Partenariat public-privé

Partenariat public-privé

Délibération n°3 (2017-0190) : Conventions de partenariat Poitiers l’été 2017 (Convention EDF DALKIA, Convention ÉNERGIE VIENNE).

Sur cette délibération, nous nous abstiendrons. Nous préférerions des concerts tous les soirs réalisés par des artistes locaux plutôt que des affiches coûteuses qui nécessitent d’avoir recours au mécénat des entreprises d’électricité. Ces entreprises feraient mieux de consacrer cet argent à réaliser des provisions pour faire face au démantèlement des centrales nucléaires plutôt qu’à financer une bonne image auprès du public qui les associe ainsi à des moments de détente.

Les élu(e)s Osons Poitiers se sont abstenu(e)s sur cette délibération.

Délibération n°63 (2017-0202) : Éclairage public : Marché de partenariat de performance énergétique.

P_20170619_184709Nous ne pouvons évidemment pas voter cette délibération et nous nous étonnons que le principe de partenariat public-privé (PPP) fasse autant consensus sur les bancs de la majorité. Surtout que 13 ans après leur création, nous avons désormais suffisamment de recul pour en percevoir les effets négatifs, les CRC comme le sénat ayant cherché à dresser les bilans sur le long terme. Que nous dit-on une fois encore pour justifier celui-ci ? Que nous n’avons pas les moyens de payer l’investissement, Patrick vient de le dire, qu’il y a urgence à réaliser pour passer à la basse tension et que notre équipement actuel doit être remplacé sans tarder. Nous ne pouvons évidemment qu’approuver l’objectif (et nous nous étonnons d’ailleurs que cette fois cette délibération ne soit pas estampillée Agenda 21). Mais nous rappelons en même temps ce reproche essentiel du rapport de la commission des lois du Sénat du 16 juillet 2014, alertant sur le fait que « le paiement différé est une facilité pour la personne publique qui peut la conduire à surestimer ses capacités d’investissement. » En d’autres termes, investir, c’est choisir des priorités : quand on nomme une urgence ici, il faut se donner les moyens d’investir et savoir renoncer à des projets plus brillants sinon moins pertinents. Le PPP s’avère souvent une roue de secours plus dispendieuse qu’il n’y paraît : on finance sur 15 ans mais sans le retour sur investissement qui va avec : les économies générées vont au privé et pas à nous. Enfin, ce choix n’est pas neutre non plus sur le fonctionnement : rappelons cet autre reproche du rapport du sénat : il y a risque de « rigidifier la dépense publique », en imposant des loyers sur la durée, provoquant « un effet d’éviction sur les autres dépenses de fonctionnement. » Et je ne parle pas de l’évidence, sur laquelle nous nous exprimons souvent, c’est-à-dire de la perte en termes de maîtrise…

Enfin, nous voudrions aussi souligner le fait qu’il est très difficile d’apprécier véritablement les conséquences de ce PPP sur les dépenses publiques à long terme. Nous avions demandé l’avis sur la soutenabilité budgétaire (avis favorable lisons-nous du 21 juin 2016) qui nous a été envoyé tout à l’heure et que nous n’avons donc pas eu le temps de lire. Nous l’étudierons pour savoir si l’on peut juger s’il y a erreur ou non d’analyse. Nous sommes quand même aussi de notre côté surpris d’entendre que réalisé en interne, cela nous aurait coûté 10 millions et que réalisé par ce contrat, ce n’est que 6 millions et quelques. De manière générale, nous trouvons que les données chiffrées préalables à la décision sont insuffisantes pour donner un blanc-seing, nous voterons contre.

Les élu(e)s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.

Conseil municipal du 19 juin 2017https://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/06/conseil-municipal-du-19-juin-2017-2.jpghttps://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/06/conseil-municipal-du-19-juin-2017-2.jpg SecretariatOzons Conseil municipal
Partenariat public-privé Délibération n°3 (2017-0190) : Conventions de partenariat Poitiers l'été 2017 (Convention EDF DALKIA, Convention ÉNERGIE VIENNE). Sur cette délibération, nous nous abstiendrons. Nous préférerions des concerts tous les soirs réalisés par des artistes locaux plutôt que des affiches coûteuses qui nécessitent d’avoir recours au mécénat des entreprises d’électricité. Ces...
</em> <h1><a name="_Toc486435777"></a>Partenariat public-privé</h1> <strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/06/Délibération-n°3.pdf" target="_blank" rel="noopener">Délibération n°3 (2017-0190) : Conventions de partenariat Poitiers l'été 2017 (Convention EDF DALKIA, Convention ÉNERGIE VIENNE).</a></strong> <p style="text-align: justify;">Sur cette délibération, nous nous abstiendrons. Nous préférerions des concerts tous les soirs réalisés par des artistes locaux plutôt que des affiches coûteuses qui nécessitent d’avoir recours au mécénat des entreprises d’électricité. Ces entreprises feraient mieux de consacrer cet argent à réaliser des provisions pour faire face au démantèlement des centrales nucléaires plutôt qu’à financer une bonne image auprès du public qui les associe ainsi à des moments de détente.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Les élu(e)s Osons Poitiers se sont abstenu(e)s sur cette délibération.</em></p> <p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/06/Délibération-n°63.pdf" target="_blank" rel="noopener">Délibération n°63 (2017-0202) : Éclairage public : Marché de partenariat de performance énergétique.</a> </strong></p> <p style="text-align: justify;"><img class="wp-image-29259 alignleft" src="http://osonspoitiers.fr/wp-content/uploads/2017/06/P_20170619_184709.jpg" alt="P_20170619_184709" width="261" height="196" />Nous ne pouvons évidemment pas voter cette délibération et nous nous étonnons que le principe de partenariat public-privé (PPP) fasse autant consensus sur les bancs de la majorité. Surtout que 13 ans après leur création, nous avons désormais suffisamment de recul pour en percevoir les effets négatifs, les CRC comme le sénat ayant cherché à dresser les bilans sur le long terme. Que nous dit-on une fois encore pour justifier celui-ci ? Que nous n’avons pas les moyens de payer l’investissement, Patrick vient de le dire, qu’il y a urgence à réaliser pour passer à la basse tension et que notre équipement actuel doit être remplacé sans tarder. Nous ne pouvons évidemment qu’approuver l’objectif (et nous nous étonnons d’ailleurs que cette fois cette délibération ne soit pas estampillée Agenda 21). Mais nous rappelons en même temps ce reproche essentiel du rapport de la commission des lois du Sénat du 16 juillet 2014, alertant sur le fait que « le paiement différé est une facilité pour la personne publique qui peut la conduire à surestimer ses capacités d'investissement. » En d’autres termes, investir, c’est choisir des priorités : quand on nomme une urgence ici, il faut se donner les moyens d’investir et savoir renoncer à des projets plus brillants sinon moins pertinents. Le PPP s’avère souvent une roue de secours plus dispendieuse qu’il n’y paraît : on finance sur 15 ans mais sans le retour sur investissement qui va avec : les économies générées vont au privé et pas à nous. Enfin, ce choix n’est pas neutre non plus sur le fonctionnement : rappelons cet autre reproche du rapport du sénat : il y a risque de « rigidifier la dépense publique », en imposant des loyers sur la durée, provoquant « un effet d'éviction sur les autres dépenses de fonctionnement. » Et je ne parle pas de l’évidence, sur laquelle nous nous exprimons souvent, c’est-à-dire de la perte en termes de maîtrise…</p> <p style="text-align: justify;">Enfin, nous voudrions aussi souligner le fait qu’il est très difficile d’apprécier véritablement les conséquences de ce PPP sur les dépenses publiques à long terme. Nous avions demandé l’avis sur la soutenabilité budgétaire (avis favorable lisons-nous du 21 juin 2016) qui nous a été envoyé tout à l’heure et que nous n’avons donc pas eu le temps de lire. Nous l’étudierons pour savoir si l’on peut juger s’il y a erreur ou non d’analyse. Nous sommes quand même aussi de notre côté surpris d’entendre que réalisé en interne, cela nous aurait coûté 10 millions et que réalisé par ce contrat, ce n’est que 6 millions et quelques. De manière générale, nous trouvons que les données chiffrées préalables à la décision sont insuffisantes pour donner un blanc-seing, nous voterons contre.</p> <em>Les élu(e)s Osons Poitiers ont voté contre cette délibération.