement d’éviter une perte de temps administrative liée aux remises de dettes votées lors de quasi chaque conseil (conseils des 5/12/2016, 13/02/2017, 10/04/2017, 25/09/2017) … On sait que derrière cela, ce sont aussi des agents qui doivent rédiger des courriers, relancer pour non-paiement, recevoir les familles, étudier et constituer les dossiers de demande de remise de dettes, etc, ce temps-là serait bien plus utile ailleurs.

Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération. 

Délibération n°29 (2018-0157) : Signature d’une convention dans le cadre de la fête des fruits et légumes frais avec Interfel (CF)

Nous sommes convaincus que la consommation de fruits et de légumes frais est indispensable pour préserver son capital santé. Mais le message sur le bio devrait être associé à cette préconisation : manger des légumes et des fruits frais, c’est bien. « Bio » c’est mieux.

Les études menées sur les différences de qualité nutritionnelles entre les produits issus de l’agriculture conventionnelle et ceux issus de l’agriculture biologique s’accordent sur un minima. Des différences marquantes, considérées comme nutritionnellement bénéfiques, avec plus de polyphénols, moins de métaux lourds et de résidus de pesticides dans les productions « bio » : tels sont les résultats d’une revue bibliographique internationale, à laquelle a collaboré l’INRA, qui a comparé la composition des produits végétaux issus de l’AB avec ceux de l’agriculture conventionnelle. Résultat sans appel pour les apports en antioxydants : les produits issus de l’agriculture biologique contiendrait en moyenne 60% d’antioxydants en plus que l’alimentation conventionnelle, en particulier dans les fruits. En moyenne, les teneurs en résidus de pesticides seraient 4 fois moins importantes dans les produits bios. Les teneurs en plomb apparaissent elles équivalentes entre les deux modes de culture. Les différences les plus marquantes concernent les concentrations de divers antioxydants nettement plus élevées dans les produits bios, de 19 % à 68 % pour certains polyphénols et flavonoïdes. De plus, les concentrations de cadmium, les teneurs en azote (nitrates et nitrites), la fréquence de détection de résidus de pesticides sont inférieures en agriculture biologique. Les méthodes de production bio conduisent à des niveaux accrus de composés potentiellement bénéfiques pour la santé et réduisent les composés indésirables. « C’est la première méta-analyse qui permet de tirer des conclusions aussi marquées et statistiquement validées, » rapporte Philippe Nicot, co-auteur INRA de cette publication internationale conduite par l’Université de Newcastle.

Outre ces bénéfices, il est également indéniable que les agriculteurs pratiquant l’agriculture biologique ne sont pas exposés à des substances probablement cancérogènes telles que le glyphosate.

Les impacts environnementaux de l’agriculture conventionnelle sont catastrophiques pour la qualité de l’eau et de la vie dans les sols. Donc mangeons des fruits et légumes frais, redécouvrons le plaisir de cuisiner même sommairement et privilégions le bio.

Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil. 

Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté pour cette délibération. 

Délibération n°30 (2018-0155) : Signature d’une convention dans le cadre de l’éducation alimentaire et des animations nutritionnelles en partenariat avec l’Association Miam (MJ)

Nous avons regardé attentivement le site internet de cette association. Il s’agit d’une association de diététiciennes qui font la promotion de la consommation de fruits et légumes au quotidien. Nous pensons que sur Poitiers, il y a certainement des personnes ressources dans ce domaine pour animer des ateliers avec lesquelles nous pourrions nouer des relations durables sans passer par une association nationale.

Les élu-e-s Osons Poitiers se sont abstenu-e-s sur cette délibération.

Délibération n°31 (2018-0150) : Politique nutritionnelle de la Ville de Poitiers : une démarche volontariste pour orienter les approvisionnements de la collectivité vers des producteurs locaux et certifiés (MJ)

A première vue, cette délibération va dans le bon sens et suit l’objectif de la loi Agriculture Alimentation qui prévoit 50% de bio (issus de l’agriculture biologique ou tenant compte de la préservation de l’environnement) dans les cantines au plus tard en 2022. A souligner que cet objectif était déjà intégré dans le Grenelle de l’Environnement de 2007 et que rien n’avait avancé.

Mais que cache ce vocabulaire cité dans la délibération : « denrées durables ». A la commission, vous nous avez répondu que ces produits dépendaient du bilan carbone des produits locaux. ATTENTION : manger local n’est pas synonyme de manger bio. Un produit local peut être produit avec autant de pesticides chimiques de synthèse qu’un même produit qui viendrait de plus loin. Pour nous, les mots « politique nutritionnelle » devraient prendre en compte la totalité des indicateurs, par exemple le nombre de traitement de produits phytosanitaires sur les fruits et légumes transportés, les contenants en plastique contenant des perturbateurs endocriniens… Il serait plus honnête de dire comme vous nous l’avez indiqué en réponse à notre demande qu’en 2019, la part de bio dans les crèches sera de 20%, puis 30% en 2020, de 24% pour les scolaires, de 7% pour les seniors et restaurants administratifs.

Une autre question se pose sur les surcoûts occasionnés. D’une part, l’augmentation du coût ne concerne que les matières premières c’est à dire 20 à 30% du coût du repas. Ensuite, la conversion de l’alimentation au bio remet en cause la façon dont nous mangeons et nous pouvons faire des économies en introduisant des repas moins carnés, voire 100% végétaux et en favorisant les fruits et légumes de saison. Et bien sûr lutter contre le gaspillage alimentaire. 

Les élu-e-s Osons Poitiers se sont abstenu-e-s sur cette délibération.

Conseil municipal du 18 juin 2018https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2018/06/conseil-municipal-du-18-juin-2018-1024x768.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2018/06/conseil-municipal-du-18-juin-2018-150x150.jpg SecretariatOzons Conseil municipal,,
Restauration scolaire & collective, alimentation Délibération n°23 (2018-0100) : Détermination des tarifs pour les enfants fréquentant la restauration scolaire et l'accueil périscolaire (MJ) Nous ne comprenons pas l'augmentation de 1,5 % des tarifs de restauration scolaire, l'inflation étant égale à 1%. En anticipant la délibération suivante, nous pourrions nous poser...
</em></p> <h1 style="text-align: justify;"><a name="_Toc518048681"></a>Restauration scolaire & collective, alimentation</h1> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2018/06/Délibération-n°23.pdf" target="_blank" rel="noopener">Délibération n°23 (2018-0100) : Détermination des tarifs pour les enfants fréquentant la restauration scolaire et l'accueil périscolaire (MJ) </a></strong></p> <p style="text-align: justify;">Nous ne comprenons pas l'augmentation de 1,5 % des tarifs de restauration scolaire, l'inflation étant égale à 1%. En anticipant la délibération suivante, nous pourrions nous poser la question de la gratuité de la cantine pour les familles dont le revenu fiscal de référence est inférieur ou égal à 7 800€ annuels par part, ce qui correspond au seuil de pauvreté. Nous savons que la tranche T1 regroupe 2 050 enfants sur 6 260. Outre les bénéfices nutritionnels et les apports autour de la vie collective, des parents interrogés sur cette gratuité disent que l'argent économisé permettrait  d'inscrire les enfants à d'autres loisirs. Et par la même occasion, cela permettrait sûrement d’éviter une perte de temps administrative liée aux remises de dettes votées lors de quasi chaque conseil (conseils des 5/12/2016, 13/02/2017, 10/04/2017, 25/09/2017) … On sait que derrière cela, ce sont aussi des agents qui doivent rédiger des courriers, relancer pour non-paiement, recevoir les familles, étudier et constituer les dossiers de demande de remise de dettes, etc, ce temps-là serait bien plus utile ailleurs.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.</em><strong> </strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2018/06/Délibération-n°29.pdf" target="_blank" rel="noopener">Délibération n°29 (2018-0157) : Signature d'une convention dans le cadre de la fête des fruits et légumes frais avec Interfel (CF)</a> </strong></p> <p style="text-align: justify;">Nous sommes convaincus que la consommation de fruits et de légumes frais est indispensable pour préserver son capital santé. Mais le message sur le bio devrait être associé à cette préconisation : manger des légumes et des fruits frais, c’est bien. « Bio » c’est mieux.</p> <p style="text-align: justify;">Les études menées sur les différences de qualité nutritionnelles entre les produits issus de l’agriculture conventionnelle et ceux issus de l’agriculture biologique s’accordent sur un minima. Des différences marquantes, considérées comme nutritionnellement bénéfiques, avec plus de polyphénols, moins de métaux lourds et de résidus de pesticides dans les productions « bio » : tels sont les résultats d’une revue bibliographique internationale, à laquelle a collaboré l’INRA, qui a comparé la composition des produits végétaux issus de l’AB avec ceux de l’agriculture conventionnelle. Résultat sans appel pour les apports en antioxydants : <strong>les produits issus de l’agriculture biologique contiendrait en moyenne 60% d’antioxydants en plus que l’alimentation conventionnelle</strong>, en particulier dans les fruits. <strong>En moyenne, les teneurs en résidus de pesticides seraient 4 fois moins importantes dans les produits bios. Les teneurs en plomb apparaissent elles équivalentes entre les deux modes de culture.</strong> Les différences les plus marquantes concernent les concentrations de divers antioxydants nettement plus élevées dans les produits bios, de 19 % à 68 % pour certains polyphénols et flavonoïdes. De plus, les concentrations de cadmium, les teneurs en azote (nitrates et nitrites), la fréquence de détection de résidus de pesticides sont inférieures en agriculture biologique. Les méthodes de production bio conduisent à des niveaux accrus de composés potentiellement bénéfiques pour la santé et réduisent les composés indésirables. « C'est la première méta-analyse qui permet de tirer des conclusions aussi marquées et statistiquement validées, » rapporte Philippe Nicot, co-auteur INRA de cette publication internationale conduite par l’Université de Newcastle.</p> <p style="text-align: justify;">Outre ces bénéfices, il est également indéniable que les agriculteurs pratiquant l’agriculture biologique ne sont pas exposés à des substances probablement cancérogènes telles que le glyphosate.</p> <p style="text-align: justify;">Les impacts environnementaux de l’agriculture conventionnelle sont catastrophiques pour la qualité de l’eau et de la vie dans les sols. Donc mangeons des fruits et légumes frais, redécouvrons le plaisir de cuisiner même sommairement et privilégions le bio.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Cette intervention a fait l’objet d’ajouts lors du conseil.</em><strong> </strong></p> <p style="text-align: justify;"><em>Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté pour cette délibération.</em><strong> </strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2018/06/Délibération-n°30.pdf" target="_blank" rel="noopener">Délibération n°30 (2018-0155) : Signature d'une convention dans le cadre de l'éducation alimentaire et des animations nutritionnelles en partenariat avec l'Association Miam (MJ) </a></strong></p> <p style="text-align: justify;">Nous avons regardé attentivement le site internet de cette association. Il s'agit d'une association de diététiciennes qui font la promotion de la consommation de fruits et légumes au quotidien. Nous pensons que sur Poitiers, il y a certainement des personnes ressources dans ce domaine pour animer des ateliers avec lesquelles nous pourrions nouer des relations durables sans passer par une association nationale.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Les élu-e-s Osons Poitiers se sont abstenu-e-s sur cette délibération.</em></p> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2018/06/Délibération-n°31.pdf" target="_blank" rel="noopener">Délibération n°31 (2018-0150) : Politique nutritionnelle de la Ville de Poitiers : une démarche volontariste pour orienter les approvisionnements de la collectivité vers des producteurs locaux et certifiés (MJ)</a></strong></p> <p style="text-align: justify;">A première vue, cette délibération va dans le bon sens et suit l'objectif de la loi Agriculture Alimentation qui prévoit 50% de bio (issus de l'agriculture biologique ou tenant compte de la préservation de l’environnement) dans les cantines au plus tard en 2022. A souligner que cet objectif était déjà intégré dans le Grenelle de l'Environnement de 2007 et que rien n'avait avancé.</p> <p style="text-align: justify;">Mais que cache ce vocabulaire cité dans la délibération : « denrées durables ». A la commission, vous nous avez répondu que ces produits dépendaient du bilan carbone des produits locaux. ATTENTION : manger local n'est pas synonyme de manger bio. Un produit local peut être produit avec autant de pesticides chimiques de synthèse qu'un même produit qui viendrait de plus loin. Pour nous, les mots « politique nutritionnelle » devraient prendre en compte la totalité des indicateurs, par exemple le nombre de traitement de produits phytosanitaires sur les fruits et légumes transportés, les contenants en plastique contenant des perturbateurs endocriniens... Il serait plus honnête de dire comme vous nous l'avez indiqué en réponse à notre demande qu'en 2019, la part de bio dans les crèches sera de 20%, puis 30% en 2020, de 24% pour les scolaires, de 7% pour les seniors et restaurants administratifs.</p> <p style="text-align: justify;">Une autre question se pose sur les surcoûts occasionnés. D'une part, l'augmentation du coût ne concerne que les matières premières c'est à dire 20 à 30% du coût du repas. Ensuite, la conversion de l'alimentation au bio remet en cause la façon dont nous mangeons et nous pouvons faire des économies en introduisant des repas moins carnés, voire 100% végétaux et en favorisant les fruits et légumes de saison. Et bien sûr lutter contre le gaspillage alimentaire.<strong> </strong></p> <p style="text-align: justify;"><em>Les élu-e-s Osons Poitiers se sont abstenu-e-s sur cette délibération.</em>