Compteurs communicants

Compteurs communicants

Délibération n°75 (2016-0083) : Compteurs communicants – P.J. : Convention

Les opposants aux compteurs communicants sont accusés de passéisme, ou de renâclant  devant le progrès. Une vingtaine de communes  sont entrées dans la démarche de ceux que l’on appelle les « contreurs intelligents » et qui, se rappelant que les communes sont propriétaires des compteurs Linky opposent un refus au niveau communal. Et pour les compteurs Gazpar, elles refusent l’accord à GrDF d’installer, sur un ou des bâtiments hauts (église ou autre), un ou des « répartiteurs » : des antennes à même de recevoir les informations des compteurs Gazpar. L’Allemagne, elle-même, s’opposant en cela à la directive européenne de 2009, renonce à la généralisation de ce type de compteur et reprend les conclusions d’une étude du cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young), mandatée par le gouvernement fin 2013, qui stipule que l’adoption massive de nouveaux compteurs n’est pas dans l’intérêt du consommateur allemand. Les associations de défense des consommateurs s’interrogent elles aussi sur les économies d’énergie potentielles pour les abonnés.

Cet argument de non intérêt pour le consommateur se double d’un intérêt sanitaire. Une particularité du compteur Gazpar est que, contrairement au compteur d’électricité Linky, il n’expédie pas ses informations par fils mais directement par ondes. S’ils sont installés, les compteurs communicants émettront ondes et rayonnements présentés comme anodins, ce qui est fortement contesté par diverses associations comme Robin des Toits, PRIARTEM, le CRIIREM. Qui plus est, pour exploiter les fonctions des compteurs communicants Linky, ErDF injecte des signaux dans le circuit électrique des habitations, par la technologie CPL (Courant porteur en ligne). Or, les câbles des habitations n’ont pas été prévus pour cela, ils ne sont pas blindés, et de fait le CPL génère des rayonnements nocifs pour la santé des habitants et particulièrement celle des enfants car ils sont plus vulnérables face aux risques causés par ces technologies.

Il est souligné également que :

  • depuis le 9 février 2015, la loi n° 2015-136 dite « Abeille » interdit le Wi-Fi dans les crèches et le limite dans les écoles ;
  • depuis le 31 mai 2011, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe « cancérogènes possibles » (Groupe 2B) les rayonnements issus de la téléphonie mobile, du Wi-Fi, du CPL.

En outre, les compteurs communicants, s’ils sont installés, permettront aux opérateurs de recueillir d’innombrables données sur notre vie privée, utilisables à des fins commerciales mais aussi de surveillance et de remise en cause des libertés publiques. Enfin sur l’argument de la régulation de l’énergie : l’installation massive de compteurs communicants est prétendue indispensable pour le développement des énergies renouvelables en France, mais l’installation généralisée de tels compteurs a été abandonnée par l’Allemagne en février 2015, alors que ce pays développe beaucoup plus massivement les énergies renouvelables. Les allemands ont décidés de ne mettre en place ces compteurs que sur les gros consommateurs d’énergie et non dans les ménages.

Nous voterons contre cette délibération.

Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Conseil municipal du 4 avril 2016 – Budgethttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/04/P_20160404_182752-1024x576.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/04/P_20160404_182752-150x150.jpg SecretariatOzons ActualitésConseil municipalInterventions
Compteurs communicants Délibération n°75 (2016-0083) : Compteurs communicants - P.J. : Convention Les opposants aux compteurs communicants sont accusés de passéisme, ou de renâclant  devant le progrès. Une vingtaine de communes  sont entrées dans la démarche de ceux que l’on appelle les « contreurs intelligents » et qui, se rappelant que les communes...
</em> <h1><a name="_Toc448244128"></a>Compteurs communicants</h1> <strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2016/04/Délibération-75.pdf">Délibération n°75 (2016-0083) : Compteurs communicants - P.J. : Convention</a></strong> <p style="text-align: justify;">Les opposants aux compteurs communicants sont accusés de passéisme, ou de renâclant  devant le progrès. Une vingtaine de communes  sont entrées dans la démarche de ceux que l’on appelle les « contreurs intelligents » et qui, se rappelant que les communes sont propriétaires des compteurs Linky opposent un refus au niveau communal. Et pour les compteurs Gazpar, elles refusent l'accord à GrDF d'installer, sur un ou des bâtiments hauts (église ou autre), un ou des "répartiteurs" : des antennes à même de recevoir les informations des compteurs Gazpar. L’Allemagne, elle-même, s’opposant en cela à la directive européenne de 2009, renonce à la généralisation de ce type de compteur et reprend les conclusions d’une étude du cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young), mandatée par le gouvernement fin 2013, qui stipule que l’adoption massive de nouveaux compteurs n’est pas dans l’intérêt du consommateur allemand. Les associations de défense des consommateurs s’interrogent elles aussi sur les économies d’énergie potentielles pour les abonnés.<em> </em></p> <p style="text-align: justify;">Cet argument de non intérêt pour le consommateur se double d’un intérêt sanitaire. Une particularité du compteur Gazpar est que, contrairement au compteur d'électricité Linky, il n'expédie pas ses informations par fils mais directement par ondes. S’ils sont installés, les compteurs communicants émettront ondes et rayonnements présentés comme anodins, ce qui est fortement contesté par diverses associations comme Robin des Toits, PRIARTEM, le CRIIREM. Qui plus est, pour exploiter les fonctions des compteurs communicants Linky, ErDF injecte des signaux dans le circuit électrique des habitations, par la technologie CPL (Courant porteur en ligne). Or, les câbles des habitations n'ont pas été prévus pour cela, ils ne sont pas blindés, et de fait le CPL génère des rayonnements nocifs pour la santé des habitants et particulièrement celle des enfants car ils sont plus vulnérables face aux risques causés par ces technologies.</p> <p style="text-align: justify;">Il est souligné également que :</p> <ul style="text-align: justify;"> <li>depuis le 9 février 2015, la loi n° 2015-136 dite "Abeille" interdit le Wi-Fi dans les crèches et le limite dans les écoles ;</li> <li>depuis le 31 mai 2011, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) classe "cancérogènes possibles" (Groupe 2B) les rayonnements issus de la téléphonie mobile, du Wi-Fi, du CPL.</li> </ul> <p style="text-align: justify;">En outre, les compteurs communicants, s'ils sont installés, permettront aux opérateurs de recueillir d'innombrables données sur notre vie privée, utilisables à des fins commerciales mais aussi de surveillance et de remise en cause des libertés publiques. Enfin sur l'argument de la régulation de l'énergie : l'installation massive de compteurs communicants est prétendue indispensable pour le développement des énergies renouvelables en France, mais l'installation généralisée de tels compteurs a été abandonnée par l'Allemagne en février 2015, alors que ce pays développe beaucoup plus massivement les énergies renouvelables. Les allemands ont décidés de ne mettre en place ces compteurs que sur les gros consommateurs d'énergie et non dans les ménages.</p> <p style="text-align: justify;">Nous voterons contre cette délibération.</p> <em>Les élu-e-s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.